Phil Mickelson est au coeur d'une polémique au tournoi PGA de San Diego, qui a débuté jeudi, depuis qu'un adversaire l'a accusé d'être un tricheur en raison d'un club qu'il utilise.

ASSOCIATED PRESS

A San Diego, le N.2 mondial a dans son sac un wedge vieux de 20 ans, le Ping-Eye 2, dont la face dispose de rainures en forme de carré, ce qui est interdit depuis cette saison par la Fédération américaine de golf (USGA).

L'USGA impose en effet désormais d'utiliser des clubs dont la face est striée de rainures en forme de V, ce qui rend plus difficile la possibilité de donner un effet à la balle, spécialement dans le rough.

Mais selon le résultat d'un accord passé entre l'USGA et la marque Ping en 1990 afin d'éviter un procès, aucun Ping-Eye 2 produit avant le 1er avril 1990 ne peut être déclaré illégal, même en cas de changement dans les règlements.

La PGA, qui gère le circuit professionnel aux Etats-Unis, a reconnu samedi que même s'il contrevenait à la nouvelle règle en vigueur, le Ping-Eye 2 était bien autorisé en compétition.

«Je savais que ma décision d'utiliser ce club ferait parler, a expliqué Mickelson samedi, mais je ne m'attendais à être publiquement diffamer. Du coup, j'ai dû charger des gens de s'occuper de ce problème.»

L'Américain a toutefois refusé de dire s'il allait intenter une action en justice contre son compatriote Scott McCarron.

Ce dernier avait indiqué vendredi: «C'est de la tricherie, je suis choqué que Phil puisse utiliser ce club».

Pour McCarron et d'autres joueurs, l'usage du Ping-Eye 2 viole l'esprit de la nouvelle règle, même si une faille dans cette règle ne le rend pas illégal.