Le deuxième tour des éliminatoires de la NFL s’amorcera, ce samedi (16 h 35), alors que les Rams de Los Angeles seront à Green Bay pour y affronter Aaron Rodgers et les Packers. Afin de mettre la table à un week-end de football qui s’annonce particulièrement relevé, voici nos analyses des quatre rencontres au programme.

Miguel Bujold Miguel Bujold
La Presse

Rams de Los Angeles c. Packers de Green Bay

Même s’ils font partie de la même association, les Rams et les Packers ne se sont affrontés qu’une seule fois au cours des cinq dernières années et il ne s’agira que du troisième match éliminatoire entre les deux équipes (après ceux de 1967 et de 2001).

Les Rams ont déjà confirmé que Jared Goff sera le quart partant pour ce match. Son suppléant, John Wolford, s'est blessé le week-end dernier lors du match contre Seattle et il ne sera pas en uniforme ce samedi.

Comme ce fut le cas au premier tour, le jeu au sol occupera probablement une bonne part du plan de match offensif des Rams. Cam Akers a excellé contre les Seahawks et devra faire la même chose contre une défense qui a terminé la saison en milieu de peloton contre la course (4,5 verges accordées en moyenne, à égalité au 16e rang).

En comparaison, la défense des Packers a terminé septième pour les verges accordées par la passe. Il y a actuellement plusieurs demis de coin exceptionnellement bons dans la NFL, notamment Tre’Davious White, Jalen Ramsey, Xavien Howard, Marlon Humphrey et Stephon Gilmore. Il faudra maintenant ajouter le nom de Jaire Alexander à cette liste.

Jouant leur quatrième et leur troisième saison respectivement, Alexander et Kevin King forment l’une des bonnes paires de demis de coin de la ligue, tandis que les styles de jeu des demis de sûreté Darnell Savage (robuste) et Adrian Amos (bon en couverture) se complètent bien.

Il sera donc essentiel pour les Rams que leurs receveurs de soutien apportent leur contribution, on pense notamment aux ailiers rapprochés Tyler Higbee et Gerald Everett et aux ailiers espacés Josh Reynolds et Van Jefferson, quatre joueurs qui ont totalisé un seul attrapé contre Seattle... Cooper Kupp et Robert Woods ne pourront tout faire seuls, samedi.

Rencontre au sommet

Le premier match de la deuxième ronde mettra aux prises la meilleure attaque (Packers) et la meilleure défense (Rams) du circuit. Très bons contre Russell Wilson lors de leur dernier match, les Rams devront l’être encore plus face à Aaron Rodgers, qui peut compter sur un jeu au sol plus productif que Wilson grâce aux porteurs Aaron Jones et Jamaal Williams.

PHOTO MICHAEL CONROY, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Le quart-arrière Aaron Rodgers, des Packers de Green Bay, au jeu le 22 novembre 2020

Aaron Donald s’est blessé aux côtes samedi dernier, mais devrait être à son poste. Donald est bien sûr le pilier de l’unité, mais c’est toute la défense des Rams qui joue bien. Morgan Fox, Michael Brockers et Sebastian Joseph-Day sont solides sur la première ligne, alors que Leonard Floyd a réussi 11,5 sacs à ses 17 premiers matchs dans l’uniforme des Rams, le même total qu’il avait enregistré à ses 42 derniers avec les Bears de Chicago...

La présence de Donald rend tous ses coéquipiers meilleurs sur la première ligne et celle de Ramsey a le même impact pour la tertiaire. L’ancien des Jaguars de Jacksonville est généralement capable de neutraliser le meilleur receveur adverse sans obtenir d’aide, ce qui facilite grandement le travail du reste de la tertiaire. Cela dit, John Johnson III, Troy Hill, Darious Williams et la recrue Jordan Fuller, qui a été repêché au 199rang, jouent tous très bien.

Ce samedi, Ramsey devrait être opposé à Davanta Adams dans une confrontation qui promet au plus haut point. Adams est actuellement considéré comme le meilleur ailier espacé de la NFL par une majorité de gens, lui qui a mené la ligue avec une moyenne de 98,1 verges par partie, en plus d’avoir marqué 18 touchés en 14 matchs.

Les Packers ont perdu les services de David Bakhtiari, l’un des bons bloqueurs à gauche de la ligue, pour le reste de la saison en raison d’une blessure à un genou qu’il a subie lors d’un entraînement il y a quelques semaines. Bakhtiari protège l’angle mort de Rodgers. La protection devant la super étoile des Packers ne sera peut-être donc pas aussi solide qu’elle l’est normalement.

