Pas moins de neuf équipes ont gagné au moins 10 matchs cette saison dans la NFL, mais les Cowboys de Dallas ne font pas partie du groupe. Après un départ canon qui a fait rêver leurs partisans, les Cowboys n’ont gagné que 4 de leurs 11 derniers matchs et on ne parle plus trop de Super Bowl au Texas.

Miguel Bujold Miguel Bujold
La Presse

C’est nettement insuffisant pour une équipe aussi talentueuse. L’attaque des Cowboys est première pour les verges et cinquième pour les points. Leur défense possède assez de ressources pour être presque aussi bonne que l’attaque. Alors comment se fait-il que les Cowboys se retrouvent avec une fiche de ,500 (7-7) ?

La bonne nouvelle pour les fidèles de l’étoile bleue, c’est que les Cowboys peuvent encore sauver leur saison. S’ils réussissent à quitter Philadelphie avec une victoire, dimanche, ils obtiendront leur billet pour les éliminatoires. Ils disputeront même leur premier match du tournoi à domicile.

C’est maintenant ou jamais pour Jason Garrett. Onze ans après avoir remplacé Wade Phillips, Garrett a une fiche fort respectable de 84-66 en saison et de 2-3 dans les éliminatoires. Le problème, c’est que la plupart du temps, les saisons des Cowboys se terminent dans la déception et on a toujours l’impression qu’ils n’ont pas répondu aux attentes.

Et c’est pire cette année. Au risque de se répéter, il faut dire que les Cowboys ont l’une des cinq formations les plus talentueuses de la NFL. Arrêtons de blâmer Jerry Jones, d’ailleurs. Mieux entouré qu’à une certaine époque, le propriétaire des Cowboys a construit une très bonne équipe dans son rôle de directeur général.

En Dak Prescott, les Cowboys ont non seulement un bon quart-arrière, ils ont un meneur qui semble apprécié et respecté de ses coéquipiers. Deuxième de la ligue au chapitre des verges par la passe, Prescott est toutefois gêné par une blessure à l’épaule même s’il jouera contre les Eagles.

On sait tous comment la ligne offensive des Cowboys peut dominer un match, Ezekiel Elliott est l’un des deux ou trois meilleurs demis offensifs du circuit et le groupe de receveurs est plus qu’adéquat.

L’absence de Leighton Vander Esch, qui ratera un sixième match dimanche en raison d’une blessure au cou, a affaibli la défense, mais l’unité possède d’autres joueurs d’impact, dont le chasseur de quarts DeMarcus Lawrence et le secondeur à l’intérieur Jaylon Smith.

La question est donc de savoir si les Cowboys sont capables de gagner le « gros » match avec Garrett sur les lignes de touche. L’entraîneur aura une autre belle occasion de prouver qu’il peut être l’homme de la situation, dimanche.

PHOTO MATTHEW EMMONS, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Le quart des Eagles de Philadelphie Carson Wentz
et son entraîneur, Doug Pederson

Pederson : tout pour gagner

La saison des Eagles n’est pas plus jolie que celle des Cowboys, loin de là. Les champions de 2017 peuvent se réfugier sous l’excuse des blessures, mais il reste que le jeu de Carson Wentz n’a jamais été aussi hésitant et que celui de la défense a été entre correct et mauvais cette saison.

Mais les Eagles savent comment gagner lorsque l’enjeu est grand. C’est bien sûr en très grande partie grâce à Doug Pederson, qui n’hésite jamais à prendre des décisions risquées pour aller chercher la victoire. Certains entraîneurs ne veulent pas perdre, tandis que d’autres veulent gagner. Pederson est du deuxième groupe.

Même si les Eagles sont amochés, ce ne sera pas facile pour les Cowboys. S’il y a une certitude, c’est que les partisans des Eagles seront fin prêts à « accueillir » les ennemis venus du Texas en ce début de la période des Fêtes.

La pression repose clairement sur les Cowboys. Répondront-ils finalement aux attentes ? Tout le monde sait quel sort attendra Garrett s’il échoue une fois de plus et que son équipe rate les éliminatoires.

LES PRÉDICTIONS DE MIGUEL BUJOLD

Houston c. Tampa Bay : Houston
Buffalo c. Nouvelle-Angleterre : Nouvelle-Angleterre
Rams de Los Angeles c. San Francisco : San Francisco
Jacksonville c. Atlanta : Atlanta
La Nouvelle-Orléans c. Tennessee : La Nouvelle-Orléans
Giants de New York c. Washington : Washington
Pittsburgh c. New York (Jets) : Pittsburgh
Cincinnati c. Miami : Miami
Caroline c. Indianapolis : Indianapolis
Baltimore c. Cleveland : Baltimore
Detroit c. Denver : Denver
Dallas c. Philadelphie : Dallas
Arizona c. Seattle : Seattle
Kansas City c. Chicago : Kansas City
Green Bay c. Minnesota : Minnesota
La semaine dernière : 8-7
Total de la saison : 128-79

MATCHS À NE PAS RATER

PHILIP G. PAVELY, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Jordan Poyer

BUFFALO C. NOUVELLE-ANGLETERRE, SAMEDI, 16 h 30

Les Bills peuvent encore terminer au premier rang de la division Est de l’Américaine, mais c’est un scénario peu probable. Même s’ils battent les Patriots, samedi, puis les Jets, dimanche prochain à Buffalo, ils devront espérer que les Dolphins surprennent les Patriots à Foxborough. Afin de veiller tard en janvier, les Patriots devront obtenir une contribution notable de leur premier choix d’avril dernier, N’Keal Harry. Absent durant une bonne partie de la saison en raison d’une blessure à une cheville, l’ailier espacé n’a capté que 7 passes pour 55 verges à ses 5 premiers matchs en carrière. La défense des Bills a disputé tout un match, dimanche dernier à Pittsburgh. Il sera très intéressant de voir comment elle jouera contre Tom Brady et compagnie.

PHOTO GEOFF BURKE, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Zach Ertz

DALLAS C. PHILADELPHIE, DIMANCHE, 16 h 25

Pour remporter le championnat de leur division, les Eagles devront vaincre Dallas, dimanche, et les Giants, la semaine prochaine au New Jersey. Les Eagles ont joué leurs deux derniers matchs sans leurs trois meilleurs ailiers espacés. Les saisons d’Alshon Jeffery et de DeSean Jackson sont terminées depuis un bon moment, et on ne sait toujours pas si Nelson Agholor pourra revenir au jeu, lui qui souffre d’une blessure à un genou. Heureusement pour les Eagles, très peu d’équipes ont la chance de compter sur un duo d’ailiers rapprochés comparable à celui que forment Zach Ertz et Dallas Goedert.

PHOTO HARRISON BARDEN, USA TODAY SPORTS

Bisi Johnson (81), Stefon Diggs (14) et Brian O'Neill (75)

GREEN BAY C. MINNESOTA, LUNDI, 20 h 15

Les Packers peuvent s’assurer du titre de leur division en gagnant au Minnesota et n’auront probablement pas à se préoccuper de Dalvin Cook pour y parvenir. Le porteur de ballon des Vikings s’est blessé à une épaule, dimanche dernier, et devrait rater la rencontre de lundi soir. Parmi les cinq équipes de la Nationale qui ont un minimum de 10 victoires, les Vikings forment celle dont on parle le moins. Ils ont pourtant le deuxième différentiel de points (+ 119) de l’association après les 49ers (+ 161). S’ils trouvent le moyen de coiffer les Packers pour le titre du Nord de la Nationale et qu’ils jouent à domicile en séries, les Vikings pourraient être la carte cachée du tournoi.