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Dolphins-Bills: un match qui ne passera pas à l'histoire

Après avoir annoncé que tous les billets avaient... (Photo: Reuters)

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Après avoir annoncé que tous les billets avaient été vendus il y a quelques jours, la NFL et les Bills ont finalement annoncé une foule de 52 134 spectateurs. Pas de salle comble, donc. On pouvait très bien voir plusieurs rangées de bancs bleus qui étaient vides, surtout derrière les buts et dans les sections supérieures près du toit.

Photo: Reuters

(Toronto) Il s'agissait d'un match historique, le premier match de saison régulière de la NFL à être présenté en sol canadien. Malheureusement, le résultat ne fut pas si historique que ça.

Ceux qui avaient payé le gros prix pour être au Rogers Centre, hier après-midi à Toronto, le regrettent sûrement aujourd'hui. En 60 minutes, les fans torontois ont eu droit à un touché, à quatre bottés de précision, et à un gros total de 163 verges de gains par les Bills de Buffalo, l'équipe «locale».

Endormant? Pas mal, oui. Au final, les Dolphins de Miami ont facilement battu les Bills par la marque de 16-3, dans ce match historique qui, ironiquement, ne passera pas à l'histoire.

Retenez bien ce nom prestigieux: Anthony Fasano. C'est lui qui a marqué le premier touché de l'histoire de la NFL en saison régulière sur un terrain canadien. L'ailier rapproché des Dolphins a capté une passe de 20 verges de Chad Pennington au premier quart. Après ça, on a eu droit à un spectacle de coups de pied, comme au football canadien!

«On ne sentait pas vraiment que c'était un match à domicile pour nous, a commenté le quart des Bills, JP Losman (13 en 27, 123 verges de gains, pas de touché et une interception). C'était tranquille, plus tranquille que quand on joue dans notre stade. Mais on n'a pas vraiment donné aux fans des occasions de manifester.»

Après avoir annoncé que tous les billets avaient été vendus il y a quelques jours, la NFL et les Bills ont finalement annoncé une foule de 52 134 spectateurs. Pas de salle comble, donc. On pouvait très bien voir plusieurs rangées de bancs bleus qui étaient vides, surtout derrière les buts et dans les sections supérieures près du toit.

Marcus Stroud, le plaqueur des Bills, n'avait pas l'air d'avoir aimé l'expérience. «Les fans à Buffalo font plus de bruit, et ça aurait pu nous être utile», a-t-il dit.

Le slogan du match était «History In The Making», mais les partisans torontois, souvent amorphes hier, n'avaient manifestement pas le goût de payer le gros prix pour entrer dans l'histoire. Une heure avant le botté d'envoi, il était encore possible d'acheter des billets aux guichets du Rogers Centre, à des prix allant de 155$ à 350$. Aux abords du stade, des revendeurs au bord du désespoir offraient des billets à 50$!

«Il faisait très froid dehors et il faisait très chaud sous le dôme, alors c'est sûr qu'on n'avait pas vraiment l'avantage du terrain», a commenté le bloqueur Langston Walker, des Bills.

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L'ambiance? Disons que ce n'était pas comme un «vrai» match de la NFL. Aucun tailgate, mis à part ce petit party organisé par les locaux à plusieurs mètres du stade. Pas un seul barbecue autour du stade, donc, et pas la moindre trace de bière non plus.

Le moment le plus drôle de la journée: quand le public s'est mis à entonner la deuxième partie du Ô Canada à l'unisson, principalement pour enterrer la chanteuse qui avait massacré la première partie!

Dans les estrades, on pouvait remarquer des chandails des Bills, plusieurs chandails des Dolphins, mais aussi des chandails des Leafs (?), et des chandails des Cowboys, qui n'étaient pas à Toronto, mais bien à Pittsburgh.

Les Bills avaient grandement besoin d'une victoire pour espérer rêver encore un peu aux séries. Mais les hommes en bleu ont disputé un match sans énergie, laissant toute la place aux Dolphins, qui ont eu le ballon pendant 37 minutes et 31 secondes.

Les Bills ont bien commencé la deuxième demie, et ils ont même réussi à s'approcher au 3 des Dolphins en fin de troisième quart, mais JP Losman, le quart mal-aimé, a offert une interception aux Dolphins dans la zone des buts. Précédemment, ce même Losman avait raté le receveur Lee Evans, qui était fin seul au loin et qui semblait en route pour un touché certain.

Evans n'y est pas allé par quatre chemins au terme du match. «On vient d'atteindre les bas-fonds», a-t-il lancé, en résumant tout d'un seul coup.

Au sifflet final, les joueurs des deux équipes se sont échangé les voeux traditionnels devant des gradins dégarnis, et dans un stade bien silencieux. Un match historique, donc? Euh... pas vraiment.

 




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