Les amateurs de la NFL seront servis à souhait dimanche, alors que trois matchs éliminatoires seront disputés. Tom Brady et les Buccaneers amorceront la défense de leur titre, les 49ers et les Cowboys renoueront leur grande rivalité, puis Patrick Mahomes et les Chiefs accueilleront Ben Roethlisberger et les Steelers en fin de soirée. Une journée de football qui promet.

Publié le 16 janvier
Miguel Bujold
Miguel Bujold La Presse

Eagles c. Buccaneers

La jeunesse contre l’expérience

Bon an, mal an, des équipes que très peu de gens voyaient dans les éliminatoires au début de la saison réussissent à se classer. Parmi celles-ci, les Eagles de Philadelphie occupent le sommet de la liste cette année.

Le plus impressionnant dans le cas des Eagles, c’est qu’ils ont surmonté un mauvais départ pour y arriver. Normalement, les équipes « surprises » profitent d’un bon début de saison pour se donner le coussin nécessaire afin d’accéder aux éliminatoires même si leur deuxième moitié de calendrier est plus difficile. Mais c’est le contraire qui s’est produit chez les Eagles, qui avaient un dossier de 2-5 après sept matchs.

Il n’y a donc pas à dire, l’entraîneur-chef Nick Sirianni a fait du très bon travail à sa première saison. Son équipe a déjà accompli plus que ce à quoi on s’attendait et se présente à Tampa sans avoir rien à perdre. Le défi des Eagles sera toutefois énorme s’ils veulent jouer les trouble-fête : surprendre le plus grand quart-arrière de l’histoire et les champions en titre en territoire ennemi.

PHOTO TOMMY GILLIGAN, USA TODAY SPORTS

Nick Sirianni, entraîneur-chef des Eagles de Philadelphie

L’auteur de ce texte avait choisi les Buccaneers pour remporter le Super Bowl en septembre et ils font certainement toujours partie des principaux aspirants. Mais leur saison a été plus mouvementée que Bruce Arians et ses joueurs ne l’auraient souhaité, gracieuseté d’Antonio Brown, libéré la semaine dernière.

En plus des controverses impliquant Brown, les Bucs ont eu une longue liste de blessés durant à peu près toute la saison. Heureusement pour eux, à l’exception du receveur Chris Godwin, aucun de leurs joueurs importants n’a cependant subi une blessure qui aurait mis fin à sa saison. Les Buccaneers devraient donc avoir la plupart de leurs principaux effectifs contre Philadelphie.

N’allez cependant pas croire que la perte de Godwin (et celle de Brown, sur le terrain…) n’est pas majeure. Les Eagles devraient opposer l’excellent demi de coin Darius Slay à Mike Evans le plus souvent possible, ce qui pourrait forcer Brady à se contenter de courtes passes plus souvent qu’il l’a fait cette saison, lui qui vient d’établir un nouveau sommet personnel avec 5316 verges. Le trio d’ailiers rapprochés composé de Rob Gronkowski, Cameron Brate et O. J. Howard devrait donc jouer un grand rôle.

La défense des Eagles a terminé neuvième contre la course et il sera primordial pour elle de ne pas accorder de longs jeux aux demis offensifs des Bucs.

On peut déjà présumer que Brady et le jeu aérien connaîtront du succès à un moment ou à un autre ; les Eagles ne peuvent pas se permettre d’accorder 150 ou 200 verges au sol en plus.

La stratégie pour connaître un certain succès aux dépens de Brady n’a jamais changé. Les demis défensifs doivent utiliser une couverture homme à homme serrée contre ses receveurs, puis le front défensif doit être en mesure d’exercer de la pression sur Brady avec seulement quatre joueurs, idéalement au milieu de la ligne. Ça tombe bien pour les Eagles, leurs deux meilleurs joueurs de ligne défensive sont les plaqueurs Fletcher Cox et Javon Hargrave.

