La XFL a déposé son bilan, lundi, sonnant possiblement le glas de cette deuxième mouture de la ligue.

La Presse

Les ex-entraîneurs Bob Stoops et Marc Trestman, qui a déjà dirigé les Alouettes de Montréal dans la LCF, font partie des créditeurs les plus importants.

PHOTO GEOFF ROBINS, PRESSE CANADIENNE

Marc Trestman lors d’un match entre les Alouettes et les Tiger Cats à Hamilton le 29 septembre 2012. Il a aussi dirigé les Bears de Chicago, de la NFL.

Le document, déposé en Cour des faillites du Delaware, ne donne ni le passif exact ni l’actif exact. Il situe seulement le passif dans une fourchette entre 10 millions et 50 millions de dollars américains. De même, les dettes sont situées dans une fourchette semblable d’entre 10 millions et 50 millions. La liste des créanciers montre des dettes totales d’environ 13 millions de dollars, mais elle ne révèle que les 25 plus gros créanciers, alors que la XFL estime avoir au moins 1000 créanciers.

C’est la société mère de la XFL, Alpha Entertainment, qui a déclaré faillite.

Les entraîneurs travaillaient pour la ligue

Trestman est le 7e plus important créancier de la XFL, avec 777 777,78 $. Il a officié durant 7 saisons dans la LCF (et deux dans la NFL). Il n’est pas actionnaire de la ligue, sa créance émane de son contrat d’entraîneur des Vipers de Tampa Bay.

L’entraîneur des Renagades de Dallas, Bob Stoops, a une créance de 1,1 million. La XFL doit aussi 583 333,33 $ chacun à cinq autres entraîneurs. Le bilan montre que les entraîneurs étaient des employés et des salariés de la XFL, qui exploitait elle même les équipes, contrairement au système de concessions observé dans la plupart des ligues professionnelles.

Plusieurs organismes municipaux ont aussi des créances, notamment la Commission sportive de St. Louis, créancier No 1, avec une réclamation de 1,6 million au passif de la XFL.

Le bilan révèle par ailleurs la structure de propriété de la ligue. Le président d’Alpha Entertainment, Vince McMahon possédait avant la faillite toutes les actions de catégorie A et 76,5 % des actions de catégorie B. La WWE (World Wrestling Entertainment) possédait 23,5 % des actions de catégorie B.

À noter que McMahon, un ancien lutteur et commentateur de lutte professionnelle, est le PDG et l’actionnaire majoritaire de la WWE.

La XFL a annulé le reste de sa saison le mois dernier en raison de la pandémie de COVID-19. Elle a suspendu ses opérations et mis à pied ses employés vendredi.

PHOTO SCOTT KANE, USA TODAY SPORTS

La XFL avait annulé le reste de la saison de football printanier en raison de la pandémie. Ci-haut, le guichet déserté du stade des Battlehawks de St.Louis le 15 mars 2020.

La ligue a déclaré lundi dans un communiqué transmis par courriel qu’elle n’était pas à l’abri des « difficiles impacts économiques causés par la pandémie ».

La XFL comptait huit franchises cette saison. Ils ont disputé cinq des 10 matchs prévus au calendrier.

Les Vipers de Tampa Bay de Marc Trestman avaient une fiche de 1 victoire et de 4 défaites.

Les cotes d’écoute à la télévision étaient adéquates. La ligue détenait des ententes avec EXPN et Fox.

La XFL en était à sa deuxième tentative. La première XFL a duré seulement une saison en 2001, là aussi à l’initiative de Vince McMahon, qui essuie donc son deuxième revers. Sa deuxième XFL, version 2019-2020, est une des premières victimes corporatives de la pandémie.

Avec Associated Press

Pour consulter le bilan de faillite de la XFL, cliquez ici.