Rien n'est encore officiel, mais ça ne semble plus être qu'une simple formalité. Luc Brodeur-Jourdain disputera une 11e saison avec les Alouettes, en 2019.

Miguel Bujold LA PRESSE

«Je suis prêt à jouer une autre saison et je pense que [la signature d'un contrat] devrait se faire. Mais si j'ai appris quelque chose dans la vie, c'est qu'il ne faut jamais jurer de rien!», a commenté Brodeur-Jourdain au bout du fil, hier après-midi.

Le centre de 35 ans a confirmé qu'il discutait avec les Alouettes au sujet d'une nouvelle entente. Il a eu trois entretiens téléphoniques avec le directeur général Kavis Reed et les Alouettes récemment.

«Il y a un intérêt commun et il s'agit de trouver le bon terrain d'entente. Sans trop entrer dans les détails, les chiffres [salaire] ont toujours été moyennement importants pour moi. Je ne dis pas ce que ce sera facile de conclure une entente, mais j'ai bon espoir qu'on y arrivera.»

Reed a souvent dit qu'il y aurait toujours une place dans l'équipe ou l'organisation pour les doyens du club que sont Brodeur-Jourdain, John Bowman et Chip Cox. Bowman a signé un contrat de deux saisons la semaine dernière. Cox et Brodeur-Jourdain sont actuellement joueurs autonomes.

Réserviste durant presque toute la campagne, Brodeur-Jourdain n'a pas fait mauvaise figure lorsqu'il a été utilisé comme partant en fin de saison dernière. Kristian Matte avait occupé le poste de centre durant la majorité de la saison, mais le Québécois préfère jouer comme garde. Avec le départ de Philippe Gagnon pour Ottawa, Matte devrait réaliser son souhait en 2019.

Choix de cinquième tour en 2017, Zach Annen a été repêché comme centre et est un autre candidat au poste de partant la saison prochaine.

«Le plus important pour moi, c'est de ne pas sentir que je prends la place d'un jeune centre qui pourrait connaître une carrière de 10 ou 15 ans. Je ne veux pas sentir que l'équipe m'accorde un traitement de faveur parce que je suis un vétéran de plus de 10 ans», a dit Brodeur-Jourdain.

«L'important dans tout ça, ce n'est pas moi, c'est le succès de l'équipe. Je veux voir l'organisation de retour sur la bonne voie.»

De bonnes embauches

Selon Brodeur-Jourdain, les Alouettes ont d'ailleurs fait un nouveau pas vers la respectabilité la semaine dernière. À défaut d'avoir réussi des coups d'éclat, Reed a semblé prendre des décisions réfléchies et judicieuses.

«Sur le marché des joueurs autonomes, l'important à mon avis c'est de s'assurer de faire signer des joueurs qui resteront productifs. Le cas des Lions de la Colombie-Britannique avec Mike Reilly en est le parfait exemple. Il a connu du succès avec plusieurs coordonnateurs offensifs dans sa carrière et il représente une valeur sûre. C'est dans un cas comme celui-là qu'on doit sortir le chéquier», croit Brodeur-Jourdain.

«C'est toujours plus risqué de procéder à des embauches majeures à d'autres positions que celle de quart-arrière parce qu'on ne sait pas si le joueur cadrera bien dans le système de jeu et avec sa nouvelle équipe. Mais je trouve qu'on semble avoir pris de bonnes décisions, notamment avec Taylor Loffler et Bo Lokombo. Les deux sont des joueurs productifs et des Canadiens, ce qui est une valeur ajoutée.»

«Ce n'est pas facile de remplacer un joueur de ligne offensive canadien, mais on peut généralement se débrouiller pour le faire. Lorsqu'il faut remplacer un secondeur intérieur comme Henoc Muamba, c'est pas mal plus compliqué. Alors Loffler et Lokombo vont nous donner de la flexibilité en défense au niveau du ratio canadien.»

Faubert-Lussier s'en vient

Reed a ajouté un autre joueur canadien à son équipe, hier, alors que la mise sous contrat de Félix Faubert-Lussier a été annoncée. Le receveur de 27 ans a signé une entente d'un an.

Choix de cinquième ronde des Tiger-Cats de Hamilton, en 2016, Faubert-Lussier a capté 14 passes pour 103 verges de gains en 27 matchs dans la LCF. L'ancien du Rouge et Or de l'Université Laval a réussi 3 plaqués sur les unités spéciales et peut également être utilisé comme botteur d'urgence. Le Québécois a effectué 2 bottés d'envoi et 3 de dégagement avec Hamilton.