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Tournoi des Maîtres: mille azalées et la beauté perfide

La beauté qu'on voit en franchissant les barrières,... (Photo: Reuters)

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La beauté qu'on voit en franchissant les barrières, on ne s'y habitue jamais vraiment. L'entrée s'ouvre sur une immense clairière. On traverse dans l'ordre le 1er, le 9e, le 8e, le 2e puis le 7e trous. Ce qui frappe d'abord, c'est l'odeur. L'herbe un peu moisie relâche son humidité.

Photo: Reuters

(Augusta) Il existe un différent type de quêteux dans la ville d'Augusta. Il patiente toute la journée sur le tristement gris boulevard Washington. Le soir, il attend dans le hall d'un motel. Dans ses mains, une pancarte maison. Elle n'indique pas qu'il cherche ou veut des billets. Elle indique qu'il en a «besoin».

De tels malheureux, on en croise des dizaines et des dizaines chaque jour. Ils sont du mauvais côté de la clôture. Et ils risquent de le rester, à moins d'allonger les quelque 1200$ que coûtent les billets sur le marché des revendeurs. Mais s'il faut brûler sa paye pour un événement sportif, le Tournoi des Maîtres est un bon choix. Même en ronde d'entraînement.

Hier encore, une foule de patrons, comme on les nomme ici, patientait à 7h55 devant les barrières en attendant leur ouverture imminente. Il y avait peu de joueurs sur le parcours. Seulement huit ou neuf ont disputé une ronde d'exercice, le matin, dont Phil Mickelson.

Car il faisait très froid. Pas plus de sept degrés Celsius, avec des vents de 25 à 40 km/h. Sur le premier tertre, le pauvre Andres Romero frissonnait pendant les quelque secondes où il a dû enlever sa veste pour mieux ajouter une autre couche de vêtement.

Plusieurs ont préféré se reposer. Y compris Tiger. «Ça ne sert à rien de jouer dans ces conditions brutales alors que la météo s'annonce superbe pour le tournoi. Le parcours ne ressemblera pas du tout à cela durant la compétition», a-t-il expliqué, hier après-midi. Son absence ne semblait pas trop déranger les spectateurs. Car la véritable vedette cette semaine n'est pas Tiger. C'est le Augusta National.

Quelle beauté !

La beauté qu'on voit en franchissant les barrières, on ne s'y habitue jamais vraiment. L'entrée s'ouvre sur une immense clairière. On traverse dans l'ordre le 1er, le 9e, le 8e, le 2e puis le 7e trous. Ce qui frappe d'abord, c'est l'odeur. L'herbe un peu moisie relâche son humidité. Les brindilles de pin se laissent chauffer par les premiers rayons de soleil. Pendant que le vent balaie ces odeurs printanières, on est attiré par les éclats de rose. Ce sont les azalées du 13e, la porte d'entrée d'Amen Corner pour les spectateurs. «Je pense qu'il y en a plus de 1000 sur le trou», glisse une gentille préposée. Est-ce vrai que les organisateurs les glacent ou les réchauffent pour s'assurer qu'ils fleurissent juste avant le début du tournoi? No answer...

Pas grave. On se laisse envahir par le silence monastique en se disant que la beauté n'a pas besoin d'être expliquée pour être appréciée. On se penche pour toucher le gazon immaculé. Dans les allées, il reste toujours court et ferme. Et il pousse désormais en direction contraire des trous, pour allonger cruellement le parcours.

Dans l'herbe «longue» juste à côté, une rangée de jeunes préposés à l'entretien roupillent en attendant qu'un premier détritus leur donne du travail. Ils attendront en vain.

7, 6, non, 5, eh, 8

Ce que l'on sous-estime le plus en regardant le Tournoi des Maîtres à la télé, c'est le vent. Il souffle souvent. Et surtout, il tourbillonne. N'est-ce pas, Tiger Woods? «Très difficile à juger, acquiesce-t-il. Le 12e mesurait (lundi) environ 165 verges. Un parfait petit fer 7. Le vent s'est levé. J'ai dit à Stevie (son cadet): O.K. un 6 alors. Puis le vent a augmenté, alors je me suis préparé à frapper un petit 5. Et le vent a changé de côté. J'ai sorti mon fer 8...»

Hier, le vent projetait à lui seul le sable de la fosse jusqu'au vert du 2e. Un casse-tête, le parcours. Certains, comme Greg Norman, estiment toutefois que les commentateurs en exagèrent la difficulté. Quitte à trahir mon amateurisme, je le répète: le National intimide, immensément. Vu de 200 verges, le 15e vert semble aspergé à l'huile. Le 7e vert offre aussi une cible ridiculement petite; à 150 verges, un orgueilleux joueur, avec un handicap de 5... et un panier de balles, n'aurait pas raison de la nature.

Et les véritables problèmes commencent une fois sur les verts. On connaît les ondulations éléphantesques du 14e. Mais les plus subtiles et perfides sont tout aussi difficiles à maîtriser. Élément de preuve A: Nick Faldo. L'ancien champion pratiquait, hier, un coup roulé de six pieds en apparence droit sur le vert d'exercice. En neuf essais, il en a calé seulement quatre. «Shit», murmurait-il après un troisième raté consécutif. La semaine commence à peine...

 




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