Adam Scott a pris son temps avant d’effectuer un retour dans le golf compétitif.

Jim Litke Associated Press

Quand il a finalement fait son entrée cette semaine au Championnat de la PGA, tous les autres membres du top-50 mondial s’affairaient à peaufiner les derniers détails de leur jeu en vue du premier tournoi majeur de la saison. Scott, qui pointe au 9e échelon cette semaine, est néanmoins aussi affamé que les 49 autres joueurs de ce groupe exclusif qui souhaitent découvrir lequel d’entre eux a trouvé le bon équilibre entre le boulot et la vie personnelle.

Pratiquement tous les golfeurs professionnels se sont rués vers les terrains de golf dès la mi-juin après la pause forcée par la pandémie de coronavirus. Scott a pris son temps, choisissant plutôt de faire l’impasse sur les tournois Colonial et Memorial – il les a déjà gagnés – afin de profiter d’une longue pause avec ses proches chez lui en Australie.

Il était sceptique quant aux mesures dans le transport aérien, puis s’est dit préoccupé des protocoles sanitaires mis en place pour protéger les golfeurs. Finalement, ce qui l’a convaincu de demeurer à la maison, c’était simplement l’opportunité de prendre du temps avec ses proches et de relaxer.

Scott a célébré son 40e anniversaire avec sa famille, a repris contact avec la réalité d’être père de famille à temps plein et retrouvé de vieux amis golfeurs au Caloundra Golf Club – il s’est même porté volontaire à un certain moment pour nettoyer les voiturettes de golf.

« Ça fait probablement 20 ans que je ne m’étais pas retrouvé à la maison à ce temps-ci de l’année, et pour une aussi longue période de temps, mais je me suis véritablement amusé, étant donné toutes les restrictions qui ont été imposées », a-t-il raconté mardi.

« C’était bien de retrouver ma famille, et je crois même que ça pourrait prolonger ma carrière… Certaines choses, a-t-il ajouté, avant de prendre une pause, étaient pratiquement nouvelles pour moi. »

Scott est éventuellement retourné au boulot au Congaree Golf Club, en Caroline du Sud, où il a passé sa quarantaine obligatoire en rentrant aux États-Unis. Et peu d’aspects de son jeu étaient préoccupants. Il a couronné la saison 2019 en remportant le Championnat de la PGA australienne, a profité d’une pause de sept semaines, puis gagné le Tournoi sur invitations Genesis au Riviera, en février.

Que ce soit suffisant en vue du Championnat de la PGA ou non, ça reste à voir. Mais d’une façon ou d’une autre, Scott n’a aucun regret.

« Personne n’est au bout du rouleau, mais dans les circonstances actuelles et compte tenu des nombreux protocoles sanitaires qui sont modifiés continuellement et tout ce qu’on doit faire pour accéder à un tournoi, je crois que certains gars ressentent de la fatigue à cause des dernières semaines passées sur le circuit », a-t-il expliqué.

« Mais ce n’est pas mon cas, a-t-il poursuivi, et je n’ai pas l’impression d’avoir raté quoi que ce soit. »