(Montréal) André Bolduc ne sait pas s’il y aura une saison 2020, mais s’il y en a une, il est sûr de voir ses protégés dans le champ-arrière offrir de bonnes performances.

Frédéric Daigle
La Presse canadienne

Participant à une vidéoconférence avec les médias montréalais vendredi, l’entraîneur-chef adjoint et entraîneurs des demis à l’attaque des Alouettes a exprimé toute la confiance qu’il a en son groupe.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

L’entraîneur du champ arrière André Bolduc, au camp d’entraînement des Alouettes de Montréal le 15 mai 2019.

« Je suis super satisfait du groupe que j’ai, a-t-il souligné. J’ai un groupe vraiment équilibré : j’ai trois demis américains, dont deux avec beaucoup d’expérience. »

J’ai un bon jeune en Dominick Bragalone. C’est un train ce gars-là ; quand j’ai fait du film sur lui, il ne tombait jamais.

L’entraîneur des demis à l’attaque André Bolduc

PHOTO UNIVERSITÉ LEHIGH

Dominick Bragalone.

« J’ai trois Canadiens ; de l’expérience et de la jeunesse. On a Jeshrun Antwi qui arrive de Calgary qui a fait le camp l’an passé et on a un choix de repêchage (Colton Klassen) qui arrive de Saskatchewan. Puis j’ai mes trois centres-arrières canadiens de grande qualité : Spencer Moore, Christophe Normand et Étienne Moisan, ’le jeune’ du groupe. »

Deux joueurs autonomes

Bolduc s’est particulièrement réjoui des embauches de James Wilder fils et de Tyrell Sutton sur le marché des joueurs autonomes, lui qui avait confié à la fin de la saison vouloir « un cheval de trait » capable de gruger les verges et de prendre plusieurs répétitions pour combler la perte de William Stanback, parti dans la NFL.

Il est d’ailleurs convaincu que Wilder, qui a connu une baisse de régime au cours des deux dernières campagnes avant d’être libéré par les Argonauts, pourra rebondir à Montréal.

PHOTO COLE BURSTON, THE CANADIAN PRESS

André Bolduc croit que James Wilder (33) peut rebondir à Montréal, après deux saisons décevantes à Toronto.

« Ça lui prend la confiance de ses entraîneurs. C’est ce dont il a besoin, a noté Bolduc. Dès qu’on l’a signé, je l’ai texté. Je lui ai dit que je voulais le prendre en mains afin qu’il se concentre sur le football et qu’il évite les frustrations. Je lui ai dit qu’il était très désiré. On a annoncé dès son embauche qu’il serait le remplaçant de Stanback, puis on a amené de la compétition en Tyrell Sutton. »

Si Wilder fait ce qu’il a à faire et qu’on lui donne confiance – on ne lui a pas promis de minimum d’utilisation par rencontre, mais on lui a promis toutes les chances de se mettre en valeur – il peut être un des meilleurs joueurs de la ligue.

André Bolduc

Optimiste pour septembre

Faisant écho aux propos qu’a tenus son président, Mario Cecchini, à La Presse canadienne jeudi, Bolduc croit qu’une reprise des activités en septembre se veut le meilleur scénario possible pour la LCF en 2020.

« Comme tout le monde, je voyais venir cette annonce avec tous les évènements actuels. Je ne voyais pas comment on aurait pu aller à Montréal (cette semaine) débuter le camp dans une période comme celle-là. On s’adapte à tout ça et on a une pensée pour tous les gens qui ont perdu leur travail. »

Il avoue que la présente semaine, alors que le camp des Alouettes aurait dû battre son plein, est bizarre pour le groupe d’entraîneurs.

« Nous avons eu une réunion mardi. Nous en avons parlé. On ne cesse de se texter. Chaque jour est un peu plus difficile : on se parle de ce qu’on devrait être en train de faire présentement, évaluer les jeunes, les nouveaux venus. Mais il n’y a rien qu’on puisse faire. C’est le plus difficile, d’attendre.

« Habituellement, après la fête des Mères, je fais mes bagages. Même à la maison, il y a une adaptation. Je suis ici, mon fils (Thomas, quart-arrière avec le Rouge et Or de l’Université Laval) aussi. Je suis plein d’énergie et j’ai l’impression de déranger ! Je tente de faire passer cette énergie à l’extérieur », a expliqué Bolduc, qui est affairé... à doter le domicile familial d’une nouvelle pergola.

Départ d’André Bellefeuille

Même au niveau du groupe d’entraîneurs des Alouettes on doit apporter des ajustements en raison du départ de l’entraîneur de la ligne à l’attaque Marcel Bellefeuille.

« C’est un excellent coach, expérimenté, avec une belle personnalité attachante. Des gars comme ça vont avoir des opportunités, l’a louangé Bolduc. Ottawa en plus, c’est sa ville. Il va poursuivre sa passion chez lui. Par contre, ça n’a pas été une décision facile. On s’est parlé hier et il a longuement réfléchi, mais au final, il a fait ce qui était le mieux pour lui.

Sera-t-il remplacé par les Alouettes ?

« On s’est parlé, Khari Jones et moi, en début de semaine, et on a le temps de le faire. On va voir ce que la ligue va faire avec les dates, ce n’est pas quelque chose qui presse. On a tout de même tâté le terrain auprès de gens compétents qui sont disponibles. »