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En toute logique, il vaut mieux bien terminer la saison

Pavel Datsyuk soulève la coupe Stanley... (Photo: AP)

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Pavel Datsyuk soulève la coupe Stanley

Photo: AP

(New York) Les joueurs du Canadien ont souvent répété, au cours des derniers jours, qu'il était important pour eux de bien terminer la saison. La croyance populaire veut qu'une équipe sur une lancée en fin de saison régulière soit toujours plus apte à faire des dommages en séries. Au-delà du cliché, est-ce vraiment le cas?

Une étude des trois saisons depuis le lock-out démontre que les performances d'une équipe dans les 10 derniers matchs de la saison ont un impact direct sur le premier tour des séries éliminatoires.

 

Dans les trois dernières campagnes, 13 équipes ont atteint les séries après avoir montré une fiche déficitaire lors des 10 derniers matchs du calendrier. De ces 13 formations, seulement cinq (ou 38%) ont accédé au deuxième tour, et il n'y en a que deux qui se sont rendues jusqu'en demi-finale.

Dans le hockey d'aujourd'hui, rappelons-le, jouer pour une moyenne de .500 équivaut en réalité à une fiche perdante. Compte tenu des points recueillis en prolongation et en tirs de barrage, une équipe doit plutôt jouer approximativement pour .575 si elle veut participer aux séries.

Regardons donc le comportement des équipes en fin de calendrier selon leur taux de succès.

Depuis trois ans, les équipes éliminées dès la première ronde ont un taux de succès de .633 dans les 10 derniers matchs de la saison régulière.

Mais le taux de succès de toutes les équipes ayant accédé au deuxième tour bondit à .669.

Il s'agit là d'un écart significatif!

Le même phénomène s'observe si l'on ne tient compte que des cinq derniers matchs d'une saison.

La moyenne dans les cinq derniers matchs est de .613 pour les équipes qui ont été éliminées en première ronde et de .683 pour celles qui ont atteint le deuxième tour.

Il faut gagner... mais pas trop!

Cela dit, l'impact d'une bonne fin de saison ne dépasse pas la première ronde. Car le taux de succès dans les 10 derniers matchs réguliers est le même pour les équipes éliminées au premier tour (.633) que pour celles qui ont atteint les demi-finales.

Et il est à peine supérieur (.640) pour les équipes qui ont accédé à la finale de la Coupe Stanley.

On aurait donc tort de penser que plus une équipe accumule les victoires en fin d'année, plus loin cela va les propulser.

Par exemple, depuis le lock-out, les équipes qui ont remporté sept victoires à leurs 10 derniers matchs ont joué en moyenne 2,2 rondes, alors que celles qui en ont gagné huit n'ont disputé en moyenne qu'une ronde et demie!

Donc, pas besoin d'être «tout feu tout flamme», pour reprendre l'expression de Maxim Lapierre, pour faire un bout de chemin en séries.

Même si on remonte aux saisons précédant le lock-out, on se rend compte que quatre des cinq derniers gagnants de la Coupe Stanley n'ont enregistré que cinq victoires à leurs 10 derniers matchs. Seuls les Red Wings de Detroit avaient connu une meilleure fin de parcours (sept victoires en 10).

Si on veut circonscrire la fin de saison à cinq matchs, les mêmes tendances reviennent.

Les équipes qui ont gagné trois de leurs cinq derniers matchs ont joué en moyenne 2,38 rondes, alors que celles qui ont gagné quatre des cinq derniers ont été limitées à 1,45 ronde.

Mais il ne faut pas abuser: parmi les 12 équipes ayant occupé le carré d'as depuis le lock-out, seulement deux ont affiché un dossier négatif dans les 10 derniers matchs de la saison.

Un élément difficile à mesurer

Il ne reste que deux matchs à disputer au Canadien : contre les Bruins, à Boston, demain, et contre les Penguins de Pittsburgh, au Centre Bell, samedi. Le Tricolore affiche un dossier de 5-2-1 à ses huit dernières rencontres.

Les blessures à Andrei Markov et Mathieu Schneider sont susceptibles de ralentir l'élan du Canadien dans la dernière ligne droite et même - à la limite - mettre en péril sa place en séries éliminatoires.

Certes, les statistiques suggèrent qu'une bonne fin de saison peut l'aider en première ronde. Mais il y a une chose que les statistiques ne disent pas : c'est que terminer la saison en force en l'absence de ses deux meilleurs défenseurs offensifs serait pour le Canadien un encouragement énorme... et bien difficile à quantifier!

 

MOYENNE DANS LES 10 DERNIERS MATCHS DE LA SAISON RÉGULIÈRE

(Depuis le lock-out)

Champions : .640

Demi-finalistes : .633

Quart-de-finalistes : .669

Éliminés en première ronde : .633

NOMBRE DE RONDES JOUÉES SELON LES VICTOIRES DANS LES 10 DERNIERS MATCHS

10 victoires :

2 (1 équipe)

9 victoires :

1 ronde (1 équipe)

8 victoires :

1,5 ronde (4 équipes)

7 victoires :

2,2 rondes (10 équipes)

6 victoires :

1,7 ronde (13 équipes)

5 victoires :

2,2 rondes (11 équipes)

4 victoires :

1,2 ronde (5 équipes)

3 victoires :

2 rondes (3 équipes)

2 victoires :

2 rondes (1 équipe)

 




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