C'est devant une foule de 25 012 spectateurs que les Alouettes ont célébré l'ouverture du stade McGill rénové avec une victoire de 37-14 aux dépens des Tiger-Cats de Hamilton pour se hisser seuls au premier rang de la division Est avec une fiche de trois victoires et un seul revers.

Pierre Ladouceur LA PRESSE

Les hommes de Marc Trestman ont maintenant connu les joies de la victoire à leurs dix derniers matches à domicile, eux qui ont signé un dixième gain à leurs 11 dernières rencontres face aux Tiger-Cats.

«Les amateurs sont silencieux lorsque l'attaque est sur le terrain, mais ils sont très bruyants lorsque l'adversaire est en attaque. Cela représente un avantage pour notre défensive», a raconté Anthony Calvillo.

Les Alouettes ont pu poursuivre leur séquence victorieuse grâce à la précision de leur botteur Damon Duval, auteur de sept placements et un simple. Duval a ainsi égalé la marque d'équipe établie par Terry Baker en 1998 et 2000.

«J'ai raté un placement de 53 verges qui m'aurait permis d'égaler le record de la Ligue canadienne. Mais je suis fier de ma prestation surtout que les choses n'avaient pas fonctionné rondement lors des trois premiers matches de la saison», a précisé Duval.

Il faut également souligner la prestation de la défense des Alouettes qui a constamment permis à l'attaque d'entreprendre des séquences avec une position favorable sur le terrain.

«La défense a joué un match superbe et on n'a pas profité de nos occasions, surtout en début de match. Cette disette de touché est inquiétante même si on a pu corriger la situation en fin de match», a admis Calvillo.

À coups de pieds

Les Alouettes ont pourtant promis de belles choses à cette salle comble lors des trois premiers jeux du match : un retour de 30 verges de Tim Maypray suivi de passes de 41 et 16 verges de Calvillo à Brian Bratton et Kerry Watkins. Mais cette poussée de quatre jeux et 57 verges s'est soldé par un placement de 27 verges de Duval. À leur possession suivante, les Alouettes ont franchi 15 verges en quatre jeux pour permettre à Duval de réussir un long placement de 47 verges.

Puis, ce sont les Tiger-Cats qui ont connu de bons moments qui ont valu un placement de 19 verges de Sandro DeAngelis. Mais le botteur du Hamilton a été incapable d'égaler la marque en ratant la cible d'une distance de 34 verges.

Le deuxième quart a été à l'image du premier puisque les équipes se sont échangées des placements de 28 verges. Duval a toutefois ajouté un long simple de 74 verges pour porter la marque à 10-6.

«À ce stade-là du match, on aurait du avoir une avance confortable. Il faut améliorer notre jeu en attaque sinon cela finira par nous jouer des tours», a précisé Calvillo.

Que s'est-il dit dans les vestiaires à la mi-temps? Peu importe! On a en effet eu droit au même scénario en début de troisième quart alors que les Alouettes ont porté la marque à 13-6 grâce à un placement de Duval de 45 verges à la suite d'une séquence en attaque de six jeux pour 25 verges.

Puis, le quart visiteur Kevin Glenn a été victime d'un échappé recouvert par Ramon Guzman à la ligne de 22 verges. Mais, l'attaque des Alouettes s'est encore une fois contentée d'un placement de 24 verges de Duval. Et, cela a été la même chose à la suite du botté bloqué et recouvré par Michael Giffin. Encore une fois, cela s'est soldé par un placement de Duval, sur une distance de 21 verges.

Finalement, au quatrième quart, les Alouettes ont dominé les visiteurs et ils en ont profité pour réussir leur premier touché depuis le quatrième quart à Edmonton. Et, c'est Watkins, auteur du touché contre les Eskimos qui a mis fin à cette longue disette en captant une passe de 32 verges de Calvillo. La transformation de deux points a porté la marque à 27-6. Duval a ensuite complété sa soirée de travail avec un placement de 45 verges, son septième du match.

Les Tiger Cats ont eu un soubresaut en fin de match avec un touché d'Arland Bruce sur une passe de Quinton Porter suivi avec une transformation de deux points. C'était trop peu, trop tard! Surtout que les Alouettes ont ajouté l'insulte à l'injure avec un touché en fin de match, celui de Kerry Carter.