Les 49ers de San Francisco sont les seuls à n’avoir toujours pas goûté à la défaite cette saison, et ça se reflète dans les courses pour les différents honneurs individuels. Avec plus de la moitié du calendrier d’écoulée, voici les joueurs et les entraîneurs qui se sont le plus démarqués dans le circuit Goodell jusqu’à présent.

Miguel Bujold Miguel Bujold
La Presse

Joueur par excellence

Russell Wilson, quart-arrière, Seahawks de Seattle

Wilson obtient enfin le mérite qui lui est dû, étant actuellement le grand favori dans la course pour le titre du meilleur joueur de la ligue. Ses statistiques sont tout simplement exceptionnelles : plus de 300 verges par match, 22 passes de touché, une seule interception, et le meilleur coefficient d’efficacité de la ligue (118,2). Et ce n’est pas comme si le groupe de receveurs des Seahawks était particulièrement talentueux.

Mentions honorables : Aaron Rodgers (quart-arrière, Packers de Green Bay) et Deshaun Watson (quart-arrière, Texans de Houston)

PHOTO ELAINE THOMPSON, ASSOCIATED PRESS

Russell Wilson

Meilleur joueur offensif

Deshaun Watson, quart-arrière, Texans de Houston

Wilson pourrait également obtenir ce titre, mais pour des fins de variété, donnons-le plutôt à Watson, qui continue de s’améliorer substantiellement à sa troisième saison. En plus d’être productif match après match malgré une ligne qui reste chancelante, Watson est l’un des joueurs les plus spectaculaires de la NFL. Dire que les Bears ont fait une transaction afin d’obtenir le deuxième choix du repêchage de 2017 pour sélectionner Mitchell Trubisky, alors que Patrick Mahomes et Watson ont été pris au 10e et au 12e rang…

Mentions honorables : Lamar Jackson (quart-arrière, Ravens de Baltimore) et Christian McCaffrey (demi offensif, Panthers de la Caroline)

PHOTO PAUL CHILDS, REUTERS

Deshaun Watson (4)

Meilleur joueur défensif

Nick Bosa, ailier défensif, 49ers de San Francisco

Bosa pourrait devenir la deuxième recrue de l’histoire à remporter le titre de meilleur joueur défensif. Lawrence Taylor a réussi cet exploit en 1981. Les 49ers possédaient déjà beaucoup de talent sur leur ligne défensive, mais l’arrivée de Bosa a servi de catalyseur. Fort, explosif et très bon techniquement, Bosa a réussi 11,5 plaqués pour des pertes de verges, dont sept sacs, et a provoqué deux revirements (une interception et un échappé).

Mentions honorables : Za’Darius Smith (secondeur extérieur, Packers de Green Bay) et T.J. Watt (secondeur extérieur, Steelers de Pittsburgh)

PHOTO STAN SZETO, USA TODAY SPORTS

Nick Bosa (en blanc)

Recrue par excellence en attaque

Kyler Murray, quart-arrière, Cardinals de l’Arizona

Gardner Minshew devra céder sa place de partant à Nick Foles chez les Jaguars et le jeu de Daniel Jones régresse chez les Giants. C’est donc une course à deux qui s’annonce entre Murray et Josh Jacobs, qui se dirige vers une saison de 1500 verges au sol. Mais la progression de Murray est notable, lui qui a complété plus de 64 % de ses passes et qui a totalisé 2229 verges par la passe jusqu’à maintenant.

Mentions honorables : Josh Jacobs (demi offensif, Raiders d’Oakland) et Gardner Minshew (quart-arrière, Jaguars de Jacksonville)

PHOTO ROSS D. FRANKLIN, ASSOCIATED PRESS

Kyler Murray

Recrue par excellence en défense

Nick Bosa, ailier défensif, 49ers de San Francisco

La cote de Bosa était à la baisse dans les semaines qui ont précédé le repêchage d’avril dernier. Les 49ers n’ont pas été influencés et ont manifestement pris la bonne décision.

Mentions honorables : Devin Bush (secondeur intérieur, Steelers de Pittsburgh) et Darnell Savage fils (demi de sûreté, Packers de Green Bay)

Le plus beau retour

Jimmy Garoppolo, quart-arrière, 49ers de San Francisco

La pression était forte sur l’ancien second de Tom Brady. Les 49ers lui avaient consenti un contrat que plusieurs estimaient démesuré en raison de son expérience limitée, puis Garoppolo s’est blessé dès son troisième match avec l’équipe, l’an dernier. C’est sans parler de la riche histoire des 49ers à la position de quart. San Francisco gagne d’abord et avant tout grâce à sa défense et à son jeu au sol, certes, mais Garoppolo semble parfaitement rétabli de sa blessure à un genou et fait du bon boulot, lui aussi : 70,8 % de passes complétées, 13 touchés et 7 interceptions.