A-t-on sous-estimé les Rams en début de saison ? Aucun doute. Surtout leur défense. L’édition actuelle des Rams est considérablement améliorée par rapport à celle de l’année dernière et l’équipe de Sean McVay est de retour sur la bonne piste.

Depuis leur dernière conquête du Super Bowl, il y a 10 ans, les Packers ont quant à eux une décevante fiche de 6-7 en séries. Mais contre une équipe qui est un peu amochée, Rodgers et les siens réussiront les jeux nécessaires pour accéder à la finale de la Nationale pour la deuxième année de suite.

Notre prédiction : Rams 20, Packers 24

Samedi, 16 h 35, au Lambeau Field à Green Bay

Rams de Los Angeles

Fiche : 10-6 (1-0 en séries)
Points marqués (en saison) : 372 (23,3 par match) – 22e rang de la NFL
Points accordés (en saison) : 296 (18,5 par match) – 1er rang de la NFL

Packers de Green Bay

Fiche : (13-3) (0-0 en séries)
Points marqués (en saison) : 509 (31,8 par match) – 1er rang de la NFL
Points accordés (en saison) : 369 (23,1 par match) – 13e rang de la NFL

Les trois derniers affrontements

Le 28 octobre 2018 (à Los Angeles)
Packers 27, Rams 29

Le 11 octobre 2015 (à Green Bay)
Rams 10, Packers 24

Le 21 octobre 2012 (à Saint-Louis)
Packers 30, Rams 20

En éliminatoires : la série est égale 1-1.

Ravens de Baltimore c. Bills de Buffalo

L’affrontement en soirée entre Lamar Jackson et Josh Allen sera-t-il leur premier de plusieurs dans les séries éliminatoires ? Tous deux choisis au premier tour du repêchage de 2018, Jackson et Allen se sont déjà établis comme deux des bons quarts-arrières de la NFL et devraient le rester pour longtemps.

Allen et les Bills auront besoin d’un excellent plan de match offensif pour mettre fin à la saison des Ravens. En Marlon Humphrey et Marcus Peters, Baltimore possède des demis de coin capables de limiter la production de Stefon Diggs, qui occupe une énorme place dans l’attaque des Bills. Allen devra donc bien distribuer le ballon et sa lecture du jeu devra être vive et précise.

Devin Singletary n’a pas progressé de la façon dont l’espéraient les Bills depuis qu’ils l’ont choisi au troisième tour du repêchage il y a deux ans. Singletary aura toutefois la chance de se mettre en valeur, samedi soir, puisque l’autre principal demi offensif des Bills, Zack Moss, s’absentera en raison d’une blessure à une jambe. Moss avait effectué sept courses et attrapé quatre passes avant de quitter le match de samedi dernier, et était ainsi utilisé davantage que Singletary.

Comme il l’a fait face aux Colts d’Indianapolis, Allen devra également gagner un nombre appréciable de verges en quittant sa poche protectrice rapidement lorsque ses receveurs seront étroitement couverts par la tertiaire des Ravens, ce qui risque de se produire assez souvent. La défense des Ravens est un tantinet moins robuste qu’elle l’est normalement et l’imposant Allen devra en profiter.

PHOTO MARK KONEZNY, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Josh Allen (17), quart-arrière des Bills de Buffalo, s'apprête à lancer le ballon, le 3 janvier 2021.

Lorsque ce seront Jackson et les Ravens qui seront en possession du ballon, le joueur clé des Bills sera le secondeur intérieur Tremaine Edmunds, qui est la pierre angulaire de leur défense. Le joueur de troisième année devra être particulièrement actif afin de protéger les Bills du redoutable jeu au sol des Ravens. Edmunds et Matt Milano devront gagner leur bataille contre les demis Gus Edwards et J. K. Dobbins.

Mais il y a bien sûr Jackson, aussi. Le quart des Ravens est pratiquement impossible à arrêter lorsqu’il court à pleine vitesse et sa force d’accélération est hors du commun. Plutôt que de chercher à le plaquer derrière la ligne de mêlée, les joueurs du front défensif des Bills devraient s’assurer de protéger leurs corridors de course respectifs pour empêcher Jackson de quitter celle-ci.

À l’extérieur, Tre’Davious White devrait réussir à contenir l’explosif Marquise Brown, tandis que les demis de sûreté Jordan Poyer et Micah Hyde devront mettre l’épaule à la roue contre la course, tout en gardant un œil sur le toujours très efficace Mark Andrews, l’un des cinq meilleurs ailiers rapprochés du football américain.

