Le report du Tour de France menace la présentation des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal.

Simon Drouin Simon Drouin
La Presse

Selon un article publié mardi par le Dauphiné Libéré, le Tour sera disputé du 29 août au 20 septembre. Si ces dates sont confirmées, elles entreront directement en concurrence avec les GP de Québec et Montréal, prévus les 11 et 13 septembre.

Une telle situation compromettrait carrément la tenue des courses québécoises du circuit World Tour, qui ont souligné leur 10e anniversaire à la fin de l’été dernier.

« Si le Tour de France est en même temps que nous, les retombées médiatiques [moindres], la participation des [meilleurs] athlètes, tout ça, ça va détruire 10 ans d’efforts pour faire partie des grands événements, a constaté mardi le président des GPCQM, Serge Arsenault. Nous aurons donc une décision à prendre demain [mercredi]. »

PHOTO ÉRICK LABBÉ, ARCHIVES LE SOLEIL

Serge Arsenault

Avant de se prononcer de façon définitive, M. Arsenault veut attendre de connaître la position de l’Union cycliste internationale, qui doit se réunir mercredi pour remodeler son calendrier.

L’organisateur rappelle que « le Tour est indispensable pour la santé du cyclisme mondial ».

Il refuse de tenir des épreuves qui n’auraient pas la même envergure. « Ce ne serait pas à la hauteur de ce qu’on veut faire pour les 50 prochaines années. […] Je dois être respectueux des partenaires publics et privés qui nous ont accompagnés depuis le début. »

Un report de quelques semaines des GPCQM ne serait pas réaliste en raison de la météo et de la congestion à prévoir au calendrier international « qui a explosé », a souligné M.  Arsenault.

Si les frontières avec les États-Unis s’ouvrent, il n’écarte cependant pas l’idée de présenter des courses de moindre envergure et qui pourraient comprendre un volet féminin.

« Je comprends la nécessité que le Tour de France soit tenu. Si ça tombe dans mes dates, ce sera une deuxième pandémie pour moi, que je devrai gérer. »