Les Alouettes de Montréal ont congédié leur directeur général Kavis Reed ce dimanche après que des « éléments de nature administrative » eurent été portés à l’attention du président de l’équipe Patrick Boivin.

Simon-Olivier Lorange Simon-Olivier Lorange
La Presse

S’adressant aux médias en après-midi, M. Boivin a insisté sur le fait que le départ de Reed n’avait de lien ni avec les performances de l’équipe sur le terrain ni avec le processus de vente des Alouettes.

« Après ce que nous avons découvert, il aurait été impossible et impensable de garder Kavis en poste », a mentionné M. Boivin. Questionné à de multiples reprises sur ce qui était reproché au directeur général sortant, le président a toutefois refusé d’en dire davantage.

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Le président des Alouettes, Patrick Boivin

« Commenter plus en détails [le congédiement] nous exposerait au niveau légal », a tranché le président du club, laissant planer le mystère sur les agissements ou les gestes dont Kavis Reed se serait rendu coupable. « Il serait inapproprié » d’en discuter en public, a-t-il encore dit.

Congédier son directeur général après seulement quatre rencontres cette saison, et à plus forte raison alors que l’équipe surfe sur une rare séquence de deux victoires consécutives, « n’est pas un scénario idéal », a convenu M. Boivin. « Mais garder Kavis l’aurait été encore moins. Ma décision aurait été la même si on avait une fiche de 4-0. »

Comme les Alouettes sont présentement la propriété de la Ligue canadienne de football (LCF), Patrick Boivin a précisé que le circuit avait été « impliqué » dans le processus menant au congédiement de Kavis Reed. « Mais au final, c’était ma décision », a-t-il insisté.

M. Boivin a en outre révélé qu’il avait eu plusieurs discussions avec l’ancien propriétaire Andrew Wetenhall, au cours des derniers mois, quant au sort de son directeur général. Ces discussions auraient toutefois été liées à la performance de l’équipe sur le terrain. En effet, nombreux sont les partisans et les observateurs qui auraient cru voir Reed quitter l’organisation bien plus tôt. Nommé DG en décembre 2016, Reed a vu les Alouettes compiler une fiche misérable de 10 victoires contre 30 revers, ratant les séries éliminatoires de la LCF au cours des deux saisons complètes de son règne.

Son bref passage comme entraîneur-chef par intérim à la fin de la saison 2017 avait également été catastrophique, alors que les Alouettes avaient perdu les sept rencontres disputées sous ses ordres.

À la suite de son départ, les tâches du directeur général seront divisées entre Joe Mack, jusque-là DG adjoint du personnel des joueurs, et Khari Jones, nommé entraîneur-chef à quelques jours du début du calendrier régulier. Selon Patrick Boivin, cette formule devrait être en vigueur d’ici la fin de la saison 2019.