Étonnant Jalen Hurts

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Jalen Hurts, le quart-arrière des Eagles de Philadelphie

Pour être bien honnête, je dois dire que j’ai sourcillé lorsque les Eagles ont choisi Jalen Hurts au deuxième tour du repêchage de 2020. Il avait perdu son poste de quart partant au profit de Tua Tagovailoa au sein du Crimson Tide de l’Alabama et certains spécialistes du repêchage croyaient qu’il serait choisi au cinquième tour.

Les Eagles ne seraient toujours pas convaincus que Hurts est leur quart d’avenir, mais on ne peut certainement pas dire qu’ils se sont fourvoyés en le repêchant au deuxième tour. Après avoir très peu joué à sa saison de repêchage, Hurts a inscrit 16 passes de touché contre 9 interceptions et obtenu une moyenne de 262 verges aériennes par match cette saison. Des statistiques qui n’ont rien d’extraordinaire, mais il faut tenir compte du fait qu’il a également mené les Eagles avec 784 verges au sol.

Le coordonnateur défensif des Bucs, Todd Bowles, voudra sûrement d’ailleurs conserver un espion pour surveiller Hurts, dimanche. Le secondeur Devin White pourrait s’assurer que le jeune quart reste derrière sa pochette et qu’il ne gagne pas trop de verges avec ses jambes.

Si les Eagles gagnent à Tampa, ce sera probablement parce qu’ils auront eu le dessus sur la ligne de mêlée, tant en attaque qu’en défense. Menée par l’excellent centre Jason Kelce, la ligne offensive des Eagles devra donner le temps nécessaire à Hurts pour qu’il puisse rejoindre ses receveurs, à commencer par DeVonta Smith, qui a établi une marque d’équipe pour un joueur de première année avec 916 verges aériennes cette saison. L’ailier rapproché Dallas Goedert devra avoir un impact important sur le match, lui aussi.

Les Eagles pourraient compliquer la tâche des Buccaneers un peu plus qu’on le pense. Ils ne forment pas une vilaine équipe et n’ont actuellement aucune pression sur eux. Mais Brady et les autres vétérans des Bucs devraient prendre le contrôle du match à partir du troisième quart au plus tard et passer au tour suivante.

Eagles de Philadelphie (9-8) c. Buccaneers de Tampa Bay (13-4), ce dimanche, 13 h

NOTRE PRÉDICTION : Eagles 20, Buccaneers 31

49ers c. Cowboys

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Dak Prescott (4) et des joueurs de la ligne à l’attaque des Cowboys des Dallas

Un nouveau chapitre

Les trois rivaux de division des Cowboys de Dallas (les Eagles de Philadelphie, les Giants de New York et l’équipe de Washington) et les partisans de ceux-ci détestent l’équipe à l’étoile bleue. Les Cowboys et les Steelers de Pittsburgh, qui sont les seules équipes qui se sont affrontées au Super Bowl à trois occasions, ne s’aiment pas, eux non plus.

Mais la plus grande rivalité des Cowboys est sûrement celle qu’ils partagent avec les 49ers de San Francisco. Les plus jeunes ne le savent peut-être pas, mais ces deux équipes étaient les superpuissances de la NFL au milieu des années 1990.

Les Niners et les Cowboys se sont affrontés trois années de suite en finale de la Nationale, de 1992 à 1994. C’était essentiellement le Super Bowl avant le Super Bowl. Et effectivement, l’équipe qui a remporté le match a soulevé le trophée Lombardi deux semaines plus tard.

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Steve Young (8) et Brent Jones (84) le 15 janvier 1995

Les Cowboys ont gagné en 1992 et en 1993, puis les 49ers ont pris leur revanche en 1994, le dernier affrontement dans les éliminatoires entre les deux formations. Bien que la rivalité Dallas-San Francisco ait atteint son paroxysme dans la décennie du grunge, elle date de bien plus longtemps.

Il y avait déjà eu quatre matchs de séries entre les deux équipes avant les trois finales de conférence du milieu des années 1990. Elles s’étaient également affrontées trois années de suite de 1970 à 1972, dont deux fois en finale de conférence. Les Cowboys avaient gagné ces trois rencontres.

