Les Saints de La Nouvelle-Orléans se maintiendront-ils parmi l’élite de l’Association nationale après leurs deux cruelles éliminations ? À Atlanta, le retour de Dirk Koetter permettra-t-il à l’attaque des Falcons de retrouver sa confiance ? Cam Newton est-il assez bien entouré pour gagner en Caroline ? Les Buccaneers atteindront-ils leur plein potentiel grâce aux enseignements de Bruce Arians ? Survol de l’une des divisions les plus relevées du circuit Goodell.

Miguel Bujold Miguel Bujold
La Presse

FALCONS D’ATLANTA

PHOTO BRETT DAVIS, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Matt Ryan, des Falcons d’Atlanta

Parmi toutes les équipes qui semblent assez talentueuses pour être considérées comme des aspirantes légitimes aux grands honneurs, c’est probablement de celle-ci que l’on entend le moins parler. Deux ans et demi après leur effondrement au Super Bowl, les Falcons pourraient mêler les cartes dans la Nationale.

Le noyau de joueurs offensifs composé du quart Matt Ryan, des ailiers espacés Julio Jones, Calvin Ridley et Mohamed Sanu ainsi que du demi Devonta Freeman se compare avantageusement à presque tous les autres du circuit. Si le jeune ailier rapproché Austin Hooper progresse comme l’espèrent les Falcons, leur attaque pourrait redevenir la machine bien huilée qu’elle était il y a trois ans.

Le côté droit de la ligne à l’attaque était problématique, mais l’organisation a investi deux choix de premier tour en avril afin de remédier à la situation. Le garde Chris Lindstrom et le bloqueur Kaleb McGrary devraient donc être des partants assez tôt dans leur carrière.

L’ancien entraîneur-chef des Buccaneers de Tampa Bay Dirk Koetter est de retour comme coordonnateur offensif des Falcons, poste qu’il a occupé de 2012 à 2014. Sous les ordres de son prédécesseur, Steve Sarkisian, l’attaque n’est jamais parvenue à trouver son rythme en 2017 et en 2018.

L’attaque est certes bien outillée, mais qu’en est-il de la défense ? Les blessures au secondeur Deion Jones et au demi de sûreté Keanu Neal, survenues tôt la saison dernière, ont été un facteur considérable dans les difficultés qu’a connues l’unité la saison dernière.

Jones, Neal, les chasseurs de quarts Vic Beasley fils et Takkarist McKinley de même que l’excellent plaqueur Grady Jarrett sont les pièces clés d’une défense qui doit nécessairement jouer avec beaucoup de vitesse pour avoir du succès, puisqu’elle n’est pas la plus imposante.

Le chiffre : 25
Décimée par les blessures, la défense des Falcons a terminé 25e ou pire pour les points, les verges, les verges par la passe et les verges au sol la saison dernière.

Prédiction : 10-6

SAINTS DE LA NOUVELLE-ORLÉANS

PHOTO DERICK E. HINGLE, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Michael Thomas, des Saints de La Nouvelle-Orléans

Un an après l’improbable touché de Stefon Diggs qui les a éliminés de façon théâtrale au deuxième tour des séries, les Saints se sont fait voler une place au Super Bowl lors de la finale d’association qu’ils ont perdue aux mains des Rams de Los Angeles en raison d’une mauvaise décision des arbitres.

Ce qui est encore plus fâchant pour les Saints, c’est que Drew Brees n’aura peut-être plus une occasion semblable de participer au Super Bowl pour la deuxième fois. Le quart-arrière âgé de 40 ans a montré des signes d’essoufflement dans la dernière ligne droite, alors que les Saints n’ont marqué qu’une moyenne de 20 points à leurs cinq derniers matchs, si l’on inclut leurs deux rencontres éliminatoires.

Durant la saison morte, Michael Thomas a été récompensé pour ses trois excellentes saisons avec un lucratif contrat de plus de 96 millions pour cinq ans. Les Saints n’ont toutefois rien fait afin de corriger leur manque de profondeur chez les ailiers espacés, bien que l’ailier rapproché Jared Cook ait été embauché.

Latavius Murray tentera de remplacer la production de Mark Ingram, qui a accepté une offre des Ravens de Baltimore. Le spectaculaire Alvin Kamara devrait cependant être utilisé davantage à la suite du départ d’Ingram. La ligne à l’attaque fait quant à elle partie des deux ou trois meilleures de la NFL, étant aussi solide en protection de passe que dans les jeux au sol.

La paire d’ailiers défensifs composée du vétéran Cameron Jordan et de Marcus Davenport, un ancien premier choix qui devrait jouer beaucoup plus à sa deuxième saison, représente la principale force de la défense. L’ancien des Patriots de la Nouvelle-Angleterre Malcolm Brown a été embauché pour occuper un poste de plaqueur.

