L'entraîneur-chef des Giants de New York, Tom Coughlin, a déclaré que de voir Michael Vick se donner en spectacle lors du match de lundi dernier lui a donné une indigestion.

Publié le 18 nov. 2010
Tom Canavan ASSOCIATED PRESS

Le plaqueur Barry Cofield pense quant à lui avoir vu l'un des joueurs les plus singuliers du sport. Son ex-coéquipier chez les Falcons d'Atlanta, le secondeur Michael Boley, sent que le quart des Eagles de Philadelphie joue enfin à plein potentiel.

Alors les Giants (6-3) savent qu'ils devront être à leur mieux, dimanche soir à Philadelphie, où Vick et les Eagles (6-3) les feront mal paraître à heure de grande écoute dans un match où le premier rang de la section Est de la Nationale sera à l'enjeu.

Coughlin, qui est plutôt du type collet monté habituellement, s'est même demandé si on allait donner le droit aux Giants d'utiliser 12 joueurs en défensive pour quelques jeux.

«Je pense que les arbitres pourraient nous donner le droit en se basant sur ce qu'on a vu la semaine dernière», a dit Coughlin en parlant de la victoire de 59-28 des Eagles face aux Redskins de Washington, au cours de laquelle Vick a lancé quatre passes de touché en plus d'en marquer deux par la course.

Vick a amassé 80 verges en 10 courses, en plus de récolter 333 verges par la passe pour mener les Eagles à 592 verges offensives, un record d'équipe.

Coughlin a ajouté qu,il avait été difficile de regarder ce match en tant qu'entraîneur, notant que les Eagles menaient déjà 35-0 après quelques secondes au deuxième quart et que les Redskins n'avaient eu le ballon que pour 12 jeux en tout.

«Rendu là, a-t-il dit, vous déposez votre crayon et vous devenez un partisan.»

Cofield a pour sa part indiqué que le quart de 30 ans avait démontré beaucoup de prestance, beaucoup de doigté et une habileté à produire de gros jeux alors que tout semblait perdu.

«C'est un joueur tellement dynamique, a-t-il louangé. C'est vraiment du jamais vu à cette position. Quand il lance le ballon aussi bien qu'il le fait présentement, je pense que c'est la meilleure arme du circuit.»

Cofield croit que le secret pour stopper les Eagles est de réduire à néant les jeux au sol de leurs demis, afin de faire de Vick un quart unidimensionnel.

Le problème est que Vick est si rapide que la défensive des Giants ne peut simuler sa vitesse à l'entraînement. Les Eagles effectuent également tout un boulot pour offrir une protection maximale à leur quart, permettant ainsi à DeSean Jackson, Jeremy Maclin et Jason Avant d'effectuer des tracés en profondeur. Si jamais ils sont couverts, il y a toujours la petite passe au demi LeSean McCoy.

Si tout ça échoue, Vick peut tout simplement courir avec le ballon.

«C'est tout une commande, a lancé Cofield. Peu importe l'ardeur que nous y mettront, il sera difficile de l'arrêter. C'est un athlète exceptionnel, alors on devra travailler en équipe. Tout le monde devra jouer le jeu jusqu'au coup de sifflet.»