La NFL ne dort jamais très longtemps. Le « combine » annuel débutera le 23 février, puis suivront le marché de l’autonomie en mars et le repêchage en avril. Au lendemain du défilé du Super Bowl à Kansas City, voici 10 dossiers à suivre au cours de « l’autre » saison de la NFL.

Miguel Bujold Miguel Bujold
La Presse

1. TOM BRADY

Les conjectures vont bon train en ce qui concerne le dossier Tom Brady. Le légendaire quart-arrière pourrait obtenir son autonomie pour la toute première fois de sa carrière le 18 mars. Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre seraient prêts à le payer 30 millions par saison, dit-on. Mais ne serait-ce que pour une seule année, Brady devrait insister afin d’être le joueur le mieux rémunéré de la NFL en 2020. Puisque Russell Wilson touche 35 millions par saison, Brady pourrait exiger un salaire de 36 ou 37 millions. Patrick Mahomes le dépassera bien assez vite… Les Raiders de Las Vegas et les Chargers de Los Angeles sont des destinations logiques et s’intéresseraient à Brady.

2. PATRICK MAHOMES

Les Chiefs pourraient choisir d’imposer la ligne dure à Mahomes puisqu’ils sont techniquement assurés de pouvoir l’avoir dans leur formation pour les cinq prochaines années même s’ils ne signent pas de nouvelle entente. Il a un contrat pour 2020, puis les Chiefs pourraient se prévaloir d’une année d’option en 2021 et le désigner joueur de franchise (franchise tag) à chacune des trois années suivantes. Ce n’est toutefois pas le genre des Chiefs, et Mahomes a dit qu’il souhaitait rester à Kansas City durant toute sa carrière. Il est presque assuré que le salaire annuel de Mahomes sera d’au moins 40 millions. Et plus les Chiefs attendront, plus le prix s’approchera de 50 millions par année.

PHOTO SHANNON STAPLETON, ARCHIVES REUTERS

Patrick Mahomes

3. LA CONVENTION COLLECTIVE

Il ne reste plus qu’une année à écouler à la convention collective actuelle. Les propriétaires ont bon espoir qu’un nouveau pacte sera conclu sous peu, mais les joueurs seraient réticents à accepter de jouer un ou deux matchs supplémentaires par saison. On raconte que les propriétaires seraient toutefois prêts à faire des concessions importantes en retour : moins de matchs préparatoires, plus d’argent dans les poches des joueurs et une liberté accrue pour les joueurs quant à la consommation de cannabis, notamment. Le plafond salarial pour chacune des équipes sera approximativement de 200 millions en 2020. Ne soyez pas étonnés s’il dépasse 300 millions dans quelques années.

4. LAS VEGAS ET LOS ANGELES

Les Raiders disputeront leur première saison à Las Vegas en 2020 et viseront sûrement un ou deux coups de circuit afin d’amorcer ça en grand. Tom Brady et le propriétaire des Raiders, Mark Davis, ont jasé ensemble lors d’un récent gala de l’UFC à Las Vegas. Peu de temps après, des rumeurs ont commencé à circuler au sujet de l’intérêt des Raiders pour le quart-arrière. Ça ne semble d’ailleurs qu’une question de temps avant que l’association entre Jon Gruden et Derek Carr ne prenne fin. Les Rams et les Chargers s’installeront quant à eux dans le nouveau SoFi Stadium, à Los Angeles. Les Chargers en particulier auront besoin d’un coup d’éclat, eux qui tardent à établir une base de partisans solide dans leur nouvelle ville.

5. DREW BREES ET PHILIP RIVERS

Selon les informations qui circulent, Philip Rivers poursuivra sa carrière dans une autre équipe que les Chargers. La possibilité qu’il remplace Tom Brady chez les Patriots si ce dernier quitte la Nouvelle-Angleterre a d’ailleurs déjà été évoquée. De son côté, Drew Brees veut s’accorder le temps nécessaire avant de décider s’il prendra sa retraite. Brees a toutefois indiqué qu’il jouera avec les Saints de La Nouvelle-Orléans s’il choisit de poursuivre sa carrière. S’il raccroche plutôt ses crampons, les Saints choisiront peut-être de réembaucher Teddy Bridgewater, qui pourrait devenir joueur autonome en mars. Une autre possibilité serait de donner une chance à leur homme-orchestre Taysom Hill.

