Alors que les Dinos de Calgary sont à Québec depuis lundi, ce n’est que mercredi soir que les Carabins de l’Université de Montréal ont rejoint la Vieille Capitale.

Michel Marois Michel Marois
La Presse

L’équipe a tenu un dernier entraînement sur son terrain du CEPSUM, et l’entraîneur-chef Danny Maciocia en a profité pour faire le point sur l’état de santé de ses joueurs, du quart-arrière Frédéric Paquette-Perrault en particulier. Blessé en première demie de la Coupe Uteck, il a vu son remplaçant Dimitri Morand exceller.

« On n’a pas encore décidé qui sera notre quart partant, a assuré Maciocia. Frédéric s’est entraîné mardi et il était correct. C’est sûr que ce sera bien différent samedi sur le terrain, que ça va être plus physique. On va avoir encore deux séances d‘entraînement et on va voir comment ça va aller.

« On veut y aller avec un quart en santé, avec celui qui sera en mesure de bien accomplir notre plan de match. Environ 80 % des jeux sont les mêmes pour les deux, mais il y a quand même des petites différences entre eux et nous avons un plan pour chacun d’eux. »

On a la chance d’avoir deux très bons quarts et on sera à l’aise quel que soit celui qui sera sur le terrain.

Danny Maciocia, entraîneur-chef des Carabins

Du côté des porteurs de ballon, Maciocia espère aussi pouvoir miser sur tout le monde, à commencer par le joueur étoile Ryth-Jean Giraud, qui est gêné par une blessure depuis plusieurs semaines et n’a pas joué à Acadia samedi dernier.

« Tous nos joueurs se sont entraînés, et on espère que certains d’entre eux vont recevoir le feu vert des médecins vendredi, a-t-il expliqué. Notre profondeur à cette position nous est vraiment utile. L’année dernière, nous avions utilisé pas moins de sept porteurs de ballons différents. Ç’a été un peu moins cette année, mais nous avons quand même perdu des joueurs importants et notre profondeur a fait la différence.

« Chaque saison, chacun de nos 84 joueurs a un rôle à jouer dans nos succès, même ceux qui ne joueront pas un match. Ils sont là dans les entraînements, aident les autres à s’améliorer, à bien se préparer et contribuent à l’esprit d’équipe. »

Un défi pour la défense

Rassuré sur les performances de l’attaque depuis deux matchs, Macioca va pouvoir se concentrer sur sa défense. Les Dinos présentent l’une des formations les plus explosives au pays, avec notamment le quart-arrière montréalais Adam Sinagra (voir autre texte).

« C’est sûrement le meilleur quart que nous avons affronté cette saison, probablement le meilleur au pays, et il est capable de bien distribuer le ballon. Ils ont aussi les jumeaux Philpot [Tyson et Jalen], deux excellents receveurs de passes. Je me souviens de leur père, Cory Philpot, qui jouait et excellait dans la LCF à l’époque où j’étais entraîneur avec les Alouettes.

« Leur ligne à l’attaque est énorme, plus imposante que plusieurs lignes des équipes de la LCF, et ils ont un bon porteur de ballon. Nous faisons face à un formidable adversaire et je l’ai rappelé à notre défense. Mais nos joueurs sont excités par un tel défi et ils ont hâte de montrer ce qu’eux, ils sont en mesure de faire. »

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Les Carabins à l’entraînement au CEPSUM

Cinq ans après leur premier titre à la Coupe Vanier, les Carabins ont la chance, samedi, d’accéder à un autre plateau d’excellence. « Dans les six dernières années, ce sera notre troisième présence à la Coupe Vanier, a rappelé Maciocia. Une seule autre équipe a fait aussi bien : le Rouge et Or de Laval. Ils ont gagné trois fois la Coupe Dunsmore (championnat provincial), nous aussi. Ils ont gagné deux fois la Coupe Vanier ; nous, on travaille pour gagner la deuxième.

« Pour nous, c’est une grande réalisation. Ça confirme qu’on a réduit l’écart avec eux, et ça, ça représente beaucoup de travail de la part des joueurs, des entraîneurs, de l’administration, de tous les gens impliqués ici à l’Université de Montréal. Si on gagne samedi, ça va nous mettre dans la discussion avec les meilleures équipes de football au pays au cours des dernières années. »

Les spectateurs au rendez-vous ?

Les organisateurs de la 55e Coupe Vanier n’ont ménagé aucun effort pour faire de l’évènement un succès à Québec, mais l’absence du Rouge et Or et la météo ont ralenti la vente des billets. On espère une foule d’environ 10 000 spectateurs, bien loin des meilleures foules (16 000 spectateurs) enregistrées au PEPS quand l’équipe locale était du match. Christian Côté, président du comité organisateur, a reconnu cette semaine que Québec pourrait patienter plusieurs années avant d’accueillir à nouveau la Coupe Vanier, critiquant au passage les dirigeants du circuit USports qui n’ont toujours pas indiqué où serait disputée la 56e Coupe Vanier, la saison prochaine. Des pourparlers sont en cours avec la LCF pour jumeler à nouveau la finale universitaire et celle de la Coupe Grey, comme cela s’est produit à plusieurs reprises par le passé. En 2012, la 48e Coupe Vanier avait attiré plus de 37 000 spectateurs au Centre Rogers de Toronto.