Jason Garrett a réussi son audition, si bien qu'il restera en poste comme entraîneur des Cowboys de Dallas.

Le propriétaire Jerry Jones enlève donc l'étiquette «par intérim» du poste de Garrett, faisant de lui le huitième entraîneur-chef de cette prestigieuse formation. Il est le premier du groupe à avoir aussi endossé l'uniforme, ayant été le réserviste de Troy Aikman dans les années 1990.

Garrett a rendu la décision facile en montrant un dossier de 5-3, après avoir hérité d'un club au rendement de 1-7. Avec comme mandat premier de rendre les Cowboys plus coriaces à affronter, il a non seulement eu une fiche gagnante, mais ses revers l'ont été par un total de sept points.

Les Cowboys avaient besoin d'un nouveau leader après que la saison, commencée avec l'espoir de disputer le Super Bowl à domicile, ait rapidement tourné au vinaigre. Jones a congédié Wade Phillips à la mi-saison et s'est tourné vers Garrett, un adjoint de 44 ans.

Les dés semblaient pipés contre lui: deux revers écrasants de suite et Tony Romo à l'écart pour le reste de la saison, blessé. C'était aussi la première expérience de Garrett comme entraîneur-chef, où que ce soit. Et comme coordonnateur à l'attaque, une part du blâme lui revenait. Mais le diplômé de Princeton se préparait à avoir sa chance depuis des années, et il savait exactement ce qu'il voulait faire.

Il a devancé l'horaire des journées d'entraînement, a ajouté du contact aux séances de milieu de semaine, et a exigé que les joueurs fassent du jogging entre les exercices. Il a fait installer des horloges numériques géantes un peu partout dans le vestiaire, pour que personne n'ait d'excuse pour arriver en retard aux réunions. Il a aussi affiché un optimisme inébranlable.

La formation a répondu en réduisant les revirements et les punitions, et c'était maintenant les autres équipes qui commettaient des erreurs. Les Cowboys ont gagné quatre matches avec comme quart le réserviste de 38 ans Jon Kitna, et un autre avec leur troisième quart Stephen McGee.