Louis-Philippe Bourassa venait de signer un contrat de deux ans avec le Rouge et Noir d’Ottawa. Comme spécialiste des longues remises, l’athlète originaire de Shawinigan devait figurer parmi les joueurs les mieux payés à sa position. Pourtant, tout sera à recommencer pour lui l’an prochain.

LOUIS-SIMON GAUTHIER
Le Nouvelliste

Bourassa, 28 ans, compte 50 matchs à son actif avec Ottawa, en trois saisons dans la Ligue canadienne de football. Élu sur l’équipe d’étoiles du circuit en 2019, il s’attendait à connaître une grosse année dans la capitale fédérale.

« Ça devait être une saison payante pour moi, alors oui, ça fesse », mentionne-t-il, au sujet de l’annulation des activités pour 2020. « C’est déstabilisant et frustrant. Avec cette pandémie, tout le monde passe dans la laveuse et la sécheuse en même temps. »

À l’image de la majorité de ses coéquipiers et adversaires, Bourassa n’a pas été impressionné par les demandes initiales du commissaire Randy Ambrosie, qui demandait au gouvernement 150 millions pour aider le circuit à traverser la crise. Ambrosie est revenu avec une deuxième demande : un prêt sans intérêt de 30 millions. Deuxième refus.

« Ce que nous avons déploré, c’est le manque de communication avec les joueurs. Nous, on se nourrissait des rumeurs sur Twitter, de ce que les journalistes publiaient. Il y a eu de l’espoir ce mois-ci, ce qui ajoute à notre déception. »

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