En 1981, ce sont Joe Montana et les Niners qui avaient eu l’avantage sur l’équipe de Tom Landry lors d’une autre finale de conférence entre les deux clubs. Le match a été surnommé The Catch en raison du fameux attrapé du défunt Dwight Clark, qui avait donné la victoire aux siens en captant une passe de Montana dans le fond de la zone des buts dans les dernières minutes.

Au total, c’est donc six matchs éliminatoires qu’ont disputés les deux grands rivaux, dont cinq finales de conférence. Vingt-sept ans depuis leur dernier choc, les Cowboys et les Niners se retrouveront dimanche après-midi dans un match qui pourrait fort bien être le plus excitant du premier tour éliminatoire.

Une attaque dynamique et robuste

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Jimmy Garoppolo, quart-arrière des 49ers de San Francisco

On ne savait même pas si Jimmy Garoppolo pourrait jouer, dimanche dernier, contre les Rams à Los Angeles. Dans un match que les 49ers devaient absolument gagner afin de participer aux séries, Garoppolo a mieux fait que Matthew Stafford en dépit d’une déchirure ligamentaire au pouce droit.

Garoppolo est un quart-arrière respectable, mais la base de l’attaque des 49ers demeure son jeu au sol. Peu importe qui porte le ballon, les verges au sol suivent dans l’attaque de Kyle Shanahan, construite notamment autour de concepts de blocs de zone.

Il y a les demis offensifs des Niners, mais Deebo Samuel contribue au sol, lui aussi. Probablement le receveur le plus robuste de la ligue, Samuel est utilisé à toutes les sauces. Un peu plus discret cette saison, l’ailier rapproché George Kittle est très dynamique, lui aussi, et Justin Juszczyk est le centre-arrière le plus polyvalent de la NFL.

Qu’ont en commun ces trois joueurs ?

Ils sont tous particulièrement robustes et difficiles à contenir.

La clé pour la défense des Cowboys sera donc d’égaler la robustesse de l’attaque des 49ers. Car si leurs secondeurs et leurs demis défensifs ne plaquent pas particulièrement bien, les Cowboys auront beaucoup de difficulté à venir à bout des hommes en rouge et or.

Dallas possède un impressionnant noyau de joueurs de talent en défense, c’est indéniable. Cela dit, Micah Parsons, qui sera assurément nommé la recrue défensive par excellence, et Trevon Diggs, qui a mené la ligue avec 11 interceptions, n’ont jamais joué dans les éliminatoires, et des joueurs comme Leighton Vander Esch et Jourdan Lewis, pour n’en nommer que deux, n’ont pas beaucoup plus d’expérience.

Dan Quinn, la clé ?

En saison « régulière », Dak Prescott est l’un des quarts-arrières les plus productifs du circuit tous les ans depuis son arrivée dans la ligue, en 2016. Il n’a toutefois remporté qu’un seul de ses trois matchs éliminatoires jusqu’à maintenant.

Si la ligne offensive des Cowboys réussit à contenir Nick Bosa et le front défensif des Niners, Prescott devrait connaître un très bon match. Pas sûr que les 49ers possèdent les demis de coin pour bien couvrir CeeDee Lamb et Amari Cooper…

Jerry Jones et les Cowboys ont assemblé une bonne formation au cours des dernières années. Et ils l’ont fait sans dépenser une fortune sur le marché des joueurs autonomes, ce qui est tout à leur honneur. Les prochaines années s’annoncent intéressantes.

S’ils avaient affronté les Eagles ou les Cardinals de l’Arizona au premier tour, j’aurais prédit une victoire des Cowboys. J’aurais également aimé leurs chances de l’emporter contre les Rams.

