(Fort Lauderdale) La Ligue nationale de football a annoncé que le nombre de commotions cérébrales lors des matchs préparatoires est passé de 34 à 49 de 2018 à 2019, une hausse de 44% et un recul dans les efforts pour réduire les traumatismes au cerveau.

Steven Wine
Associated Press

«Nous avons plus de travail à faire», a reconnu le docteur Allen Sills, médecin en chef de la NFL lors de la réunion des propriétaires mardi.

Par ailleurs, les commotions cérébrales lors des séances d’entraînement durant le camp d’avant-saison ont diminué de 45 à 30 dans le même intervalle. Il pourrait s’agir d’une conséquence de la décision des autorités de la NFL d’éliminer les exercices qui impliquent des contacts un contre un particulièrement violents.

Le grand total de 79 commotions cérébrales lors des séances d’entraînement pendant le calendrier préparatoire et lors des matchs hors-concours a été identique à celui de l’an dernier.

Les blessures au ligament croisé antérieur avant le début du calendrier régulier ont chuté de 28, en 2018, à 16, en 2019. Toutefois, le taux de commotions cérébrales lors des matchs préparatoires a été le plus élevé depuis 2015.

«Les progrès dans la sécurité des casques n’est pas toujours linéaire», a fait remarquer Sills.

AP

Le docteur Allen Sills, à droite, et Jeff Miller, le vice-président exécutif des initiatives de santé et sécurité dans la NFL, lors de la conférence de presse de mardi à Fort Lauderdale.

On prévoit d’autres études au sujet des commotions cérébrales pendant le camp d’entraînement afin d’évaluer qui est blessé et comment. Selon la ligue, les joueurs de première année sont particulièrement touchés, ce qui accentue le besoin d’enseigner les bonnes techniques et les règlements aux joueurs qui font leur entrée dans la ligue, a noté Sills.

«Plusieurs des joueurs qui ont été blessés lors des matchs n’ont pas réussi à se tailler un poste dans la formation», a précisé Sills.

Les joueurs ont adopté, à un rythme sans précédent, les casques considérés comme étant les plus sécuritaires par la ligue et l’Association des joueurs. Seulement 13 joueurs — soit 1%— n’ont pas utilisé ces casques lors de la cinquième semaine d’activités cette saison alors que le taux était de 41% il y a deux ans, selon la ligue.

Le niveau de sécurité des casques est déterminé lors d’études effectuées en laboratoire.

Dans un autre ordre d’idées, les propriétaires ont discuté du nouveau règlement, adopté à des fins expérimentales pour un an, qui permet aux entraîneurs d’exiger la reprise vidéo dans les cas d’obstruction lors de jeux aériens appelés ou non par les arbitres.

Le règlement n’a pas étouffé les débats sur la question.

Rich McKay, président des Falcons d’Atlanta et membre du comité de compétition de la NFL, est d’avis qu’il est trop tôt pour évaluer le règlement.

«Je ne pense pas que nous devrions déterminer qu’un règlement en place depuis six semaines fonctionne ou non, a déclaré McKay. Laissons aller la saison.»

Après les six premières semaines du calendrier, on totalise 44 demandes de révisions liées à de l’obstruction par la passe; la décision prise sur le terrain a été modifiée en sept occasions.

McKay a souligné que l’obstruction contre la passe est une notion subjective, ce qui rend difficile la révision d’infractions potentielles.

«Nous savions qu’il y aurait des désaccords, a admis McKay. Ça ne voulait pas dire qu’il ne fallait pas l’essayer.»