La semaine dernière, on vous suggérait des lectures qui traçaient le parcours de personnages marquants du football québécois. Cette fois, ce sont des livres portant sur la NFL (en anglais) qui vous sont proposés.

Miguel Bujold Miguel Bujold
La Presse

The Chicago Bears and Super Bowl XX – The Rise and Self-Destruction of the Greatest Football Team in History, de John Mullin

La domination des Bears sur le reste de la NFL au milieu des années 80 n’a pas duré très longtemps. Mais elle a été ô combien spectaculaire. Personnages plus grands que nature, controverses et zizanie étaient tous au rendez-vous dans la Ville des vents. Ça n’a bien sûr pas empêché l’équipe de Mike Ditka d’entrer dans la légende. En terminant la lecture du livre, une seule conclusion s’impose : cette équipe aurait dû gagner plus qu’un championnat.

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The Chicago Bears and Super Bowl XX, de John Mullin

The Genius, de David Harris

Bill Walsh était une personne complexe. Froid et distant, l’ancien entraîneur-chef des 49ers de San Francisco était tout de même très apprécié par les rares personnes qui le connaissaient intimement. Mort en 2007 des suites d’une leucémie, Walsh a été le grand artisan de l’une des plus grandes dynasties du sport nord-américain et a révolutionné son sport. Walsh et son successeur George Seifert ont mené les 49ers à cinq titres du Super Bowl.

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The Genius, de David Harris

Parcells – A Football Life, de Bill Parcells et Nunyo Demasio

Comme Bill Walsh, Bill Parcells est un entraîneur qui a marqué les années 80 et 90. Mentor de Bill Belichick, qui a longtemps été son coordonnateur défensif, Parcells a gagné le Super Bowl deux fois à la tête des Giants de New York, puis a conduit les Patriots de la Nouvelle-Angleterre à la deuxième participation en finale de leur histoire, une défaite aux mains des Packers de Green Bay (saison 1996). Irascible, Parcells n’a jamais fait l’unanimité. En revanche, certains joueurs, dont le grand Lawrence Taylor, ne juraient que par celui que l’on surnomme « Big Tuna ». Et Parcells rendait la pareille à ses chouchous, qu’il appelait affectueusement « My guys ».

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Parcells, de Bill Parcells et Nunyo Demasio

The Ones Who Hit the Hardest – The Steelers, the Cowboys, the ’70s and the Fight for America’s Soul, de Chad Millman et Shawn Coyne

Il n’y a que deux équipes qui se sont affrontées au Super Bowl trois fois, les Cowboys de Dallas et les Steelers de Pittsburgh. C’est d’ailleurs en grande partie grâce aux deux finales qu’ils se sont disputé dans les années 70 que le Super Bowl a immensément gagné en popularité. The Ones Who Hit the Hardest raconte la rivalité entre les deux clubs, de même que leurs différences philosophiques. D’un côté, il y avait les systèmes de jeu avant-gardistes et sophistiqués des Cowboys et une ville en plein essor économique, Dallas ; de l’autre, il y avait une ville de cols bleus, Pittsburgh, et une équipe construite autour du « Steel Curtain » et une attaque qui allait envoyer cinq joueurs au Temple de la renommée.

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The Ones Who Hit the Hardest, de Chad Millman et Shawn Coyne

Boys Will Be Boys – The Glory Days and Party Nights of the Dallas Cowboys Dynasty, de Jeff Pearlman

Impossible de dresser une quelconque liste des meilleurs livres qui parlent de la NFL sans inclure ce bijou de l’excellent Jeff Pearlman. Très peu d’équipes dans l’histoire ont été aussi puissantes que l’ont été les Cowboys de 1992 à 1995. Et très peu d’équipes ont eu des années aussi mouvementées à l’extérieur du terrain. Écrit d’une main de maître, Boys Will Be Boys se dévore.

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Boys Will Be Boys, de Jeff Pearlman

Badasses – The Legend of Snake, Foo, Dr. Death, and John Madden’s Oakland Raiders, de Peter Richmond

Lorsqu’on parle des grandes équipes des 50 dernières années, on oublie souvent les Raiders d’Oakland. Pourtant, de 1967 (alors qu’ils faisaient partie de l’AFL) à 1985, les Raiders ont gagné le Super Bowl trois fois 0 et leur fiche cumulative en saison a été de 198-70-7. Badasses se concentre toutefois sur l’époque où John Madden dirigeait les Raiders, qui excellaient dans deux choses : gagner des matchs et faire la fête jusqu’aux petites heures – souvent le même jour.

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Badasses, de Peter Richmond

Hail to the Redskins – Gibbs, the Diesel, the Hogs and the Glory Days of D.C.’s Football Dynasty, d’Adam Lazarus

Une autre équipe qui ne reçoit pas la publicité qu’elle devrait. Parce qu’il y a eu Joe Montana et les 49ers, les Bears de 1985, et même les Giants de Bill Parcells, le succès des Redskins de Washington dans les années 80 est souvent passé sous silence. Or, Joe Gibbs a mené sa formation à quatre participations au Super Bowl, dont trois victoires. Le plus remarquable, c’est que chacun de leurs trois titres a été remporté par un quart-arrière différent (Joe Theismann, Doug Williams et Mark Rypien). Plusieurs histoires intéressantes sont racontées dans Hail to the Redskins, dont celle du porteur de ballon John Riggins, qui a connu ses meilleurs moments dans la trentaine, et du chasseur de quarts Dexter Manley, qui a connu une très bonne carrière en dépit de ses problèmes de consommation.

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Hail to the Redskins, d’Adam Lazarus