Les Niners ? Ce n’est pas un affrontement avantageux pour les Cowboys. San Francisco a représenté la Nationale au Super Bowl il y a deux ans et la plupart des principaux acteurs sont toujours avec l’équipe. Contre une équipe peu expérimentée dans les éliminatoires, c’est un facteur. Les Niners ont remporté sept de leurs neuf derniers matchs et ont trouvé leur rythme de croisière au meilleur moment.

L’attaque des 49ers se démarque autant par sa robustesse que par sa créativité, ce qui risque de causer des problèmes aux Cowboys. Il y a toutefois un élément qui pourrait aider ces derniers : leur coordonnateur défensif, Dan Quinn.

Quinn était l’entraîneur-chef des Falcons d’Atlanta lorsque Kyle Shanahan était leur coordonnateur offensif. Les deux hommes faisaient partie de l’équipe qui s’était effondrée contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre au Super Bowl. Quinn sait donc peut-être mieux que quiconque comment arrêter le jeu au sol des Niners, ce qui serait un très bon début.

Il sera très agréable de revoir les 49ers et les Cowboys jouer les contre les autres en janvier. Nostalgie ? Oui. Mais ces deux équipes sont très difficiles à départager. Espérons qu’elles écriront un nouveau chapitre mémorable de leur grande rivalité.

49ers de San Francisco (10-7) aux Cowboys de Dallas (12-5), ce dimanche, 16 h 30

NOTRE PRÉDICTION : 49ers 31, COWBOYS 27

Steelers c. Chiefs

PHOTO RON CHENOY, USA TODAY SPORTS

Travis Kelce (87) et Patrick Mahomes (15), des Chiefs de Kansas City

Encore l’équipe à vaincre dans l’Américaine

Les Chiefs de Kansas City avaient l’air d’une équipe à plat en première moitié de saison, ce qui était peut-être compréhensible. Ils venaient de participer au Super Bowl deux années de suite, ce qui n’est jamais facile à accomplir. Qui plus est, en septembre, il n’y avait pas vraiment de menace à leur suprématie dans l’Ouest de l’Américaine.

Avant de gagner huit fois de suite, les Chiefs avaient une fiche de 3-4. Qu’est-ce qui a changé ? Deux choses.

La première, c’est que la défense de Steve Spagnuolo a recommencé à bien jouer. On avait l’impression que l’unité allait se désintégrer en première moitié de saison, qu’elle n’avait tout simplement pas assez de talent pour continuer à bien jouer comme elle l’avait généralement fait lors des deux saisons précédentes.

Le deuxième élément derrière le retour en force des Chiefs à partir du mois de novembre a été l’ajustement que Patrick Mahomes a apporté à son style de jeu. Il a semblé accepter le fait que les défenses adverses s’assuraient maintenant de ne plus accorder des jeux de 50 verges ou plus à l’attaque des Chiefs avant tout. Qu’elles allaient garder deux ou même trois joueurs dans les zones profondes en forçant Mahomes à se contenter de courts gains la plupart du temps.

Victime de 10 interceptions à ses 8 premiers matchs de la saison, Mahomes n’en a lancé que 3 dans ses 9 suivants. Ce faisant, les Chiefs ont recommencé à gagner la bataille des revirements plus souvent et il est extrêmement difficile de les vaincre lorsque c’est le cas.

Les visiteurs de dimanche soir en savent quelque chose. Lors de leur premier passage au Arrowhead Stadium, le 26 décembre, les Steelers de Pittsburgh ont commis trois revirements et n’en ont provoqué aucun. Dans un match qui était déjà terminé après la première demie, les Chiefs ont rossé les Steelers 36-10. Travis Kelce ne jouait même pas en plus…

Les Chiefs sont favoris par 12,5 points en vue du match de dimanche soir. Les Steelers peuvent-ils continuer de défier la logique et poursuivre leur improbable parcours ? À moins que leur défense dispute son meilleur match de l’année, ce sera extrêmement difficile.

On sait déjà que T. J. Watt, Cam Heyward et Minkah Fitzpatrick seront prêts et qu’ils fourniront leur part. Mais contre Mahomes, Kelce, Tyreek Hill et les autres, le reste de la défense des Steelers devra être au sommet de sa forme, lui aussi.

