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Michel Blanchard: R.I.P. le CH...

Michel Blanchard... (Photo: La Presse)

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Michel Blanchard

Photo: La Presse

Les Rangers, ce soir à New York, les Bruins, jeudi à Boston et les Penguins pour clore le calendrier régulier, samedi, au Centre Bell, disons que si les chances du Canadien de mériter une place en séries sont moins bonnes qu'elles l'étaient avant sa défaite de 3-2 encaissée hier face aux Sénateurs, il est maintenant clair que la présence du Tricolore à la grande valse du printemps, si elle se fait, sera de très courte durée.

R.I.P. le CH, et R.I.P. pas à peu près à part ça...Ainsi va la vie quand une équipe comme le Canadien perd son meilleur défenseur, son meilleur joueur et son meilleur marqueur en Markov.

En plus de devoir se priver de Mathieu Schneider, son général en avantage numérique, celui qui, depuis son arrivée avec le Canadien, jumelé au jeu brillant des Koivu-Kovalev-Tanguay, a fait passer le taux de réussite du jeu de puissance du Canadien de 15,9 p.cent à 29,03 p.cent.

Ainsi va la vie aussi quand une équipe comme le Canadien qui s'est amusée à gaspiller des points tout au cours de la saison, tantôt par nonchalance, tantôt par pur désintéressement -rappelez-vous le désastreux voyage du Canadien dans l'Ouest peu avant le congédiement de Carbo -ainsi va la vie donc quand une équipe comme le Canadien, au pire moment de l'année, est frappée de plein fouet par des blessures subies à des joueurs clefs.

Juste retour des choses, diront certains ?

Juste retour des choses très certainement puisque les derniers soubresauts du Canadien, avant sa défaite d'hier soir, trois victoires à leurs trois derniers matches, vous avaient fait oublier à quel point cette équipe a passé une bonne partie de la saison à se poigner le beigne et mérite, d'une certaine façon, tous les malheurs qui lui tombent présentement dessus.

On va se dire les vraies choses, cette place en séries si chère au Canadien en cette année du centenaire elle aurait dû être acquise il y a bien longtemps de cela. Car si les Koivu et Kovalev avaient exercé leur leadership, joué l'année durant à la mesure de leur talent, on n'en serait présentement pas là.

En résumé, le Canadien se retrouve présentement dans de sales draps et il n'a que lui à blâmer.

D'autant plus qu'hier Bob Gainey n'a pas connu un grand match.

Il s'est obstiné à utiliser le trio de Plekanec contre celui de Spezza privant ainsi Kovi, Koivu et Tanguay, le trio de l'heure dans la Ligue nationale, de son temps de jeu régulier.

De plus, en première période, en avantage numérique de deux hommes durant 31 secondes, Gainey a envoyé Georges Laraque dans la mêlée, au lieu de Latendresse ou Lapierre mettons, eux qui à l'attaque au cours des derniers matchs avaient littéralement explosé.

«Celle-là, je ne la comprends pas», a admis Jacques Demers dans sa candeur habituelle.

Gainey, hier, m'a fait penser à Gene Mauch, le tout premier entraîneur des Expos, à qui l'on reprochait parfois de diriger son équipe comme s'il avait toujours des choses à prouver...

Au lieu du défenseur Doug Janik, rappelé de Hamilton et acquis des Stars en retour de Steve Bégin, pourquoi ne pas avoir fait appel à Mathieu Dandenault, un défenseur d'expérience, en remplacement de Schneider ?

Trop compliqué ?

Ou, si Janik était un incontournable, pourquoi pas Dandenault en lieu et place de Ryan O'Byrne, un défenseur à la confiance super fragile qui avait raté les six derniers matches des siens et qui n'avait participé qu'à une seule des dix dernières rencontres du Canadien ?

O'Byrne n'a été employé que durant 10:37 minutes, hier, obligeant Gainey à donner aux Josh Gorges (25:46), Roman Hamrlik (25:14) et Mike Komisarek (26:21) un surplus de travail pour lequel ils ne sont pas préparés et qui les a tous très mal servis.

Et comment expliquer le fait que Glen Metropolit (10 :35) ait été plus utilisé que Guillaume Latendresse (10 :22), un des meilleurs attaquants du Canadien ces derniers temps ?

Allô !

*****

Benoît Brunet en a poussé une très bonne, hier, lorsqu'il a dit que les Sénateurs, déjà sortis des séries, l'avaient plus facile que le Canadien puisque ce dernier, en toute logique, ne pouvait pas se permettre d'échapper ce match.

Ah oui ?

On va voir si les Bruins, les Rangers et les Penguins, les trois derniers adversaires du Canadien, vont offrir, parce que plus nerveux, une moins bonne performance que celle offerte par les Sénateurs, hier, puisque ces trois équipes, comme le Canadien, bataillent elles aussi pour une meilleure place au classement général.

Me suivez-vous ?

Cela dit, par amour pour les dizaines de milliers de partisans indéfectibles du Canadien, j'espère de tout coeur que le Canadien ratera les séries.

Pourquoi ?

Parce que si le Canadien accède aux séries, on aura trop tendance à oublier la saison de misère que plusieurs ont encore connue. À preuve, depuis que Koivu, Kovalev et Tanguay ont été réunis, ce trio a connu d'éclatants succès et soudainement, dans l'euphorie du moment, tout le monde s'est mis à surfer là-dessus, oubliant le plus important, oubliant à quel point nos deux pommes pourries ont toutes les deux été à l'origine de la saison de misère qu'a connue le Canadien, et, pire encore, été à l'origine du congédiement de Carbo.

R.I.P. le Canadien et ça presse.

Comme ça, on est sûr que le grand nettoyage tant souhaité au sein de vos Glorieux aura enfin bel et bien lieu.

C'est triste à dire, mais c'est comme ça.

Allez, courage mes amis, courage, si le calvaire du Canadien ne fait que commencer il sera, ne vous en faites pas, fort heureusement de très courte durée...




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