Trump retire l'invitation des Eagles à la Maison-Blanche

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Les Eagles de Philadelphie ont remporté le Super Bowl face aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre le 4 février dernier.

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Agence France-Presse
Washington

Donald Trump a retiré l'invitation à se rendre mardi à la Maison-Blanche transmise aux Eagles de Philadelphie, vainqueurs du dernier Super Bowl, en raison de certains joueurs qui choisissent de mettre un genou à terre pendant l'hymne national, a annoncé le président américain lundi soir.

Le président républicain est en conflit ouvert depuis des mois avec les joueurs de la NFL qui protestent ainsi contre les violences raciales aux États-Unis, ayant même été jusqu'à estimer le mois dernier que ces joueurs «ne devraient peut-être pas être dans le pays».

«Les Eagles de Philadephie ne peuvent pas venir demain avec leur équipe au complet pour être mis à l'honneur. Ils ne sont pas d'accord avec le président, car il insiste pour qu'ils se lèvent fièrement pour l'hymne national, la main sur le coeur», a déclaré Donald Trump dans un communiqué publié par la Maison-Blanche lundi soir.

Certains joueurs des Eagles avaient déjà annoncé leur refus de répondre à l'invitation du président américain, qui reçoit traditionnellement les équipes sacrées dans les quatre championnats professionnels (NFL, MLB, LNH, NBA).

«Les Eagles voulaient envoyer une délégation réduite, mais les 1000 fans qui prévoient de se rendre à l'évènement méritent mieux que ça. Ces fans sont toujours invités à la Maison-Blanche pour participer à un autre type de cérémonie, en l'honneur de notre grand pays», poursuit le communiqué.

«Tellement de mensonges...», a réagi sur Twitter un ancien joueur des Eagles, Torrey Smith. «Pas grand monde allait y aller. Personne a refusé d'y aller simplement parce que Trump "insiste" pour que les gens se lèvent pour l'hymne. Le président continue de propager cette fausse histoire selon laquelle les joueurs sont anti-soldats», a-t-il développé.

Le mouvement de protestation pendant l'hymne national avait été lancé en 2016 par l'ancien quart-arrière des 49ers de San Francisco, Colin Kaepernick, qui voulait dénoncer la mort de plusieurs Noirs lors de leur arrestation par la police.

Il s'est développé la saison dernière lorsque des centaines de joueurs, le plus souvent afro-américains, s'étaient agenouillés pendant l'hymne avant les matchs pour protester contre les tensions raciales aux États-Unis.

La réaction de Donald Trump, qui avait traité les protestataires de «fils de pute», avait jeté de l'huile sur le feu, de nombreux joueurs expliquant alors qu'ils refuseraient de se rendre à la Maison-Blanche en cas de victoire de leur équipe.

La NFL a tranché en mai en annonçant qu'à partir de la saison prochaine les joueurs présents sur le terrain seraient obligés de rester debout pendant l'hymne sous peine d'amende. Une décision saluée par Donald Trump.




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