PHOTO EVAN VUCCI, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

T.J. Watt

Hill souffre d’une blessure à un talon subie la semaine dernière, mais devrait être à son poste. Mecole Hardman a élevé son niveau de jeu d’un cran, tandis que Byron Pringle a démontré cette saison qu’il pouvait être un bon receveur de soutien. Mahomes et le jeu aérien demeurent dominants.

Les Chiefs pourraient toutefois choisir d’utiliser leur jeu au sol un peu plus souvent que normalement. La défense de Keith Butler a été lamentable contre la course cette saison. Stephon Tuitt n’a pas joué de la saison et Tyson Alualu a subi une déchirure ligamentaire à un genou en septembre. L’absence des deux joueurs de ligne a considérablement affaibli la défense des Steelers.

À l’inverse, la ligne offensive des Chiefs, elle, a été grandement améliorée grâce à l’acquisition du garde Joe Thuney, anciennement des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, et à la sélection du centre Creed Humphrey en avril dernier. Notons cependant que les demis offensifs Clyde Edwards-Helaire (épaule) et Darrel Williams (orteil) sont ennuyés par des blessures.

La défense des Steelers ne serait pas aussi mauvaise contre la course si l’ancien premier choix Devin Bush jouait mieux. Pittsburgh a sacrifié un premier, un deuxième et un troisième choix afin de pouvoir le sélectionner en 2019, mais le secondeur intérieur est le maillon faible de la défense. Il est même permis de se demander pourquoi il demeure un partant, il n’a même pas l’air d’un joueur de la NFL. Les Steelers ne se trompent pas souvent dans leurs évaluations, mais ont complètement raté celle de Bush.

Un petit miracle de Big Ben ?

Même si leur défense parvient à limiter les dégâts contre Mahomes et compagnie, les Steelers devront probablement marquer une trentaine de points afin de causer la surprise, dimanche soir. Ben Roethlisberger devra donc jouer comme il le faisait à l’apogée de sa carrière.

PHOTO DON WRIGHT, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Ben Roethlisberger, quart-arrière des Steelers de Pittsburgh

Avant le match entre les Steelers et les Ravens, dimanche dernier à Baltimore, l’ancien secondeur Bart Scott a dit de Roethlisberger qu’il était le Michael Myers de la NFL. Myers est le tueur fou de la série de films Halloween, qui revient toujours même si on le tue. La comparaison de Scott, qui a perdu deux fois en finale de conférence aux mains de Roethlisberger, est encore plus juste après ce qui s’est déroulé dimanche dernier. Big Ben et les Steelers semblaient cuits, mais les revoici.

Mais ils sont chanceux d’être toujours en vie. Les Steelers peuvent-ils surprendre la planète football en éliminant les puissants Chiefs ?

Si Najee Harris (coude) ne joue pas, oubliez ça. Au moment d’écrire ces lignes, la présence du porteur de ballon était incertaine, tout comme celle de JuJu Smith-Schuster (épaule), qui a étonnamment recommencé à s’entraîner avec ses coéquipiers. Le receveur n’a pas joué depuis octobre et devait rater le reste de la saison.

Les Steelers n’auront pas droit à l’erreur. Leur défense devra briller durant tout le match et Roethlisberger devra jouer comme en 2016. Possible ? Oui. Mike Tomlin aura sûrement mieux préparé son équipe que lors de sa dernière visite au Missouri.

Mais c’est très improbable. Les Chiefs sont pratiquement invincibles à Arrowhead, et avec des joueurs comme Mahomes, Kelce, Hill, Chris Jones et Tyrann Mathieu, ils demeurent l’équipe à vaincre dans l’Américaine.

Steelers de Pittsburgh (9-7-1) aux Chiefs de Kansas City (12-5), ce dimanche, 20 h 15

NOTRE PRÉDICTION : STEELERS 19, CHIEFS 31