(Kansas City) Les joueurs des Chiefs de Kansas City se sont déjà retrouvés dans cette position ; devoir traverser le froid stationnement de l’Arrowhead Stadium, revêtir leur uniforme dans leur vestiaire rénové, marcher dans l’étroit tunnel menant au terrain en vue d’une finale de l’Association américaine de la Ligue nationale de football.

Publié le 28 janvier
Dave Skretta Associated Press

En fait, ils se sont tapé cette routine lors de chacune des trois dernières années.

Ça ne sera pas le cas des Bengals de Cincinnati qui livreront bataille aux Chiefs, dimanche, avec à l’enjeu une qualification pour le Super Bowl, le 13 février à Los Angeles.

Seulement deux membres des unités spéciales étaient vivants, et l’entraîneur-chef Zac Taylor venait d’entrer à l’école élémentaire, lorsque les Bengals ont défait les Bills de Buffalo, en janvier 1989, à leur dernière participation à une finale de l’Association américaine.

« À ce stade-ci de l’année, je pense que ça aide d’avoir une assez bonne idée de ce que tout ça représente », a reconnu l’entraîneur-chef des Chiefs, Andy Reid, qui rejoindra Tom Landry au deuxième rang dans l’histoire de la NFL avec une 20e victoire en matchs éliminatoires.

« [Les joueurs] sont conscients de la façon dont nous menons nos affaires, l’intensité, que ce soit à l’entraînement ou ce que nous attendons du match. »

Cette expérience s’est avérée utile dimanche dernier, lorsque les Chiefs ont franchi 44 verges en 13 secondes pour botter un placement et forcer la tenue d’une période de prolongation contre les Bills.

Après avoir gagné le tirage à pile ou face, le quart Patrick Mahomes et ses coéquipiers ont traversé le terrain et marqué le touché décisif sans donner la chance aux Bills de toucher de nouveau au ballon.

Il s’agissait du genre de victoire, à la fois inoubliable et trépidante, qui peut procurer un élan irrésistible à une équipe pour le reste des éliminatoires, à condition qu’elle passe assez rapidement à la préparation du duel suivant.

« Ça a été un match fantastique et une victoire dont nous allons toujours nous souvenir, mais nous n’avons pas terminé [le travail]. Nous essayons de gagner une finale de l’Association américaine et d’aller au Super Bowl », a rappelé Mahomes.

Les Bengals ont également été impliqués dans un match emballant, samedi dernier, pour vaincre les Titans du Tennessee, meilleure formation de l’Association américaine pendant la saison.

Ils ont laissé filer une avance de 16-6 en deuxième demie, avant de donner l’opportunité au botteur recrue Evan McPherson de réussir un placement de 52 verges lors du tout dernier jeu du quatrième quart.

C’était la première victoire de l’histoire des Bengals à l’étranger en matchs éliminatoires. Ils en viseront une deuxième dimanche à Kansas City.

« Nous sommes emballés par cette opportunité », a affirmé le quart des Bengals, Joe Burrow. « Si nous voulons faire ce que nous voulons accomplir, il s’agit d’un club qu’il faudra vaincre tous les ans. Les équipes de l’Association américaine ont dû passer par là quatre années d’affilée. Nous sommes excités. Nous allons tenir une bonne semaine d’entraînement et nous serons prêts à jouer. »

Les deux clubs ont croisé le fer il n’y a pas si longtemps, le 2 janvier pour être précis, à Cincinnati. Dans un duel aux nombreux rebondissements, les Bengals ont arraché une victoire de 34-31 grâce à un placement de 20 verges de McPherson alors qu’il n’y avait plus de temps au cadran.

Lors de ce match, Burrow a accumulé des gains de 446 verges par la voie des airs et lancé quatre passes de touché, la plupart à l’ailier espacé Ja’marr Chase. De son côté, Mahomes avait été limité à des gains de 259 verges par la passe, et deux touchés.

« Les Chiefs sont habiles pour varier leurs stratagèmes dans l’espoir de vous garder hors d’équilibre », a noté Taylor. « J’ai trouvé que Joe et Ja’marr ont fait du bon travail pour demeurer sur la même longueur d’onde lors de ce match. »