Il n’y a pas d’étoile chez les secondeurs, mais le groupe est solide, tandis que la tertiaire a terminé au 29e rang contre la passe la saison dernière. Recrue défensive par excellence du circuit en 2017, le demi de coin Marshon Lattimore a été moins bon à sa deuxième campagne.

Les Saints demeurent une équipe très bien dirigée par Sean Payton et possèdent beaucoup de talent. Cela dit, ils font partie d’une très bonne division et leur calendrier semble l’un des plus exigeants du circuit à première vue.

Le chiffre : 32
C’est un coup fumant qu’ont réussi les Saints en sélectionnant Michael Thomas au 47e rang du repêchage de 2016. À ses trois premières saisons, le receveur a totalisé 321 attrapés pour 3787 verges et a inscrit 23 touchés.

Prédiction : 9-7

PANTHERS DE LA CAROLINE

PHOTO CHARLES LECLAIRE, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Cam Newton, des Panthers de la Caroline

Si Cam Newton reste en santé et qu’il prend part à la plupart des matchs des siens, les Panthers devraient connaître une saison gagnante. Ce sera certainement le cas si la tendance se maintient, eux qui ont vu se succéder une saison perdante et une saison gagnante depuis 2013.

On ne peut pas dire que les Panthers aient fait beaucoup pour mieux protéger Newton dans les dernières années. Le quart-arrière a souvent été malmené derrière une ligne à l’attaque de troisième ordre. Afin de corriger la situation, le centre Matt Paradis a signé un contrat comme joueur autonome et le bloqueur Greg Little a été choisi au premier tour du repêchage.

À l’exception de Newton, Christian McCaffrey est le joueur le plus important de l’attaque. À sa deuxième saison, le demi offensif a flirté avec le plateau des 2000 verges d’attaque : 1098 au sol et 867 par la passe.

Les jeunes ailiers espacés D.J. Moore et Curtis Samuel devront progresser afin que le jeu aérien puisse atteindre un niveau supérieur. Greg Olsen et le nouveau venu Chris Hogan devraient également occuper des rôles importants.

Luke Kuechly continuera de patrouiller au milieu d’une défense qui compte sur plusieurs joueurs de talent sur les deux premières lignes, mais dont la tertiaire semble fragile. Grâce à des chasseurs de quarts comme Mario Addison, Bruce Irvin et le premier choix Brian Burns, les Panthers devraient être en mesure de camoufler cette faiblesse, du moins en partie.

Le chiffre : 15
Pour la première fois en 15 ans, Thomas Davis ne sera pas un membre des Panthers lors de leur match d’ouverture. Le secondeur de 36 ans fait maintenant partie des Chargers de Los Angeles.

Prédiction : 8-8

BUCCANEERS DE TAMPA BAY

PHOTO CHRIS O'MEARA, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Jameis Winston, des Buccaneers de Tampa Bay

Bruce Arians sera-t-il capable de sortir les Buccaneers de leur médiocrité comme il l’avait fait avec les Cardinals de l’Arizona il y a quelques années ? Âgé de 66 ans, Arians a mis fin à sa retraite après une seule année comme analyste pour le compte du réseau CBS.

Son premier défi sera de stabiliser le jeu du quart Jameis Winston, qui tarde à faire bonne figure comme le tout premier choix qu’il a été en 2015. Le jeu de Winston souffre d’inconstance, même s’il a la chance de lancer le ballon à quatre imposantes cibles qui font assurément l’envie de bien des quarts : Mike Evans, Chris Godwin, O.J. Howard et Cameron Brate.

Il y a toutefois de l’incertitude chez les demis offensifs et sur la ligne à l’attaque. Peyton Barber a mené l’équipe avec 871 verges au sol la saison dernière et n’a obtenu qu’une moyenne de 3,7 verges par course, et il n’y a aucun joueur de premier plan sur la ligne à l’attaque.

Qu’à cela ne tienne, Arians et les Bucs ont choisi des joueurs défensifs avec leurs cinq premières sélections le printemps dernier. L’entraîneur-chef juge manifestement que le talent en attaque est assez relevé pour gagner.

La recrue Devin White et Lavonte David, qui a longtemps été l’un des joueurs les plus sous-estimés de la ligue, forment une bonne paire de secondeurs et devraient constituer la principale force des Buccaneers de ce côté du ballon. Mais d’autres joueurs devront émerger au sein d’une défense qui a terminé au 31e rang pour les points accordés l’année dernière.

Le chiffre : 7
Les Buccaneers ont terminé au dernier rang de la division Sud de l’Association nationale sept fois au cours des huit dernières années. Leur dernier titre de division date de 2007.

Prédiction : 6-10