Il serait assez étonnant que ce match ne soit pas décidé dans les dernières minutes de jeu. Ultimement, c’est un revirement ou encore un long gain qui pourrait départager les Bills et les Ravens, qui ont respectivement gagné leurs sept et six dernières parties. La formation de Sean McDermott a le vent en poupe et pourra compter sur une partie de sa « Bills Mafia » dans les gradins à Orchard Park. Les Bills, à l’arraché, dans un match qui devrait être captivant d’un bout à l’autre.

Notre prédiction : Ravens 23, Bills 26


Samedi, 20 h 15, au Bills Stadium

Ravens de Baltimore


Fiche : 11-5 (1-0 en séries)
Points marqués (en saison) : 468 (29,3 par match) – 7e rang de la NFL
Points accordés (en saison) : 303 (18,9 par match) – 2e rang de la NFL

Bills de Buffalo

Fiche : (13-3) (1-0 en séries)
Points marqués (en saison) : 501 (31,3 par match) – 2e rang de la NFL
Points accordés (en saison) : 375 (23,4 par match) – 16e rang de la NFL

Les trois derniers affrontements

Le 8 décembre 2019 (à Buffalo)
Ravens 24, Bills 17

Le 9 septembre 2018 (à Baltimore)
Bills 3, Ravens 47

Le 11 septembre (à Baltimore)
Bills 7, Ravens 13

En éliminatoires : Il s’agira du premier match éliminatoire entre les deux équipes.

Browns de Cleveland c. Chiefs de Kansas City

À leur premier match éliminatoire en 18 ans, dimanche dernier, les Browns ont reçu un beau cadeau des Steelers, qui se sont autodétruits comme eux seuls savent le faire. Mais les Browns n’ont rien volé et ont suffisamment bien joué pour obtenir leur billet d’avion pour Kansas City.

Le jeu au sol des Browns a été plus qu’efficace à Pittsburgh malgré une ligne offensive qui était affaiblie par l’absence du garde Joel Bitonio (COVID-19) et la perte du bloqueur Jack Conklin (ischio-jambier) tôt dans la rencontre. Bitonio devrait être à son poste contre les Chiefs, mais la présence de Conklin est incertaine.

Les demis offensifs Nick Chubb et Kareem Hunt devront être aussi productifs sinon plus contre les Chiefs. Car plus Patrick Mahomes passera de temps sur les lignes de touche, meilleures seront les chances des Browns de causer une autre surprise. Il sera essentiel pour eux de gagner le temps de possession, et par un écart considérable.

Baker Mayfield joue du football gagnant depuis le mois d’octobre. Il ne force aucune passe et commet très peu d’erreurs, et distribue bien le ballon.

PHOTO CHARLES LECLAIRE, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Baker Mayfield (6), quart-arrière des Browns de Cleveland, s'échappe avec le ballon, le 10 janvier dernier.

L’arrivée à Cleveland de l’entraîneur-chef Kevin Stefanski, qui est de retour à son poste après avoir raté le match du week-end dernier parce qu’il était infecté à la COVID-19, a manifestement grandement aidé à la progression de Mayfield.

Lorsque le quart-arrière des Browns doit réussir des passes dans les moments cruciaux, il y parvient généralement, souvent à Jarvis Landry, l’un des joueurs les plus sous-estimés de la NFL. Landry a toujours joué dans l’ombre de son coéquipier Odell Beckham fils, même lorsqu’ils évoluaient avec les Tigers de LSU. Or, il est un meilleur joueur. Moins talentueux, peut-être, mais certainement plus durable et productif.

Plus forte que « sur papier »

La défense des Chiefs a connu une bonne saison sans qu’on parle trop d’elle. Elle a notamment terminé dixième pour les points accordés et les revirements, et a rarement été déclassée par une attaque, ce qui n’a pas toujours été le cas au cours des dernières saisons.

Les meilleurs joueurs de l’unité demeurent le plaqueur Chris Jones et le demi de sûreté Tyrann Mathieu. Steve Spagnuolo est l’un des coordonnateurs défensifs qui utilisent le plus de joueurs différents dans la NFL et, à l’exception de Jones et de Mathieu, peu de joueurs défensifs se démarquent avec constance chez les Chiefs. Cette défense est plus forte sur le terrain qu’elle l’est « sur papier ».

Le travail d’une défense est évidemment simplifié lorsqu’elle peut compter sur une attaque dévastatrice comme celle des Chiefs. On joue mieux lorsqu’on sait que  marquer des points n’est jamais un problème.

Menée par Mahomes, Tyreek Hill et Travis Kelce, l’attaque des Chiefs réussit presque toujours à marquer un touché lorsqu’elle doit absolument le faire. Hill et Kelce, qui forment une formidable paire de cibles pour Mahomes comme on n’en retrouve pas ailleurs dans la ligue, ont totalisé 26 touchés cette saison. Ils doivent constamment être couverts par deux joueurs pour être ralentis.

