(Tulsa) Cinq semaines après son retentissant retour à Augusta, Tiger Woods assure se sentir « plus fort et prêt » à gagner le Championnat de la PGA à Tulsa à partir de jeudi, mais le favori reste le N.1 mondial Scottie Scheffler.

Publié le 18 mai
Agence France-Presse

Victime d’un accident de voiture qui faillit lui coûter sa jambe droite en février 2021 près de Los Angeles, la vedette de 46 ans avait réussi un improbable retour à la compétition en Géorgie pour le Masters, justement remportés par Scheffler. Malgré la douleur et la fatigue, Woods avait passé le cut, se classant finalement 47e au bout des 72 trous.

Après s’être reposé, mais aussi avoir travaillé comme un forcené, Woods est venu se jauger deux fois sur le parcours de Southern Hills à Tulsa, où il a gagné en 2007. Sous la canicule, il avait notamment rendu une carte de 63 au 2e tour, soit 7 coups sous le par, égalant alors le score le plus bas de l’histoire dans un tournoi majeur.

Quinze ans plus tard, c’est avec l’ambition de remporter un 16e Grand Chelem qu’il s’est engagé. « Je sens que je peux le faire, sans aucun doute. Je dois juste faire mon travail. Je serai prêt », a affirmé l’Américain, dont le « tee time » est prévu jeudi à 8 h 10 locales avec Jordan Spieth et Rory McIlroy dans son groupe.

Scheffler comme Nicklaus ?

Photo Orlando Ramirez, USA TODAY Sports

L’Américain Scottie Scheffler, 25 ans, tentera de devenir le premier à remporter successivement le Masters et le championnat PGA la même année depuis Jack Nicklaus en 1975.

Comme au Masters, son défi réside moins dans le fait retrouver son swing et son roulé que dans sa capacité à tenir la distance, sur un parcours au relief moins exigeant qu’à Augusta.

« Je suis devenu plus fort depuis (le Masters). Mais je vais quand même avoir mal et marcher longtemps reste un défi », a dit Woods, dont les multiples fractures ouvertes ont nécessité de lui insérer une tige métallique dans le tibia, et des vis pour consolider les os du pied et de la cheville.

Le « Tigre » dépassera Sam Snead au premier rang des golfeurs les plus titrés de la PGA (ils comptent 82 victoires chacun).

Mais celui vers qui les regards seront d’abord tournés pour la victoire est l’Américain Scottie Scheffler, 25 ans, qui tentera de devenir le premier à remporter successivement le Masters et le Championnat de la PGA la même année depuis Jack Nicklaus en 1975.

« C’est bien d’être sur une bonne série », a-t-il convenu. « J’essaie vraiment de rester dans le moment présent. Les objectifs, les attentes, rien de tout cela ne change pour moi. »

Mickelson absent

Photo SAM GREENWOOD, archives Agence France-Presse

Cette 104e édition aura un absent de marque, en la personne du tenant du titre Phil Mickelson, devenu l’an dernier le vainqueur le plus âgé d’un Grand Chelem à 50 ans.

Pour Brooks Keopka (N.18), son compatriote est « le numéro un mondial, il a gagné à Augusta, la confiance l’accompagne… Il a de quoi avoir de l’assurance et certainement ce petit quelque chose en plus. » « J’ai connu ça », a expliqué le vainqueur de l’épreuve en 2018 (et 2019), qui avait remporté l'Omnium des États-Unis la même année, tout en trônant au sommet du classement mondial.

L’Espagnol Jon Rahm (N.2) est également en forme, puisqu’il s’est adjugé il y a deux semaines l’Omnium de Mexico, sa première victoire depuis l'Omnium des États-Unis l’an passé.

Autres candidats, Collin Morikawa (N.3) vainqueur en 2020, l’Australien Cameron Smith (N.4) et le Nord-Irlandais Rory McIlroy (N.7) qui ont fini 3e et 2e du Masters, ou encore Jordan Spieth (N.8), en forme dans le sillage de sa victoire au RBC Heritage il y a un mois et sa deuxième place au Byron Nelson dimanche, qui se verrait remporter le seul Majeur manquant à son palmarès.

Cette 104e édition aura un absent de marque, en la personne du tenant du titre Phil Mickelson, devenu l’an dernier le vainqueur le plus âgé d’un Grand Chelem à 50 ans.

L’Américain, qui n’a plus joué dans la PGA depuis février, avait alors tenu des remarques acerbes sur le circuit et a depuis exprimé sa volonté de rejoindre la Super Ligue dissidente financée par l’Arabie saoudite, qui doit organiser son premier tournoi du 9 au 11 juin à Londres.