Les équipes de la NFL ont marqué 25,3 points par match en moyenne au cours des neuf premières semaines d’activités, un sommet dans l’histoire à ce stade de la saison. Après neuf semaines en 2018, les équipes avaient inscrit une moyenne de 24 points par rencontre. Le jeu offensif n’a jamais pris plus de place et ça se reflète dans les courses aux honneurs individuels, alors qu’il y a plus de candidats de choix dans les catégories offensives que dans les catégories défensives.

Miguel Bujold
Miguel Bujold La Presse

Joueur par excellence

Russell Wilson (Seahawks)

Patrick Mahomes a considérablement réduit l’écart qui le séparait de Wilson dans la course au joueur par excellence, mais pour le moment, donnons l’avantage au quart-arrière des Seahawks. Wilson est un peu moins bien entouré que ne l’est Mahomes chez les Chiefs, et avec 28 passes de touché en 8 matchs, il pourrait menacer la marque de Peyton Manning, qui avait réussi 55 passes de touché en 2013. Wilson n’a jamais reçu un seul vote pour le titre de joueur par excellence. Pourtant, très peu de joueurs ont été aussi importants pour le succès de leur équipe qu’il ne l’a été depuis son arrivée dans la NFL en 2012.

Mentions honorables : Patrick Mahomes (Chiefs), Aaron Rodgers (Packers) et Aaron Donald (Rams)

Meilleur joueur offensif

Derrick Henry (Titans)

PHOTO WADE PAYNE, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Le demi offensif Derrick Henry, des Titans du Tennessee

Pour les fins de l’exercice, excluons les quarts-arrières dans cette catégorie. D’autres demis offensifs connaissent d’excellentes saisons, mais la différence, c’est que celui des Titans est attendu de pied ferme par ses adversaires à chaque jeu. Les fronts défensifs et les secondeurs qui ont la mission d’arrêter ne peuvent lésiner sur l’intensité ou la force pour y parvenir. « King Henry » se dirige tout de même vers une saison d’approximativement 1700 verges au sol et a déjà inscrit huit touchés. À l’exception des quarts-arrières, aucun autre joueur offensif a un plus gros impact dans la NFL que lui.

Mentions honorables : Alvin Kamara (Saints), Davante Adams (Packers) et Dalvin Cook (Vikings)

Meilleur joueur défensif

Aaron Donald (Rams)

PHOTO KIRBY LEE, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Le plaqueur Aaron Donald, des Rams de Los Angeles

Les Rams sont deuxièmes pour les verges et les points en défense, et c’est en très, très grande partie grâce à Donald. Puisque le plaqueur est constamment opposé à deux joueurs, ses coéquipiers ont souvent le champ libre pour faire leur boulot et réussir des jeux. Le produit de l’Université de Pittsburgh a réussi neuf sacs en huit matchs, même s’il n’y a pas d’autre chasseur de quarts de premier plan chez les Rams. On semble se diriger vers une course entre Donald et T.J. Watt pour le titre du meilleur joueur défensif. Donald a reçu cette distinction en 2017 et 2018.

Mentions honorables : T.J. Watt (Steelers), Myles Garrett (Browns) et J.C. Jackson (Patriots)

Recrue offensive par excellence

Justin Herbert (Chargers)

PHOTO KIRBY LEE, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Le quart-arrière des Chargers de Los Angeles Justin Herbert

Quelques quarts (Herbert, Joe Burrow et Tua Tagovailoa) qui semblent voués à de très belles carrières ; un demi qui joue et produit comme s’il était à l’apogée de sa carrière (Clyde Edwards-Helaire) ; quelques bons joueurs de ligne (Jedrick Wills fils et Tristan Wirfs) ; et une longue liste d’ailiers espacés qui contribuent significativement au succès de leur équipe, dont Chase Claypool, Justin Jefferson et CeeDee Lamb. Non, ce ne sont pas les options qui manquent pour le titre de meilleure recrue en attaque. Du groupe, Herbert a toutefois été le plus impressionnant. Son coefficient d’efficacité de 104,7 le place au neuvième rang de la ligue, ce qui est remarquable pour une recrue.

Mentions honorables : Clyde Edward-Helaire (Chiefs), Joe Burrow (Bengals) et Chase Claypool (Steelers)

Recrue défensive par excellence

Chase Young (Washington)

PHOTO RICK SCUTERI, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

L’ailier défensif de l’équipe de Washington Chase Young

Contrairement à ce que l’on voit du côté de l’attaque, les candidats ne se bousculent pas au portillon pour le titre de recrue défensive par excellence. Choisi au deuxième rang du repêchage, Chase Young était le favori au départ et l’est encore au milieu de la saison. Mais on ne peut pas dire qu’il est un joueur dominant pour le moment. En sept matchs, l’ancien ailier défensif d’Ohio State a réussi 3,5 sacs et a provoqué un échappé. Il devrait normalement se démarquer un peu plus en deuxième moitié, lui qui a été ralenti par une blessure à l’aine en première moitié.

Mentions honorables : Antoine Winfield fils (Buccaneers), Patrick Queen (Ravens) et Julian Blackmon (Colts)

Plus beau retour de l’année

Alex Smith (Washington)

PHOTO GEOFF BURKE, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Le quart-arrière de l’équipe de Washington Alex Smith

C’est peut-être le choix le plus facile à faire. Smith a dû subir 17 interventions chirurgicales après la terrible blessure à la jambe droite qu’il a subie en novembre 2018. Les médecins ont même sérieusement envisagé l’option d’une amputation. Venu en relève à deux occasions depuis le début de la saison, le premier choix du repêchage de 2005 obtiendra son premier départ en deux ans, dimanche, à Detroit.

