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Louis Leblanc rêve au Canadien

Louis Leblanc (à gauche), qui jouera à Harvard... (Photo: PC)

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Louis Leblanc (à gauche), qui jouera à Harvard l'an prochain, n'est pas un centre costaud comme Ryan Getzlaf, Anze Kopitar ou Jeff Carter, mais il représente un choix plutôt sûr; il a un bon potentiel offensif, beaucoup de vitesse, il est intelligent et, surtout, est un travailleur acharné.

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Louis Leblanc espère devenir le premier Québécois en 10 ans à être repêché en première ronde par le Canadien, cet été, à Montréal.

«Si on me demandait de choisir, c'est sûr que l'équipe idéale serait le Canadien, répond-il sans hésiter. On ne sait jamais ce qui peut arriver, mais ça serait vraiment le fun. Il y a beaucoup de passion pour cette équipe mais ça fait partie du jeu et ça reste du hockey.»

 

Le Tricolore établit toujours ses listes d'espoirs avec objectivité, de façon à ne pas faire des choix trop émotifs, mais il pourrait y avoir un mariage intéressant entre Leblanc et le Canadien... si le jeune homme n'est pas repêché par un autre club.

Leblanc constituera un choix de première ronde selon une vaste majorité d'observateurs, probablement entre le 10e et le 20e rang. Le Tricolore devrait repêcher entre le 12e et le 20e rang.

Le jeune homme de Kirkland, qui jouera à Harvard l'an prochain, n'est pas un centre costaud comme Ryan Getzlaf, Anze Kopitar ou Jeff Carter, mais il représente un choix plutôt sûr; il a un bon potentiel offensif, beaucoup de vitesse, il est intelligent et, surtout, est un travailleur acharné.

Plus productif que Gagner

À sa première année avec les Lancers d'Omaha, dans l'USHL, ce circuit junior américain qui mène à la NCAA, Leblanc a amassé 59 points, dont 28 buts, en 58 matchs, au premier rang des compteurs de son équipe, au neuvième dans la ligue.

«Louis a dépassé les attentes, et elles étaient élevées dans son cas, confie son entraîneur, Bliss Littler, au bout du fil. Amasser un point par match pour une recrue de cet âge dans notre ligue relève de l'exploit. À titre de comparaison, Sam Gagner, des Oilers, n'a pas réussi à le faire lorsqu'il a joué à Sioux City (46 points en 56 matchs). C'est une ligue où il n'est pas facile d'amasser des points parce qu'il y a un bel équilibre entre les quatre trios de chaque club.»

De nombreuses équipes de la LNH s'intéressent à Leblanc, selon Littler. «Je reçois beaucoup d'appels à son sujet. Toutes les équipes nous ont parlé. Il y a entre huit et 10 recruteurs à chacun de nos matchs, mais depuis un mois, il peut parfois y en avoir jusqu'à 26. Nous avons quatre autres joueurs qui pourraient être repêchés cette année, mais Louis Leblanc est l'espoir le plus sérieux. C'est un extraordinaire joueur d'équipe. Un travailleur infatigable, très bon manieur de bâton, incroyable dans les coins de patinoire. Je pense qu'il va pouvoir compter des buts dans la Ligue nationale au sein d'un trio offensif.

«Il mène par l'exemple. Il ne parle pas beaucoup mais quand il le fait, ses coéquipiers écoutent, poursuit Littler. Il doit gagner du muscle mais une saison ou deux dans la NCAA vont l'aider à ce chapitre.»

L'ajustement de Kristo

Leblanc, 6' et 178 livres, est le coéquipier de Danny Kristo, choix de deuxième ronde du Canadien (56e au total) en 2008. Kristo a 53 points en 48 matchs. «Kristo a mis un certain temps à s'ajuster à la robustesse dans notre ligue, note Littler. Il s'est joint à nous après avoir été repêché en deuxième ronde et il a peut-être été surpris par le calibre de jeu. Mais il fait du bon travail depuis un certain temps et il produit sur une base régulière. Il possède une vitesse rare et le fait de se retrouver à North Dakota, dans la NCAA, l'an prochain, l'aidera à se développer davantage. Il joue à un rythme plus rapide que Louis, mais Louis montre plus d'acharnement et il est meilleur manieur de bâton.»

Louis Leblanc, qui jouait l'an dernier pour les Lions du Lac Saint-Louis de la Ligue midget AAA, a opté pour Omaha cette saison avant de se joindre à la prestigieuse Université Harvard. Il admet que l'appel de Luc Robitaille, le copropriétaire des Lancers avec Mario Lemieux, a pesé dans la balance.

«Ma première visite y a été pour beaucoup parce que l'endroit m'a plu, mais le fait de recevoir son appel pour qu'il m'explique ce qu'étaient la ligue et son équipe a un peu influencé ma décision. Mario Lemieux n'est pas encore venu à nos matchs mais j'ai vu Luc une fois.»

Est-ce que ça pourrait inciter leurs équipes de la LNH, les Penguins ou les Kings, à le repêcher?

«C'est sûr qu'ils me connaissent bien, répond Leblanc. Luc et Mario doivent parler à mon entraîneur, ça doit aider un peu. Ils doivent avoir un bon feedback.»

Difficile de prédire où Leblanc aboutira. Encore moins de savoir si le Canadien le choisira, s'il est disponible. Tout dépend de la liste des recruteurs du CH. Leblanc peut bien y figurer au neuvième rang, mais si un Dimitry Kulikov, ce défenseur des Voltigeurs de Drummondville, est huitième devant Leblanc sur leur liste et qu'il est encore disponible au 19e rang, par exemple, le Tricolore suivra l'ordre de sélection établi avant le repêchage.

Trevor Timmins est toujours avare de commentaires dans les mois qui précèdent le repêchage et rien, dans son emploi du temps cet hiver, ne nous permet de croire qu'il pourrait favoriser une région du globe ou une autre.

Mais tout nous permet de croire que Louis Leblanc a le profil pour intéresser le Canadien.

 




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