Mentions honorables : Cooper Kupp (ailier espacé, Rams de Los Angeles) et Dalvin Cook (demi offensif, Vikings du Minnesota)

PHOTO KIM KLEMENT, USA TODAY SPORTS

Jimmy Garoppolo

Entraîneur-chef de l’année

Kyle Shanahan, 49ers de San Francisco

Ce qui est encore plus impressionnant dans le cas des 49ers et de leur excellente première moitié de saison, c’est qu’ils ont dû composer avec plusieurs blessures, dont celles de leurs deux bloqueurs partants, Joe Staley et Mike McGlinchey, qui devraient revenir au jeu prochainement. Le jeu au sol de Shanahan est dominant et l’acquisition d’Emmanuel Sanders apportera un bel équilibre à l’attaque.

Mentions honorables : John Harbaugh (Ravens de Baltimore) et Sean Payton (Saints de La Nouvelle-Orléans)

PHOTO GARY LANDERS, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Kyle Shanahan

Meilleur coordonnateur offensif

Greg Roman, Ravens de Baltimore

Spécialiste du jeu au sol, Roman était le candidat idéal pour l’attaque des Ravens et il n’a pas déçu.

Meilleur coordonnateur défensif

Robert Saleh, 49ers de San Francisco

Peu connu du public, le très intense Saleh devrait être candidat pour un poste d’entraîneur-chef au cours des prochaines années, peut-être même dès janvier.

En rafale

Plus grosse surprise dans l’Association américaine

Bills de Buffalo

Plus grosse surprise dans l’Association nationale

49ers de San Francisco

Plus grosse déception dans l’Association américaine

Browns de Cleveland

Plus grosse déception dans l’Association nationale

Falcons d’Atlanta

Les prédictions de Miguel Bujold

Detroit c. Chicago : Chicago

Baltimore c. Cincinnati : Baltimore

Buffalo c. Cleveland : Cleveland

Kansas City c. Tennessee : Kansas City

Atlanta c. La Nouvelle-Orléans : La Nouvelle-Orléans

Giants de New York c. Jets de New York : Giants de New York

Arizona c. Tampa Bay : Tampa Bay

Miami c. Indianapolis : Indianapolis

Caroline c. Green Bay : Green Bay

Rams de Los Angeles c. Pittsburgh : Rams de Los Angeles

Minnesota c. Dallas : Dallas

Seattle c. San Francisco : San Francisco

Semaine dernière : 8-5

Total de la saison : 78-48

Trois matchs à ne pas rater

Rams de Los Angeles c. Pittsburgh, dimanche, 16 h 25

Les Steelers ont gagné quatre de leurs cinq derniers matchs pour revenir dans la course aux séries. Mais le jeu du quart Mason Rudolph manque de constance, tandis que les trois principaux demis offensifs de l’équipe ont tous raté au moins un match en raison de blessures au cours des dernières semaines. Afin de s’assurer une place dans le tournoi de janvier, les Rams devront vraisemblablement gagner au moins six de leurs huit derniers matchs. Compte tenu de la force de l’Association nationale, il est fort possible qu’une équipe avec un dossier de 10-6 rate les éliminatoires.

PHOTO ANDREW BOYERS, REUTERS

Afin de s’assurer une place dans le tournoi de janvier, les Rams de Los Angeles devront vraisemblablement gagner au moins six de leurs huit derniers matchs.

Minnesota c. Dallas, dimanche, 20 h 20

Les difficultés des Vikings à l’étranger se sont poursuivies, dimanche dernier, à Kansas City. Une fois de plus, ils ont échoué dans leur tentative de vaincre une équipe de pointe sur la route. Adam Thielen a été incapable de terminer le match après avoir aggravé sa blessure à un ischiojambier. Les Cowboys ont joué une excellente deuxième demie contre les Giants, lundi soir. Le calendrier des hommes de Jason Garrett sera très exigeant en deuxième moitié avec des matchs en Nouvelle-Angleterre, à Philadelphie, à Chicago et à domicile contre les Vikings et les Rams, notamment. S’ils parviennent à se classer pour les éliminatoires, ils auront donc déjà subi plusieurs bons tests.

PHOTO JERRY HOLT/STAR TRIBUNE

Le receveur des Vikings du Minnesota Adam Thielen a été incapable de terminer le dernier match des siens, dimanche dernier, à Detroit, après avoir aggravé sa blessure à un ischiojambier.

Seattle c. San Francisco, lundi, 20 h 15

Puisque les matchs du lundi soir sont télédiffusés sur une chaîne spécialisée (ESPN) aux États-Unis, ce sont rarement les meilleurs affrontements qui mettent fin à la semaine d’activités. Mais c’est tout le contraire cette fois. Si Russell Wilson et les Seahawks veulent ultimement devancer les 49ers au sommet de la division Ouest de la Nationale, une victoire lundi soir s’impose. Qui aurait parié au début de septembre que les Niners formeraient la seule équipe invaincue à ce stade de la saison ? La mission des Seahawks devrait être encore plus difficile du fait que les 49ers auront eu 11 jours pour préparer leur plan de match.

PHOTO RICK SCUTERI, ASSOCIATED PRESS

À la surprise générale, les Niners forment la seule équipe invaincue à ce stade-ci de la saison dans la NFL.