Mentions honorables : Ben Roethlisberger (Steelers), Todd Gurley (Falcons) et Cam Newton (Patriots)

Entraîneur-chef par excellence

Mike Tomlin (Steelers)

PHOTO MICHAEL AINSWORTH, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

L’entraineur-chef des Steelers Mike Tomlin

Ce titre est parfois similaire à ce que l’on voit dans la catégorie du meilleur réalisateur à la soirée des Oscars. Les cinéastes reçoivent parfois cet honneur davantage pour l’ensemble de leur œuvre que simplement pour leur dernier film – voir Martin Scorsese en 2007 avec The Departed. Même s’il a déjà gagné un Super Bowl et qu’il n’a jamais eu une saison perdante en 14 ans avec les Steelers, Tomlin n’a jamais été nommé entraîneur de l’année. Et ça aide que son équipe soit toujours invaincue, elle qui trouve le moyen de gagner des matchs serrés depuis le début de la saison. Le travail de Tomlin est également plus apprécié depuis que l’on comprend un peu mieux avec quoi il a dû composer lorsqu’Antonio Brown et Le’Veon Bell jouaient à Pittsburgh.

Mentions honorables : Andy Reid (Chiefs), Brian Flores (Dolphins) et Matt LaFleur (Packers).

Les prédictions de Miguel Bujold

Houston c. Cleveland : Cleveland
Washington c. Detroit : Detroit
Jacksonville c. Green Bay : Green Bay
Philadelphie c. Giants de N.Y. : Philadelphie
Tampa Bay c. Caroline : Tampa Bay
Denver c. Las Vegas : Las Vegas
Chargers c. L. A. à Miami : Miami
Buffalo c. Arizona : Arizona
Seattle c. Rams de L. A. : Rams de L. A.
San Francisco c. La Nouvelle-Orléans : La Nouvelle-Orléans
Cincinnati c. Pittsburgh : Pittsburgh
Baltimore c. Nouvelle-Angleterre : Baltimore
Minnesota c. Chicago : Chicago

Semaine dernière : 8-5
Total de la saison : 83-41-1

Trois matchs à ne pas rater

Tampa Bay c. Caroline, dimanche, 13 h

PHOTO COREY SIPKIN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Le quart-arrière des Buccaneers Tom Brady

C’est le match le plus prometteur à 13 h, alors que seulement cinq rencontres seront disputées dans cette case horaire, soit trois ou quatre de moins qu’en temps normal. Ça s’explique par le fait que le réseau CBS ne diffusera aucun match à 13 h, étant également le télédiffuseur du Masters. Les Buccaneers forment une bien meilleure équipe que ce que l’on a vu dimanche contre les Saints. Cela dit, ils ont des éléments à corriger et il leur sera essentiel de trouver la bonne « chimie » avant les éliminatoires. Peu d’équipes ont eu autant de nouveaux venus qu’eux en 2020. Pour ce qui est des Panthers, leur fiche de 3-6 ne leur rend pas justice. Ils jouent du bon football et devraient avoir une ou deux victoires de plus. Ils représenteront un bon test pour une équipe qui doit assurément avoir quelques doutes à l’heure actuelle.

Seattle c. Rams de Los Angeles, dimanche, 16 h 25

PHOTO LYNNE SLADKY, ASSOCIATED PRESS

Sean McVay, entraîneur-chef des Rams

À l’inverse de la case horaire de 13 h, ce n’est pas le choix qui manquera en fin d’après-midi. Justin Herbert et Tua Tagovailoa s’affronteront pour la première fois à Miami. Les Bills et les Cardinals ont rendez-vous à Glendale. Joe Burrow et les Bengals voudront infliger une première défaite aux Steelers. C’est toutefois le match entre les Seahawks et les Rams qui a le plus d’importance, du moins en ce qui concerne le classement. Les deux rivaux de division devraient batailler avec les Cardinals pour le premier rang jusqu’à la fin décembre. En congé la semaine dernière, l’équipe de Sean McVay devrait avoir quelques lapins dans son chapeau. Les Seahawks ont perdu deux de leurs trois derniers matchs parce que leur défense n’arrête personne. Russell Wilson ne peut pas tout faire seul.

Baltimore c. Nouvelle-Angleterre, dimanche, 20 h 20

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Le quart-arrière des Ravens Lamar Jackson

Les Patriots ont préservé leurs minces espoirs de participer aux séries en l’emportant à l’arraché, lundi soir, contre les Jets. La commande sera un peu plus difficile ce week-end… Lamar Jackson et les Ravens testeront l’agilité du front défensif et des secondeurs des Patriots avec leur dynamique jeu au sol. Lorsque ce seront les Pats qui auront le ballon, la tertiaire des Ravens ne devrait pas avoir trop de difficulté à neutraliser les receveurs en face d’elle. Damiere Byrd mène les Patriots avec 26 attrapés et 337 verges, mais n’a toujours pas marqué un touché. N’Keal Harry est d’ailleurs le seul ailier espacé de l’équipe avec un touché à sa fiche. Cam Newton n’a réussi que deux passes de touché depuis le début de la saison.