En plus de Kelce et de Hill, Mecole Hardman et Demarcus Robinson ont également capté plus de 40 passes chacun, et Sammy Wakins et Clyde Edwards-Helaire l’auraient fait eux aussi s’ils n’avaient pas raté six et trois matchs respectivement. Edwards-Helaire (hanche et cheville) s’est entraîné cette semaine et devrait être en uniforme, mais c’est moins clair dans le cas de Watkins (mollet).

Protégeant une grosse avance, la tertiaire des Browns a accordé plus de 500 verges à Ben Roethlisberger. Denzel Ward sera toutefois de retour dans la formation, lui qui est l’un des bons demis de coin du circuit et le deuxième joueur défensif de l’équipe après Myles Garrett.

Les Browns ont réussi quatre interceptions dimanche dernier et devront vraisemblablement provoquer quelques revirements à nouveau afin de surprendre les Chiefs, qui disputeront quant à eux leur premier match du tournoi.

L’équipe d’Andy Reid tentera de devenir la première depuis les Patriots de la Nouvelle-Angleterre en 2003 et 2004 à gagner le Super Bowl deux années de suite. Mike Tomlin, Roethlisberger et les Steelers ont empilé les gaffes et les mauvaises décisions. Reid, Mahomes et les Chiefs ne seront pas aussi généreux et brouillons.

Notre prédiction : Browns 17, Chiefs 31

Dimanche, 15 h, au Arrowhead Stadium, à Kansas City

Browns de Cleveland

Fiche : 11-5 (1-0 en séries)
Points marqués (en saison) : 408 (25,5 par match) – 14e rang de la NFL
Points accordés (en saison) : 419 (26,2 par match) – 22e rang de la NFL

Chiefs de Kansas City

Fiche : 14-2 (0-0 en séries)
Points marqués : 473 (29,6 par match) – 6e rang de la NFL
Points accordés : 362 (22,6 par match) – 10e rang de la NFL

Les trois derniers affrontements

Le 4 novembre 2018 (à Cleveland)
Chiefs 37, Browns 21

Le 27 décembre 2015 (à Kansas City)
Browns 13, Chiefs 17

Le 27 octobre 2013 (à Kansas City)
Browns 17, Chiefs 23

En éliminatoires : Il s’agira du premier affrontement entre les deux équipes.

Buccaneers de Tampa c. Saints de la Nouvelle-Orléans

Difficile de demander mieux comme clou du week-end : un choc entre les deux plus prolifiques quarts-arrières de l’histoire et deux équipes qui ont de très réalistes chances de soulever le trophée Lombardi, le 7 février.

Tom Brady contre Drew Brees. Les Buccaneers de Tampa Bay, construits pour remporter un championnat à très court terme, face aux Saints de La Nouvelle-Orléans, qui ont eu à encaisser des défaites crève-cœur comme peu d’autres équipes dans l’histoire ont eu à le faire au cours des dernières années et dont les chances de gagner le Super Bowl pour la deuxième fois n’ont jamais été aussi bonnes. Ça promet !

Puisqu’ils font partie de la même division, il s’agira du troisième match de l’année entre les Bucs et les Saints. Le dernier, disputé le 8 novembre à Tampa Bay, nous avait laissé sur notre appétit. Devant les yeux de l’Amérique entière lors d’un match en heure de grande écoute, Brady et les Bucs avaient subi une cinglante défaite de 38-3.

PHOTO JULIO CORTEZ, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Tom Brady (12), quart-arrière des Buccaneers de Tampa Bay, s'apprête à lancer le ballon, le 9 janvier dernier.

Quelques semaines après cette humiliation, les Buccaneers ont coup sur coup perdu par une marque identique de 27-24 face aux Rams de Los Angeles et aux Chiefs de Kansas City, des matchs qui n’ont pas été chaudement disputés contrairement à ce que l’on pourrait croire en regardant le score final. Les Bucs semblaient se diriger tout droit vers le désastre.

C’est à partir de ce moment que tout a changé. La formation de Bruce Arians a gagné ses cinq derniers matchs par une marque cumulative de 179-98 depuis, dont une victoire de 31-23 au premier tour éliminatoire, samedi dernier, à Washington.

Dans ces cinq victoires, Brady a réussi 116 de ses 176 passes (65,9 %) pour des gains de 1714 verges (moyenne de 342,8 par match) et a totalisé 14 passes de touché contre une seule interception. C’est à des chiffres comme ceux-là qu’on s’attendait compte tenu de l’arsenal dont Brady dispose.

