(Los Angeles) Colin Kaepernick, en quête d’un retour en NFL trois ans après avoir initié un mouvement de boycottage de l’hymne américain, n’a été contacté par aucune équipe, une semaine après s’être entraîné devant des émissaires de plusieurs franchises, affirme dimanche ESPN.

Agence France-Presse

À 32 ans, l’ancien quart des 49ers de San Francisco reste pour l’heure sans emploi et les clubs ne semblent pas manifester un quelconque intérêt à son endroit. Ni les sept qui l’ont vu s’entraîner, ni les 25 autres à qui la Ligue a envoyé une vidéo de sa séance, au départ prévue à huis clos, mais que le joueur a finalement tenues en public après avoir fait un pied de nez à la NFL.

Le fait que la NFL ne soit pas arrivée à susciter l’intérêt pour Kaepernick, ses représentants ayant dû s’assurer que la vidéo a bien été reçue par toutes les équipes, indique que les chances sont faibles de le voir sollicité, affirme le média.

L’instance, qui avait organisé cet entraînement à Atlanta, avait donné rendez-vous aux franchises au centre d’entraînement des Falcons. Mais le quart, refusant notamment de signer une décharge de responsabilité compte tenu de sa situation sans emploi, a fait faux bond 30 minutes avant et déplacé la session dans une école secondaire voisine.

La NFL s’était dite « déçue que Colin ne soit pas venu pour son entraînement ».

À la suite de ce changement, plusieurs clubs parmi la vingtaine ayant fait le déplacement ont décidé de ne pas assister à sa démonstration. Seuls les 49ers, les Eagles de Philadelphie, les Chiefs de Kansas City, les Jets de New York, les Redskins de Washington, les Lions de Detroit et les Titans du Tennessee l’ont vu lancer des ballons pendant 40 minutes.

Kaepernick n’a pas joué depuis la fin de son contrat avec les 49ers fin 2016, juste après avoir lancé un mouvement de boycottage de l’hymne américain joué avant les matchs, en signe de protestation contre les violences policières visant les Afro-Américains.

Une controverse qui a déclenché une tempête politique en 2017, lorsque le président américain Donald Trump a traité les joueurs agenouillés lors de l’hymne américain de « fils de putes » qui devraient être limogés.