(Los Angeles) Le quart-arrière des Saints de La Nouvelle-Orléans, Drew Brees, a reçu des menaces de mort, selon son épouse, depuis qu’il a déclaré que ceux qui posent un genou à terre pendant l’hymne américain faisaient preuve d’un « manque de respect vis-à-vis du drapeau ».

Agence France-Presse

De nombreuses stars du sport américain, dont LeBron James, avaient critiqué ses propos, si bien que le quart avait fait marche arrière dès le lendemain.

« Je voudrais m’excuser auprès de mes amis, coéquipiers, de la ville de La Nouvelle-Orléans, de la communauté noire, de la NFL et de tous ceux que j’ai blessés avec mes commentaires » mercredi, avait déclaré Brees sur Instagram, regrettant ses « commentaires insensibles » et d’être « complètement passé à côté des problèmes auxquels nous sommes actuellement confrontés ».

« Nous sommes le problème », déclare son épouse Brittany Brees dans une tribune publiée dimanche sur son compte Instagram, où elle présente à son tour ses excuses.

« Ce n’est que ces derniers jours, jusqu’à ce que nous recevions des menaces de mort, que nous expérimentions la haine, que j’ai réalisé que ces mots nous étaient adressés, » ajoute-t-elle.

Brees, un des plus grands joueurs de l’histoire de la NFL, avait provoqué un tollé mercredi en s’opposant fermement au geste de protestation qui consiste à s’agenouiller pendant l’hymne national.

« Je ne serai jamais d’accord avec quiconque ne respecte pas le drapeau des États-Unis d’Amérique ou notre pays. Quand je regarde le drapeau, j’imagine mes deux grands-pères, qui ont combattu pour ce pays pendant la Seconde Guerre mondiale », avait-il dit sur Yahoo.com.

Il avait été interrogé sur la perspective de voir l’agenouillement réapparaître dans le football américain trois ans après le mouvement initié par le quart-arrière Colin Kaepernick, étant donné le contexte brûlant de la mort de George Floyd et des violences policières racistes qui gangrènent le pays.

Kaepernick s’était retrouvé sans club à la fin de son contrat avec les San Francisco 49ers après avoir lancé ce mouvement de protestation en 2016 et s’était fait traiter de « fils de pute » par Donald Trump.