Les Saints possèdent de très bons demis défensifs. Marshon Lattimore et Janoris Jenkins sont des demis de coin à la fois robustes et bons en couverture. Le trio de demis de sûreté formé de Malcolm Jenkins, C. J. Gardner-Johnson et Marcus Williams donne des options au coordonnateur Dennis Allen. Ces joueurs devraient être en mesure de faire du bon boulot aux dépens de Mike Evans, Chris Godwin et Rob Gronkowski.

En grande partie grâce au secondeur Demario Davis, les Saints devraient également bien faire contre le jeu au sol des Bucs. Le facteur X, c’est Antonio Brown. Malgré une utilisation limitée, Brown ressemble de plus en plus au receveur dominant qu’il était avec les Steelers de Pittsburgh et il a inscrit cinq touchés à ses quatre derniers matchs. On a l’impression que les Bucs vont l’utiliser beaucoup plus qu’ils ne l’ont fait jusqu’à présent, dimanche soir.

Si les Saints perdent la bataille sur la ligne de mêlée comme l’a fait Washington le week-end dernier, il sera difficile pour eux de limiter Brady et les Bucs à moins de 30 points. Des joueurs comme Cameron Jordan, Alex Anzalone, David Onyemata, Malcolm Brown et Sheldon Rankins devront tous connaître une grosse soirée. Et ça aiderait si Marcus Davenport profitait de cette rencontre pour sortir de sa coquille. Les Saints ont sacrifié deux choix de premier tour afin de pouvoir le repêcher en 2018 et l’ailier défensif ne totalise que 12 sacs en 37 parties.

La confrontation entre l’attaque des Buccaneers et la défense des Saints sera un vrai délice pour les amateurs de football. Et ce sera la même chose lorsque Brees aura le ballon.

De quelle façon Sean Payton, entraîneur-chef et grand patron de l’attaque des Saints, pourrait-il avoir le dessus sur la défense du coordonnateur Todd Bowles ? En la battant d’astuce et en restant imprévisible tout au long du match. Ça tombe bien, ce sont précisément les plus grandes qualités de Payton lorsqu’il dirige une attaque.

En Devin White et Lavonte David, les Buccaneers ont des secondeurs capables de rivaliser avec Alvin Kamara. Le spectaculaire demi offensif des Saints jouera un rôle important comme d’habitude, mais Michael Thomas, Emmanuel Sanders, Taysom Hill, Jared Cook, Deonte Harris et Latavius Murray devront tous toucher au ballon à plusieurs reprises.

Surtout, la ligne offensive des Saints devra contrôler l’action sur la ligne de mêlée comme elle le fait si bien presqu’à tous ses matchs. Si Jason Pierre-Paul, Shaquil Barrett et Ndamukong Suh ne parviennent pas à ennuyer Brees, les Saints pourraient exploiter une tertiaire qui demeure très verte.

Ces équipes n’ont pratiquement aucune faiblesse et leur seul objectif est de gagner le Super Bowl, ce à quoi elles peuvent toutes deux réalistement aspirer. L’intensité devrait donc être digne des plus grands matchs éliminatoires de l’histoire, les gradins garnis en moins. Le suspense devrait nous garder en haleine jusqu’au dernier coup de sifflet.

À l’inverse de celui des Buccaneers, le noyau de joueurs des Saints joue ensemble depuis plusieurs années. En fin de compte, ce sont toutes les batailles que ces joueurs ont livrées ensemble qui leur permettront de puiser le petit extra qui fera pencher la balance au quatrième quart.

Notre prédiction : Buccaneers 27, Saints 30

Dimanche, 18 h 40, au Mercedes-Benz Superdome, en Nouvelle-Orléans

Buccaneers de Tampa Bay

Fiche : 11-5 (1-0 en séries)
Points marqués (en saison) : 492 (30,8 par match) – 3e rang de la NFL
Points accordés (en saison) : 355 (22,2 par match) – 8e rang de la NFL

Saints de La Nouvelle-Orléans

Fiche : 12-4 (0-0 en séries)
Points marqués : 482 (30,1 par match) – 5e rang de la NFL
Points accordés : 337 (21,1 par match) – 5e rang de la NFL

Les trois derniers affrontements

Le 8 novembre 2020 (à Tampa Bay)
Saints 38, Buccaneers 3

Le 13 septembre 2020 (La Nouvelle-Orléans)
Buccaneers 23, Saints 34

Le 17 novembre 2019 (à Tampa Bay)
Saints 34, Buccaneers 17

En éliminatoires : Il s’agira du premier affrontement entre les deux équipes.