Les Carabins de l’Université de Montréal ont frappé vite, samedi, au Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal, en route vers une victoire décisive de 31-7 sur les Redbirds de McGill. Près de 2500 spectateurs, le maximum permis par la Santé publique, ont assisté au match.

Michel Marois
Michel Marois La Presse

Décimés par les blessures, les Redbirds ont vite été débordés par des Carabins chargés à bloc après leur victoire de samedi dernier, à l’Université Laval. Après avoir vu les visiteurs accorder un touché de sûreté sur la première série du match, Jonathan Sénécal a vite réussi une passe de 70 verges à Hassane Dosso, mais le quart a été blessé quelques jeux plus tard. C’est donc Dimitri Morand qui a marqué le premier touché sur une course d’une verge.

Le ton était donné, et les Carabins ont rapidement ajouté deux autres touchés. Morand a d’abord atteint Carl Chabot avec une passe de 25 verges, avant qu’il atteigne Dosso sur une distance de 12 verges.

La défensive des Bleus s’est ensuite mise en évidence, même si les Redbirds ont eu quelques occasions de s’inscrire au pointage, notamment avec cinq jeux consécutifs à une verge de la ligne des buts.

En deuxième demie, le botteur Michael Arpin a ajouté deux placements, alors que les Redbirds ont finalement réussi à traverser la ligne des buts sur une course d’une verge de Benjamin Bergeron-Spénard.

« Nous avons énormément de blessures, et plusieurs joueurs sont encore tombés cette semaine », a souligné l’entraîneur-chef des Carabins, Marco Iadeluca.

Le manque d’entraînement, à cause de la pandémie, y est sûrement pour quelque chose, comme on peut le voir dans les autres équipes. Dans les circonstances, les gars ont offert une performance exceptionnelle aujourd’hui. On ne peut être plus contents du groupe présentement, même si on sait qu’il y encore beaucoup de travail devant nous.

Marco Iadeluca, entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal

« Jonathan sera évalué cette semaine, mais nous avons la chance d’avoir deux excellents quarts et de pouvoir amener en relève un gars de cinquième année qui a joué de gros matchs, une finale de la Coupe Vanier notamment, et qui nous a montré aujourd’hui ce qu’il pouvait faire. »

Morand, qui a été le quart partant des Carabins plus de deux saisons, a joué un rôle important auprès de ses jeunes coéquipiers au cours des derniers mois. « Les Carabins, ce sont 90 joueurs, et chacun a un rôle à jouer afin d’aider l’équipe à atteindre ses objectifs, à retourner à la Coupe Vanier.

« Cette saison, mon rôle a d’abord été d’aider Jo, mais aussi d’être un leader dans le vestiaire. Je me prépare toujours comme si j’allais jouer et je crois que les gars étaient en confiance, que personne n’a paniqué, aujourd’hui, quand je suis entré dans le match. »

En défense, « la défaite à Concordia nous a forcés à réfléchir, a souligné le secondeur Pierre-Gabriel Germain. On voulait revenir plus fort, et c’est ce qu’on a fait la semaine dernière contre le Rouge et Or, à Québec. On a continué dans le même sens aujourd’hui et on veut le faire jusqu’à la fin de la saison ».

La victoire a permis aux Carabins de rester à égalité avec les Stringers de Concordia en tête de la conférence québécoise avec des fiches de trois victoires et une défaite.

Le match en images

  • Les joueurs de l’attaque des Carabins ont passé l’après-midi de samedi à courir sur le terrain du Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal.

    PHOTO JAMES HAJJAR, FOURNIE PAR LES CARABINS DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

    Les joueurs de l’attaque des Carabins ont passé l’après-midi de samedi à courir sur le terrain du Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal.

  • L’équipe de l’Université de Montréal était visiblement trop forte pour celle de McGill samedi.

    PHOTO JAMES HAJJAR, FOURNIE PAR LES CARABINS DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

    L’équipe de l’Université de Montréal était visiblement trop forte pour celle de McGill samedi.

  • Mais où était la défensive des Redbirds ? Ce n’est pas ce receveur des Carabins qui va se plaindre de la mauvaise couverture dont il a fait l’objet.

    PHOTO JAMES HAJJAR, FOURNIE PAR LES CARABINS DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

    Mais où était la défensive des Redbirds ? Ce n’est pas ce receveur des Carabins qui va se plaindre de la mauvaise couverture dont il a fait l’objet.

  • Autre course, autre touché pour les Carabins contre les Redbirds.

    PHOTO JAMES HAJJAR, FOURNIE PAR LES CARABINS DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

    Autre course, autre touché pour les Carabins contre les Redbirds.

  • La défensive des Carabins a également eu son mot à dire dans la victoire contre les Redbirds de McGill.

    PHOTO JAMES HAJJAR, FOURNIE PAR LES CARABINS DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

    La défensive des Carabins a également eu son mot à dire dans la victoire contre les Redbirds de McGill.

1/5
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Roy joue encore les héros

À Concordia, les Stingers ont remporté leur troisième victoire d’affilée dans des circonstances dramatiques, et Olivier Roy a encore joué les héros. Le quart a réussi pas moins de cinq passes de touché, la dernière en prolongation à Jaylan Greaves, pour assurer une victoire de 42-39 des Stingers sur le Vert & Or de Sherbrooke.

PHOTO PASCAL RATTHÉ, ARCHIVES LE SOLEIL

Olivier Roy

Roy a réussi 29 de ses 38 passes, pour des gains de 580 verges, un nouveau record du Réseau du sport étudiant du Québec pour un match. Greaves, Jeremy Murphy et Jacob Salvail (deux) ont réussi les autres touchés des Stringers.

Le plus étonnant, c’est qu’une telle performance n’ait pas été suffisante pour assurer une victoire facile. Le Vert & Or n’a en effet jamais baissé les bras, et le quart Anthony Robichaud a lui-même récolté des gains de 382 verges par la passe avec trois touchés.

Après une remontée de 11 points au quatrième quart, les visiteurs ont même pris les devants en prolongation avec un placement de 28 verges de Louis Tardif, mais les Stingers avaient droit à une dernière chance, et Roy ne l’a pas ratée !

Concordia (3-1) aura droit à un congé le week-end prochain, alors que le Rouge et Or (2-2) sera à McGill (1-3) et que Sherbrooke (1-3) visitera les Carabins (3-1).

Pourquoi les « Redbirds » ?

Les équipes masculines de l’Université McGill portent depuis cette saison le surnom de « Redbirds », référence à plusieurs clubs, équipes et évènements de l’histoire sportive de l’établissement. Le Red Birds Ski Club, fondé en 1928 par trois diplômés de McGill, existe toujours aujourd’hui, alors que les équipes de ski nordique et de baseball ont aussi porté ce nom à différentes époques. Pendant des années, chaque automne, le populaire tournoi de basketball de McGill était connu sous le nom de Redbird Classic. Et la boutique du centre sportif de l’université est connue sous le nom de Redbird Sports Shop.