PHOTO TOMMY GILLIGAN, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Philip Rivers

6. LES ANCIENS « KILLER BEES »

Il n’y a pas si longtemps, Ben Roethlisberger, Le’Veon Bell et Antonio Brown formaient le noyau de l’une des attaques les plus explosives de la ligue. Il y a à présent de l’incertitude autour de chacun des trois joueurs, qui étaient surnommés les killer bees. Roethlisberger se remet d’une intervention au coude droit et on ne sait toujours pas s’il sera en mesure d’être le quart des Steelers de Pittsburgh en 2020. Les Jets de New York échangeront probablement Bell un an après lui avoir accordé un contrat à long terme. Et personne ne sait de quelle façon la saga entourant Brown prendra fin. Brown est libre de signer un contrat avec l’équipe de son choix, mais il reste à voir si une organisation prendra le risque de l’embaucher. Le receveur risque également d’être suspendu par la NFL, ce qui complique encore plus la situation.

7. LA CONFÉRENCE NATIONALE

S’ils ont une bonne attitude, Bell et Brown pourraient être la pièce manquante pour l’une des équipes qui semblent n’être qu’à un ou deux joueurs près de pouvoir tout rafler. Plusieurs de ces équipes se trouvent du côté de la Conférence nationale. Les 49ers de San Francisco devraient se maintenir parmi les poids lourds, tandis que les Seahawks de Seattle, les Saints de La Nouvelle-Orléans et les Packers de Green Bay possèdent tous de très bonnes formations. Même les Vikings du Minnesota, les Eagles de Philadelphie, les Cowboys de Dallas, les Rams de Los Angeles et les Bears de Chicago auront des aspirations légitimes en 2020. C’est sans parler de jeunes équipes qui pourraient brouiller les cartes comme les Cardinals de l’Arizona, les Buccaneers de Tampa Bay et les Giants de New York. Bien que les deux derniers champions du Super Bowl soient provenus de l’Américaine, dans l’ensemble, la Nationale est nettement plus forte.

8. DALLAS ET CLEVELAND

Les Cowboys de Dallas ont un nouvel entraîneur-chef pour la première fois depuis une décennie. L’ancien pilote des Packers de Green Bay Mike McCarthy a été embauché pour remplacer Jason Garrett après que les Cowboys eurent perdu 8 de leurs 13 derniers matchs. Les attentes seront élevées pour une équipe qui devrait normalement être à son apogée au cours des deux ou trois prochaines années. À Cleveland, les Browns ont montré la porte de sortie à Freddie Kitchens après une seule saison, qui a été un fiasco sur toute la ligne. C’est l’ancien coordonnateur offensif des Vikings, Kevin Stefanski, qui a pris sa place. Parmi les équipes qui auront des choses à se faire pardonner en 2020, les Browns et les Cowboys viennent au sommet de la liste.

9. JOE BURROW

Ce sera la quatrième fois de leur histoire que les Bengals de Cincinnati auront le premier choix du repêchage s’ils ne l’échangent pas, le 23 avril prochain. La dernière fois, en 2003, ils avaient repêché Carson Palmer. Les probabilités sont excellentes qu’ils sélectionneront un autre quart-arrière cette année et cet homme devrait être Joe Burrow, qui a remporté le trophée Heisman et mené les Tigers de LSU à un championnat national. Si une équipe désireuse d’obtenir Burrow offrait mer et monde aux Bengals, pourraient-ils se laisser tenter ? Ça semble très peu probable. Les Bengals ont besoin d’un quart-arrière de premier plan et doivent redonner une lueur d’espoir à leurs partisans.

PHOTO DAVID J. PHILLIP, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Joe Burrow

10. TUA TAGOVAILOA

C’est une quasi-certitude que Joe Burrow sera le premier espoir repêché dans un peu plus de deux mois, mais à quel rang sera choisi Tua Tagovailoa ? C’est Tagovailoa qui était vu comme le futur premier choix de l’encan de 2020 avant le début de la saison dernière et non Burrow. Tagovailoa a brillé avec le Crimson Tide d’Alabama avant de subir une sérieuse blessure à une hanche il y a quelques mois. Il devrait être toutefois guéri de sa blessure la saison prochaine et devrait être le deuxième quart-arrière sélectionné. Mais pour le moment, Tagovailoa est la carte cachée du repêchage.