Cela faisait plusieurs années que Dave Skitt et Ronald Corey espéraient attirer Nick Price au Québec pour le Championnat de Montréal. Le joueur originaire du Zimbabwe, l'un des plus populaires sur le circuit des Champions, partage son temps entre les compétitions, ses affaires et sa famille. Il n'avait jamais été en mesure de disputer le Championnat.

Michel Marois LA PRESSE

«Je réservais cette période de l'été à des vacances familiales, a-t-il expliqué, mercredi, en conférence téléphonique. Mes enfants sont maintenant plus vieux et ils n'ont plus nécessairement envie de passer leurs vacances avec leurs parents! J'ai donc pu ajouter Montréal à mon calendrier et c'est avec beaucoup de plaisir que je vais revenir au Canada. J'ai toujours apprécié mes visites chez vous, avec notamment deux victoires à l'Omnium canadien.»

Price a visité le Québec à deux reprises. En 1994, pour un Skins Game au même club de la Vallée Richelieu où sera disputé le Championnat de Montréal, et encore en 2001, au Royal Montréal, pour l'Omnium Canadien. «Je n'ai plus vraiment de souvenir précis de ma visite en 1994, sinon que je n'avais pas gagné beaucoup d'argent face à Lee (Trevino), Fred (Couples) et Tom (Watson)», a souligné le golfeur de 55 ans, vainqueur de trois tournois majeurs en carrière.

«Par contre, j'ai toujours été emballé par l'accueil des amateurs canadiens, qui connaissent bien le golf et m'ont toujours bien supporté. Votre saison de golf est très courte et j'ai l'impression que les amateurs ne veulent vraiment rater aucune occasion de voir du jeu de qualité. J'ai toujours été impressionné par l'ampleur et l'enthousiasme des foules lors des l'Omnium canadien.»

Price est confiant de recevoir le même accueil en juin à la Vallée du Richelieu. «Les échos que j'ai eu des deux premières éditions du tournoi étaient vraiment positifs, a-t-il souligné. Tous les golfeurs à qui j'en ai parlé m'ont vanté la qualité de l'organisation et du public.»

Un élan simple et précis

Au sommet de sa forme, Price était l'un des joueurs les plus précis du circuit professionnel. Sa collaboration avec le réputé entraineur David Leadbetter, à partir du début des années 1990, lui a permis de raffiner un élan particulièrement efficace. «Je n'ai eu des ennuis durant ma carrière que lorsque j'ai laissé de mauvaises habitudes s'insinuer dans mon élan, a-t-il expliqué. Chaque fois, David m'a aidé à remettre de l'ordre dans tout ça. Aujourd'hui, je suis assez âgé pour m'en occuper tout seul!»

En 1993 et 1994, Price a occupé le premier rang du classement mondial pendant 43 semaines, remportant la deuxième année coup sur coup l'Omnium britannique puis le Championnat de la PGA. S'il avait un peu profité de la déconfiture de Jesper Parnevik pour s'imposer à Turnburry en Écosse, à l'Omnium britannique, il n'avait laissé aucune chance à ses adversaires quelques semaines plus tard à Tulsa en remportant le Championnat de la PGA avec une priorité de six coups.

Price est resté compétitif longtemps sur le circuit régulier de la PGA, remportant un dernier titre à 45 ans, et il a encore glané quatre titres sur le circuit des Champions, dont un l'an dernier. S'il assure venir à Montréal «pour gagner», il avertit: «Je n'ai pas très bien joué jusqu'ici cette saison. Je me suis étiré deux tendons dans un avant-bras et j'ai du cesser toute activité depuis plusieurs semaines.

«Heureusement, mon thérapeute m'a confirmé ce matin que je pourrais reprendre l'entraînement la semaine prochaine et j'espère avoir retrouvé une bonne forme à Montréal.»

La présence de Price, qui s'ajoute à celles de Fred Couples, John Cook, Mark O'Meara et plusieurs autres, assure le Championnat de Montréal de son peloton le plus relevé en trois ans d'existence. Et elle permettra au public québécois de cotôyer à nouveau l'un des joueurs les plus sympathiques du golf professionnel.