(San Francisco) Tiger Woods connaît bien le parcours qu’il s’apprête à négocier, puisqu’il y a vécu de très bons souvenirs. Il a remporté le Championnat de la PGA à quatre reprises, soit plus que quiconque sauf Jack Nicklaus et Walter Hagen.

Doug Ferguson
Associated Press

Woods a appris l’an dernier que ça ne garantissait rien au niveau de son jeu.

Après avoir couronné son retour au jeu avec une victoire spectaculaire au Tournoi des Maîtres, Woods n’a passé que deux jours sur les allées de Bethpage Black avant de rater le seuil de qualifications pour les rondes du week-end.

Il a déclaré qu’il est beaucoup plus optimiste pour le tournoi qui se déroulera au TPC Harding Park dès jeudi.

Le fait qu’il ait disputé un seul tournoi — il a fini à égalité en 40e position au Memorial — au cours des six derniers mois en raison de la pandémie de coronavirus et de son calendrier allégé, n’a aucune importance.

Il s’est présenté sur le premier tertre de départ du Harding Park dimanche matin, alors que les premiers rayons de soleil perçaient les nuages, pour disputer une ronde complète, puis il a enchaîné avec neuf trous supplémentaires lundi matin, alors que le brouillard recouvrait les cyprès et que le thermomètre indiquait à peine 10 degrés Celsius.

Il y a un an, il avait disputé une ronde complète une semaine avant le Championnat de la PGA, et neuf autres trous seulement trois jours avant la première ronde du tournoi. Cette année, son approche semble plus sérieuse.

« Après le Tournoi des Maîtres, j’étais pris dans un tourbillon, a confié Woods. J’ai pu me rendre à la Maison-Blanche et rencontrer le président. J’ai fêté cette victoire au Tournoi des Maîtres pendant un bon moment. Puis, je me suis présenté à Bethpage et j’ai joué de manière épouvantable. J’avais l’impression que Brooks (Koepka) m’avait battu par 30 coups en deux jours. »

Ça n’était pas si pire que ça. Koepka l’a dominé par seulement 17 coups, en route vers la conquête d’un deuxième trophée Wanamaker consécutif.

« Mon jeu est présentement meilleur qu’au même moment l’an dernier, a poursuivi Woods, et j’espère que je serai en mesure de réunir toutes les pièces du casse-tête en même temps cette semaine. »

Évidemment, il ne peut prédire comment se comportera son dos demain, et encore moins dans une semaine. Et il n’a pas participé à suffisamment de tournois récemment pour savoir où se situe son jeu.

Harding Park est un parcours de 7251 verges qui se situe au niveau de la mer. L’air est lourd, et la brise marine est si importante qu’il est très rare de voir le soleil percer les nuages. Le Championnat de la PGA s’est rarement déroulé dans des conditions automnales. Woods a indiqué qu’il avait écouté ses collègues golfeurs présents au champ de pratique lundi discuter du dernier tournoi à Memphis, au Tennessee, et souligner à quel point la balle voyageait moins.

L’air frais pourrait causer des maux de tête à Woods, qui a subi quatre interventions chirurgicales au dos et qui a connu sa part d’ennuis par temps froid.

Son dos lui a joué un tour au Riviera, en banlieue de Los Angeles, en février, le forçant à s’absenter pendant quelques semaines. Puis, la pandémie a frappé. Et encore une fois, son dos lui a causé des problèmes dans la chaleur du mois de juillet, en Ohio, pendant quelques jours. C’est un aspect que Woods ne pourra jamais contrôler.

« Je sais que je ne serai pas aussi flexible que lorsque je joue chez moi en Floride, où il fait 30 degrés Celsius chaque jour. C’est comme ça, a-t-il expliqué. Je crois que les prévisions météorologiques seront semblables tout au long de la semaine — une brise marine, du temps frais, du vent, mais nous devrons tous composer avec les mêmes conditions de jeu. »