Confiné à la maison la semaine dernière après un test positif à la COVID-19, Hugo Houle a finalement appris qu’il ferait le Tour de France à partir de samedi, à Nice.

Simon Drouin
Simon Drouin La Presse

« C’est une très bonne nouvelle », a réagi lundi matin le cycliste d’Astana, qui ne prévoyait pas disputer son deuxième Tour avant même d’être déclaré positif à la COVID-19. « Ce n’était pas le plan de départ, mais je savais que j’étais dans les réservistes. Ils ont finalement décidé de me sélectionner. C’est une belle marque de confiance. »

Faux positif

Houle, qui prendra part à sa deuxième Grande Boucle après son baptême en 2019, a passé deux tests au nouveau coronavirus la semaine dernière, qui se sont révélés négatifs. Un examen sérologique mené vendredi a également révélé que son organisme ne contenait aucune trace d’anticorps contre la maladie.

Dans le fond, je n’ai jamais eu la COVID-19 si on se fie au test sérologique. J’ai eu un test PCR positif. Je ne sais donc pas trop comment interpréter ça. Je suis en santé et 100 % prêt à courir.

Hugo Houle

Le natif de Sainte-Perpétue s’est également soumis à une batterie d’évaluations (échographie cardiaque, Vo2 max) dont les valeurs ont démontré qu’il était en excellente condition physique.

« J’attaque le Tour de France pleinement reposé », a-t-il indiqué de Monaco, où il réside. « Ça risque d’être un atout parce que ce sera très difficile cette année. Je suis en bonne forme, mais beaucoup plus frais et moins entamé que l’année dernière. J’avais vécu beaucoup de stress et j’étais plus fatigué. On avait eu un gros Dauphiné avec [Jakob] Fuglsang qui a gagné. Les valeurs sont aussi bonnes, mais je suis beaucoup plus reposé. J’espère que ça va payer dans la deuxième et la troisième semaine. »

Tour d’Italie

Peu avant la relance du calendrier professionnel, au début du mois, Houle avait d’abord opté pour le Tour d’Italie, où il doit épauler son chef de file danois, Fuglsang, en octobre. Le plan tient toujours, si tout se passe bien au sortir du Tour de France.

Cet enchaînement de deux grands tours, à moins de deux semaines d’écart, ne l’effraie pas. « On va y aller un à la fois ! J’ai quand même quelques années d’expérience. Des gars un peu plus vieux le font régulièrement. Dans le passé, j’ai souvent fait des enchaînements de compétitions qui n’avaient pas toujours de sens. J’ai été capable de passer au travers. »

Ce deuxième Tour de France inattendu, qui s’est confirmé tôt lundi matin, est donc un boni pour le cycliste de 29 ans.

Je suis très heureux. C’est toujours un honneur d’être sélectionné pour le Tour. On sait comment c’est dur d’avoir sa place.

Hugo Houle

« En plus, c’est une année spéciale. Pendant deux semaines, j’étais confiné sur mon divan et je regardais tout le monde courir ! Je suis content de pouvoir être là. Je veux profiter de ma condition physique. J’ai été sérieux et très professionnel durant les trois, quatre mois du confinement. Je veux essayer de montrer les progrès que j’ai faits cette année. »

Houle rejoindra ses coéquipiers, presque tous hispanophones, en vue du grand départ de mercredi à Nice, où il a ses habitudes d’entraînement. Astana a des visées au classement général avec le Colombien Miguel Ángel López, cinquième du récent Critérium du Dauphiné et qui est monté sur le podium du Giro et de la Vuelta en 2018.

D’ici là, Houle profitera de la compagnie de sa copine pour quelques jours. Elle a dû retarder d’une semaine son retour en Europe pour se prémunir de la contagion possible de son conjoint, qui avait apparemment la COVID-19.

Par ailleurs, l’équipe française Groupama-FDJ n’a toujours pas dévoilé sa sélection définitive pour le Tour. Antoine Duchesne, grand ami de Houle, espérait en faire partie malgré son coup d’arrêt pour maladie il y a 10 jours au Dauphiné.

Tour de France 2020 : 3484 km répartis sur 21 étapes

29 août : 1re étape Nice Moyen Pays-Nice, 156 km

30 août : 2e étape Nice Haut Pays-Nice, 186 km

31 août : 3e étape Nice-Sisteron, 198 km

1er septembre : 4e étape Sisteron–Orcières-Merlette, 160,5 km

2 septembre : 5e étape Gap-Privas, 183 km

3 septembre : 6e étape Le Teil-Mont Aigoual, 191 km

4 septembre : 7e étape Millau-Lavaur, 168 km

5 septembre : 8e étape Cazères-sur-Garonne–Loudenvielle, 141 km

6 septembre : 9e étape Pau-Laruns, 153 km

7 septembre : repos en Charente-Maritime

8 septembre : 10e étape Île d’Oléron-Île de Ré, 168,5 km

9 septembre : 11e étape Châtellaillon-Plage–Poitiers, 167,5 km

10 septembre : 12e étape Chauvigny-Sarran Corrèze, 218 km

11 septembre : 13e étape Châtel-Guyon–Puy Mary Cantal, 191,5 km

12 septembre : 14e étape Clermont-Ferrand–Lyon, 194 km

13 septembre : 15e étape Lyon-Grand Colombier, 174,5 km

14 septembre : repos en Isère

15 septembre : 16e étape La Tour-du-Pin–Villard-de-Lans, 164 km

16 septembre : 17e étape Grenoble-Méribel Col de la Loze, 170 km

17 septembre : 18e étape Méribel–La Roche-sur-Foron, 175 km

18 septembre : 19e étape Bourg-en-Bresse–Champagnole, 166,5 km

19 septembre : 20e étape Lure-La Planche des Belles Filles, 36,2 km (contre-la-montre individuel)

20 septembre : 21e étape Mantes-la-Jolie–Paris Champs-Élysées, 122 km