(Columbus) Ben Roethlisberger croit que tout le monde doit se calmer un peu. Les Steelers de Pittsburgh vont bien.

Mitch Stacy
The Associated Press

Après deux défaites consécutives des Steelers (11-2), certains détracteurs et autres partisans pessimistes entrevoient déjà un échec cuisant en éliminatoires. Roethlisberger tente de raisonner tout le monde.

« Cette équipe est spéciale. Cette saison n’est pas terminée, a-t-il confié. Tout le monde doit respirer par le nez. Je sais que c’est un peu fou en ce moment. Mais je veux que tout le monde respire par le nez. Nous avons encore du temps [pour nous replacer]. C’est ce que je crois. Prenez une profonde respiration, et préparons-nous pour la semaine qui s’en vient. »

Les défaites contre l’équipe de football de Washington et les Bills de Buffalo se sont produites après que les Steelers eurent enregistré 11 victoires de suite pour entamer la saison — et Roethlisberger qui semblait filer tout droit vers le titre de joueur par excellence de la NFL. La formation de Pittsburgh est déjà assurée de participer aux éliminatoires, donc il s’agit maintenant de décrocher le titre de section et de se positionner avantageusement pour les matchs d’après-saison.

Certaines failles sont toutefois apparues dernièrement. Les Steelers n’ont atteint le plateau des 50 verges de gains au sol que deux fois à leurs sept derniers matchs, un constat qui déséquilibre l’attaque menée par le vétéran quart âgé de 38 ans. La défense décimée des Steelers a aussi permis aux Bills de l’emporter 26-15 la semaine dernière.

Roethlisberger, qui a traversé sa part de hauts et de bas au fil de ses 17 saisons avec les Steelers, croit que ses coéquipiers et lui seront prêts pour les éliminatoires. Ils disposent de beaucoup de temps pour colmater les brèches, et ce à commencer par lundi soir contre les pitoyables Bengals (2-10-1) de Cincinnati.

Ce que je me dis sans cesse, c’est que ce n’est pas la fin du monde. Il reste trois matchs à disputer en saison régulière. Nous sommes assurés de participer aux éliminatoires. Nous disposons de trois semaines pour régler tous les petits problèmes, pour renverser la vapeur, pour nous donner la meilleure chance d’atteindre notre objectif ultime, qui est de remporter le Super Bowl. Si nous commencions les éliminatoires demain matin, alors peut-être qu’il y aurait une raison de paniquer, alors il faut qu’on se retrousse les manches et qu’on trouve des solutions.

Ben Roethlisberger, quart-arrière des Steelers de Pittsburgh

Le plaqueur des Bengals Christian Covington est conscient que les Steelers seront affamés contre eux.

« Nous savons exactement ce qu’ils vivent en ce moment, a-t-il dit. Ils traversaient une bonne séquence, en étant invaincus, puis ils se sont mis à perdre de manière plutôt décevante, donc nous sommes conscients qu’ils seront affamés en sautant sur le terrain cette semaine. »

Les Steelers se rendront au stade Paul Brown pour y affronter les Bengals, qui connaissent une autre saison misérable après avoir vu plusieurs de leurs joueurs étoiles tomber au combat en cours de route. Le quart recrue Joe Burrow a subi une importante blessure à un genou le 22 novembre, et les Bengals ont perdu leurs trois matchs depuis ce temps pour porter leur série de revers à cinq.

Et les Steelers ont défait Burrow et ses Bengals 36-10 le 15 novembre. Cette fois-ci, la défense des Steelers sera confrontée au quart no 3 Ryan Finley — le quart no 2 des Bengals Brandon Allen a subi une blessure le week-end dernier —, qui n’a pris part qu’à trois parties cette saison.

« Il faut qu’on détermine quels éléments nous avons sous la main, et que nous fourbissions nos armes en vue de la bataille qui s’en vient, a mentionné l’entraîneur-chef des Steelers Mike Tomlin. Nous nous attendons à ce que les Bengals donnent tout ce qu’ils ont. C’est une rivalité naturelle. Ils auront l’opportunité de connaître un moment de joie, au cœur d’une saison qui a été difficile pour eux. »