La défense des Carabins de Montréal a vite montré les dents, hier soir au CEPSUM, en limitant McGill à seulement 32 verges d’attaque en première demie (- 21 au premier quart !) dans une victoire de 21-3.

Michel Marois
Michel Marois La Presse

Il a suffi de deux jeux au début du match, deux sacs du quart Dimitrios Sinodinos, pour que les Carabins se retrouvent en avance. Ils n’ont jamais été menacés par la suite.

Le secondeur Redha Kramdi a obtenu 2,5 des 6 sacs réussis par les Carabins, qui n’ont relâché leur pression qu’au dernier quart. « On n’avait pas connu notre meilleur match contre Concordia [la semaine dernière] et on voulait vraiment commencer en force, a-t-il expliqué. Ça nous a redonné notre mordant et avec des gars comme Brian [Harelimana] ou Benoît [Marion], qui ont réussi des jeux au début du match, on a vite retrouvé tous nos moyens. Cela dit, ce n’était pas encore un match parfait et il va falloir encore monter notre niveau pour bien finir la saison. »

L’entraîneur-chef Danny Maciocia a vanté la réaction de ses joueurs. « C’est leur équipe, ce sont eux qui vont sur le terrain ; nous [les entraîneurs], nous ne sommes là que pour les guider. »

Ce sont de fiers compétiteurs et ils ont montré leur caractère [hier] soir.

Danny Maciocia, entraîneur-chef des Carabins

L’attaque des Bleus n’a pas vraiment été transcendante, mais elle a fait l’essentiel, avec tout de même 289 verges de gains et un touché. Le quart Dimitri Morand a marqué le seul majeur du match sur une course de deux verges et, à défaut d’avoir accumulé des statistiques impressionnantes, il a évité les erreurs. Sa cible préférée a encore été Kevin Kaya, qui a capté huit passes pour des gains de 147 verges, et, n’eussent été quelques pénalités coûteuses, le pointage aurait été plus sévère pour les visiteurs.

Un record pour Simoneau

Le botteur Louis-Philippe Simoneau a connu un autre bon match avec quatre placements en autant de tentatives. Il a ainsi établi un nouveau record des Carabins avec 60 placements en carrière.

« Je n’étais pas vraiment au courant, c’est un caméraman qui me l’a dit avant que j’embarque pour le dernier. Je voulais vraiment l’avoir. McGill a une bonne équipe et c’était important que les trois facettes de notre équipe contribuent à cette victoire. »

Les unités spéciales des Carabins ont d’ailleurs marqué un touché, sur une feinte de placement, mais il a été annulé par une pénalité. « C’est vraiment excitant de voir ce que Byron [Archambault, l’entraîneur des unités spéciales] imagine comme jeux truqués, a souligné Simoneau. Je ne suis pas le plus rapide et j’espère toujours que ce ne sera pas moi qui aurai le ballon ! Mais ces jeux sont importants et nous en aurons besoin tôt ou tard. »

Du côté de McGill, l’entraîneur-chef Ronald Hilaire a apprécié le sursaut d’orgueil de ses joueurs au dernier quart, quand ils se sont approchés des buts adverses. « J’aurais toutefois aimé qu’ils amorcent le match de la même façon, a-t-il dit. Contre une équipe comme les Carabins, il faut jouer quatre bons quarts. Et il faut faire mieux sur la ligne offensive afin d’offrir une meilleure protection à Dimitrios [Sinodinos].

« Il nous reste deux matchs à disputer, contre Laval et Concordia, et il faudra en gagner un pour être certains d’aller en série, sinon ça dépendra des autres. »

On n’a pas le choix, il faut finir fort.

Ronald Hilaire, entraîneur-chef de McGill

Toujours invaincus cette saison (6-0), les Carabins vont terminer leur saison sur la route, à Sherbrooke la semaine prochaine, puis à Québec le 20 octobre, pour un choc contre le Rouge et Or qui devrait être déterminant pour le premier rang. De toute façon, les Carabins sont maintenant assurés d’accueillir une des deux demi-finales provinciales, le 2 novembre.

Laval veut faire mieux

Vainqueur 41-6 lors du premier duel entre les deux équipes en début de saison, le Rouge et Or de Laval espère « faire mieux », demain à Québec, contre les Stingers de Concordia. Cette semaine, lors de son point de presse hebdomadaire, l’entraîneur-chef Glen Constantin a estimé que les Stingers étaient l’équipe qui s’était le plus améliorée cette saison et que ses joueurs devraient se méfier du quart Adam Vance et du receveur de passes James Tyrrell, les meilleurs à leur position au football universitaire québécois.

C’est encore le quart recrue Thomas Bolduc qui dirigera l’attaque de Laval. Du côté des Stingers, l’entraîneur-chef Brad Collinson a simplement jugé que ses joueurs pouvaient difficilement faire pire que lors du premier match.

Demain : Concordia c. Laval, à 13 h, au stade Telus du PEPS