(Toronto) Le directeur général de l’Association des joueurs de la Ligue canadienne de football (AJLCF), Brian Ramsay, a indiqué que son organisme met toute son énergie à étudier tous les scénarios possibles afin que la saison 2020 soit disputée de façon sécuritaire.

Dan Ralph
La Presse canadienne

Le commissaire de la LCF, Randy Ambrosie, a déclaré aux détenteurs d’abonnements saisonniers mercredi que le plus tôt que la ligue pourrait amorcer ses activités est en septembre. Mais Ambrosie a aussi dit que la saison 2020 pourrait bien être annulée en raison de la pandémie de COVID-19.

« (La saison écourtée) est l’un des scénarios que nous envisageons, a déclaré Ambrosie. Mais en vérité, je crois que quand nous aurons terminé, nous allons être capables de dire que nous avons exploré toutes les possibilités.

Ce que vous devez faire, c’est de réduire le nombre de scénarios afin de cerner celui qui vous offre le plus de possibilités de jouer. Si on ne peut pas, il faut nous assurer d’être prêts à relancer les activités en 2021 et pour les autres saisons. »

La LCF et l’AJLCF ont repris les pourparlers au sujet de plans d’urgence en vue de la saison 2020. Toutefois, la dure réalité est qu’il ne reste que deux options : une version écourtée ou rien du tout.

« Les joueurs ne souhaitent rien de plus que de jouer dans la LCF en 2020, si c’est sécuritaire de le faire, a indiqué Ramsay par courriel. Nos partisans à travers le pays méritent cela.

On doit obtenir un engagement de la LCF qui prouve que la ligue souhaite la même chose et nous devrions ensemble rencontrer les gouvernements pour demander l’aide dont nous aurons besoin pour qu’une saison 2020 soit disputée, peu importe le format. »

La LCF a demandé l’aide financière du gouvernement fédéral. Son plan d’action en trois phases demandait 30 millions immédiatement, un montant supplémentaire si une saison écourtée est disputée et jusqu’à 120 millions additionnels si la saison est annulée.

Le défi, autant pour la ligue que le syndicat, est la perspective de devoir jouer des matchs à huis clos. Les neuf équipes de la LCF comptent en grande partie sur leurs revenus de billetterie pour couvrir leurs frais.

Ambrosie admet avoir étudié l’option d’un pôle pour disputer la saison 2020. S’il n’est pas entré dans les détails, Ambrosie a indiqué qu’il s’agissait d’un casse-tête.

« Ça ne signifie pas qu’il ne s’agit pas d’une option viable, a-t-il ajouté. Cela signifie seulement que c’est compliqué.

La meilleure chose que nous puissions faire est d’explorer toutes les options, car l’échec ne doit pas en devenir une. Nous n’allons pas permettre à cette crise d’avoir le meilleur sur nous. »