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Steelers-Ravens: une fin qui fait sourciller

Mike Tomlin... (Photo: Reuters)

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Mike Tomlin

Photo: Reuters

Il faut maintenant prendre les Steelers de Pittsburgh au sérieux.

Avec deux matchs à jouer en saison, les hommes en jaune et noir ont presque survécu à ce calendrier d'enfer qui les attendait au tournant. Plus qu'un autre match difficile à l'horaire - dimanche prochain au Tennessee - et les Steelers pourront se mettre à penser aux séries.

Ces Steelers sont étonnants. Hier, ils sont allés à Baltimore pour surprendre une équipe qui a dominé pendant presque 60 minutes, un peu à la manière des Cowboys il y a une semaine. Encore une fois, les Steelers ont trouvé une façon de voler le match en l'emportant par la marque de 13-9. Ce n'était pas très beau, ce n'était surtout pas spectaculaire, mais les Steelers se retrouvent quand même ce matin avec une fiche de 11-3.

 

Le poète qui a inventé l'expression winning ugly devait avoir les Steelers en tête. À chaque semaine, on a l'impression que ces gars-là inventent une nouvelle façon de triompher. En gros, disons que les Steelers gagnent quand leur défense ne laisse rien passer, et quand leur quart n'essaie pas de se prendre pour Peyton Manning. Face aux Ravens, gros Ben a été correct (22 en 40, 246 verges de gains, une passe de touché), et il a fait les jeux quand ça comptait à la fin.

La fin? Ah oui, la fin. Mettons qu'on va en parler longtemps. Parce que le touché de la victoire, celui du receveur Santonio Holmes (sur une passe de quatre verges de gros Ben), n'a pas manqué de controverse. Sur le coup, les arbitres ont signifié que le joueur des Steelers avait été arrêté avant la zone des buts, mais après consultation de la reprise vidéo, la décision a été renversée. Au grand étonnement de l'entraîneur des Ravens, John Harbaugh, qui a lancé quelques «no way!» aux arbitres, probablement parce que les adjoints d'en haut venaient de lui dire que les reprises n'étaient pas concluantes.

Alors, il était bon ou pas, ce touché? Dur à dire, puisque les reprises diffusées par le réseau CBS n'étaient pas concluantes, justement. D'où la controverse: pour renverser une décision, les arbitres ont besoin d'une reprise concluante. Le règlement est très clair à ce sujet. Et hier, il n'y avait pas de reprise concluante. Pas une. Mais les arbitres ont renversé la décision initiale quand même.

Y'a pas que les Lions de Detroit qui connaissent une saison difficile. Les arbitres aussi.

Les Jets n'ont impressionné personne avec cette victoire de 31-27 sur les Bills de Buffalo. Les Jets étaient à la maison, ils avaient devant eux une équipe qui ne demandait qu'à recevoir une fessée, et ils ont répondu avec une performance que je qualifierais de plutôt poche.

Le pire, c'est qu'ils ont eu besoin d'un touché défensif, avec 1:54 à jouer, pour battre les pauvres Bills. C'est un échappé du quart des Bills, l'excellent J.P. Losman, qui a permis aux Jets de se sauver avec la victoire.

Les Jets ont été si nuls qu'ils ont laissé le ballon aux visiteurs pendant 35 minutes. Brett Favre, qui a récemment été critiqué par le receveur Laveranues Coles (un autre qui trouve qu'on ne lui lance pas le ballon assez souvent), a offert deux interceptions aux Bills.

Je sais bien qu'il avait été question d'un Super Bowl New York-New York tout récemment, mais aujourd'hui en tout cas, le voyage des Jets vers Tampa me semble pour le moins compromis. C'est fou comme ça change vite dans cette ligue...

Ça y est, les Redskins de Washington peuvent penser à leurs vacances. Ces messieurs ont trouvé le moyen d'aller perdre contre cette puissance qu'est l'équipe de Cincinnati, une défaite de 20-13 qui fait mal de bien des façons. Après avoir commencé la saison à 6-2, les Redskins vont être chanceux de finir avec une moyenne de ,500.

Les ennuis des Redskins ont commencé avec ceux de Clinton Portis, leur meilleur joueur. Quand Portis s'est mis à manquer d'essence, c'est toute l'équipe qui s'est mise à couler avec lui.

Dans le cas de Portis, on a évoqué des problèmes de santé, mais j'ai comme l'impression qu'il y a d'autres problèmes. De toute évidence, Portis et l'entraîneur Jim Zorn ne passent pas beaucoup de temps à fraterniser autour de la machine à café. Et quand le joueur vedette et le coach ne peuvent se sentir, ce n'est jamais bon pour l'ambiance.

Encore une fois, les Skins déçoivent en fin de parcours. Décidément, ils en font une habitude.

 




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