C’est par la voie d’un appel-conférence que Tom Brady a répondu aux questions des journalistes pour la première fois comme membre des Buccaneers de Tampa Bay, mardi.

Miguel Bujold Miguel Bujold
La Presse

Brady, le directeur général des Buccaneers, Jason Licht, ainsi que leur entraîneur-chef Bruce Arians, ont participé à l’appel-conférence qui a duré approximativement 30 minutes. Comme c’est le cas depuis le début de sa carrière, Brady s’est montré très prudent dans ses réponses, notamment au sujet de son départ des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.

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Bruce Arians, Tom Brady et Jason Licht.

« C’est très excitant pour moi, c’est un nouveau départ pour la première fois en 20 ans », a d’emblée commenté Brady.

« C’est une situation différente que l’on vit actuellement dans le monde (en raison de la pandémie de la COVID-19). On devra tous s’ajuster et c’est ce que je ferai. Il y a plusieurs choses que je devrai faire, dont celle de me familiariser avec une nouvelle terminologie de jeux, ce que je n’ai jamais eu à faire auparavant. »

« Je devrai me familiariser avec plusieurs choses, mais c’est un défi que j’ai hâte de relever. »

Dans de différentes entrevues récentes, le propriétaire des Patriots, Robert Kraft, a dit que son organisation aurait fait tout ce qui était nécessaire afin de s’assurer de garder Brady en Nouvelle-Angleterre. Autrement dit, que c’est le quart-arrière de 42 ans qui avait choisi de quitter les Patriots.

« Je ne suis pas responsable de ce que d’autres gens peuvent dire. M.  Kraft a eu un impact majeur dans ma vie et j’ai vécu deux décennies incroyables. Mais je suis maintenant très heureux d’avoir ce nouveau défi devant moi », s’est contenté de répondre Brady quant à son choix de changer de camp.

« Les Patriots ont une très bonne équipe, de bons joueurs et de bons entraîneurs. C’est toujours le cas. Mais je ne veux pas parler du passé, car ça n’aura aucune incidence sur l’avenir. Je peux toutefois dire que j’ai vécu deux décennies incroyables. »

La priorité des Bucs

Pour les Buccaneers, il n’y a jamais eu de doute : Brady était leur homme. Arians n’a jamais caché qu’il aimerait diriger Brady et Licht a abondé dans le même sens, mardi.

« Simplement dit, Tom est le meilleur quart-arrière de l’histoire à avoir joué au football. Il était notre priorité sur le marché des joueurs autonomes, car on savait tout ce qu’il pourrait apporter à notre organisation. Il n’est pas ici pour ce qu’il a fait dans le passé, mais plutôt pour ce qu’il fera à l’avenir », a commenté le directeur général.

Même si l’attaque d’Arians a toujours été construite autour d’un jeu de longues passes alors que Brady a presque toujours joué dans un système offensif qui privilégiait les courtes passes, ce dernier n’entrevoit aucun problème quant à cet aspect.

« J’observe l’attaque de Bruce depuis très longtemps. Tous les entraîneurs ont leur propre style d’attaque, mais au final, le football, c’est de lancer le ballon au joueur qui est découvert, qu’il se trouve à une courte ou à une longue distance », a estimé Brady.

« Il y a plusieurs joueurs de talent dans cette attaque et ce sera mon travail de leur donner l’occasion de réussir des jeux. Les attaques qui connaissent du succès le font parce que tous les joueurs contribuent. Ce n’est pas l’affaire d’un seul joueur. »

Brady a remercié Licht et Arians de lui faire confiance, de même que la famille Glazer, propriétaire des Buccaneers.

« Cette équipe veut gagner et s’est engagée à le faire. Ce sera mon travail de lui permettre de le faire du mieux que je le peux. »

La logistique

La mission de Brady de se familiariser avec sa nouvelle équipe et ses nouveaux coéquipiers sera évidemment rendue plus difficile en raison des nombreuses restrictions qu’a entraînées la pandémie de la COVID-19.

« Il y a effectivement beaucoup d’implications logistiques, mais c’est la même chose pour tout le monde. La plus important, c’est que tous les gens font leur part afin que ça fonctionne. »

« À ce que je sache, rien n’a encore été modifié par rapport à notre prochaine saison, alors je dois m’assurer de bien me préparer. Il faut toutefois prendre ça un jour à la fois, et c’est plus vrai que jamais. Je ne peux prédire ce qui se déroulera au cours des prochains mois. Je ferai toutefois de mon mieux pour communiquer avec mes coéquipiers et on fera bon usage de la technologie. »

« Je déménage du nord-est du pays au sud. Ce sera un nouveau climat et plusieurs choses seront différentes. Je n’ai plus 25 ans, ce n’est pas comme si je n’avais qu’à faire ma valise et partir. Je suis père de trois enfants. Mais il y a toujours des changements dans la vie, beaucoup de joueurs et d’entraîneurs doivent vivre ce genre de situation. »