S'il y a une personne qui comprend l'état d'esprit de Carey Price, c'est Patrick Roy.

Mis à jour le 13 févr. 2009
LA PRESSE

«C'est beaucoup de pression pour un jeune de 21 ans, a déclaré hier l'ancien gardien du Canadien sur les ondes de Corus Sports. Je sympathise avec ce qu'il vit présentement. C'est beaucoup demander que de traîner la destinée du Canadien. Le Canadien, c'est plus qu'un joueur, c'est une équipe.»

Roy a d'ailleurs indiqué avoir pensé contacter Price au cours des derniers jours, mais il ne l'a cependant pas fait, par respect pour l'entraîneur du Canadien, Guy Carbonneau.

L'entraîneur des Remparts de Québec avait lui-même connu un passage à vide en 1986, quelques semaines avant de rebondir pour mener le Tricolore à la conquête de la Coupe Stanley. «Même moi, en 1985-1986, on avait remporté la Coupe Stanley, mais j'avais connu des moments plus difficiles, a-t-il rappelé. Carey va sortir grandi de cette expérience-là. C'est ce qu'on appelle une carrière. C'est là qu'on voit le caractère d'un individu et c'est le moment de devenir un meilleur joueur.»

Roy soutient que le jeune gardien du Canadien doit se rappeler ses réussites. «Il doit revenir en arrière, se rappeler ce qu'il fait quand ça va bien, a dit Roy. Ce serait peut-être bon pour lui de se voir en train de réaliser de bons arrêts. Cette période-là va l'aider plus tard à passer à travers d'autres expériences du genre.»

Roy rejette par ailleurs l'idée qu'un adjoint d'expérience pourrait aider à relancer Price. «Ça ne change pas grand-chose que ce soit un vétéran ou un plus jeune. Quand tu es sur le banc, tu ne penses qu'à revenir au jeu, peu importe le gardien qui est sur la glace.»