Le maraudeur Étienne Boulay aura mis un mois jour pour jour avant de se retrouver du travail. Et il s'est assuré de ne pas trop s'éloigner de la maison.

Mis à jour le 16 juill. 2012
Simon-Olivier Lorange LA PRESSE

L'ancien des Alouettes, libéré le 15 juin dernier par la formation montréalaise, s'est entendu hier midi avec les Argonauts de Toronto pour un contrat de deux saisons.

En route vers la Ville Reine en fin de journée, le joueur de 29 ans n'a pas caché son enthousiasme au bout du fil.

«Je suis très, très excité à l'idée de me rendre à Toronto, a-t-il dit. C'est l'une des premières équipes à avoir communiqué avec moi, et nous avons été en constantes discussions depuis. J'ai finalement jugé que la meilleure décision à prendre était d'accepter ce contrat.»

Boulay a indiqué avoir été en contact avec plusieurs équipes, notamment les Tiger-Cats de Hamilton et les Eskimos d'Edmonton.

Retrouvailles

Chez les Argos, il retrouvera des visages connus, notamment l'entraîneur-chef Scott Milanovich, qui était coordonnateur à l'attaque des Alouettes jusqu'à l'an dernier, ainsi que le coordonnateur défensif Chris Jones, lui aussi un ancien Moineau.

Son rôle précis dans la formation torontoise n'a toutefois pas encore été établi clairement. Toronto compte déjà sur deux vétérans maraudeurs en Jordan Younger et Matt Black, qui en sont respectivement à leur neuvième et à leur quatrième saison dans la LCF.

Boulay assure néanmoins ne pas s'en faire. «J'arrive dans le but de faire mes preuves, a-t-il dit. Mon but premier est d'assimiler le livre de jeux, de rencontrer mes nouveaux coéquipiers et d'assimiler leur culture du football. Je vais accepter le rôle qu'on voudra bien me donner.»

Le vétéran de six saisons dans la LCF avoue avoir trouvé l'attente un peu longue au cours des dernières semaines. Ce délai, croit-il, résulte à la fois du moment de sa libération par les Alouettes, mais aussi de craintes potentielles à l'endroit de son état de santé. Il a en effet subi une commotion cérébrale qui l'a forcé à rater une bonne partie de la saison 2011.

«J'ai été libéré au milieu du camp, alors que les équipes étaient plutôt en mode coupures qu'en mode embauche, a-t-il dit. Heureusement, j'ai eu le temps de participer à des entraînements et à un match hors concours, alors j'ai pu montrer que ma tête allait bien, que je pouvais faire des plaqués.»

Le public québécois ne devrait pas trop attendre avant de revoir Boulay au stade Percival-Molson, puisque les Argonauts seront à Montréal le 27 juillet prochain.

«Je mentirais si je disais que je n'ai pas regardé le calendrier, s'est-il esclaffé. Ça va être quelque chose de spécial, mais je ne garde aucune amertume envers les Alouettes. Je tourne la page. Je veux maintenant me concentrer sur notre match contre Winnipeg mercredi.»