«J'espère juste que la malchance va finir par me lâcher», soupirait Jacques Villeneuve, hier, en début de soirée.

Réjean Tremblay LA PRESSE

Patrick Carpentier et lui n'ont pu se qualifier hier pour le Daytona 500 et auront une dernière chance de se reprendre jeudi dans les deux courses de qualification. «Il va falloir que je termine parmi les deux premiers de ceux qui ne sont pas qualifiés d'office. Mais ça devrait aller», de dire Villeneuve.

 

Bien honnêtement, Jacques avait la voix plutôt abattue. Il doit tenter de se qualifier à tout prix pour le 50e anniversaire du Daytona 500, la course phare en Nascar, et oeuvrer à fond pour conclure une entente avec les commanditaires dont il a besoin pour courir toute la saison.

 

Villeneuve espérait fortement en arriver à une entente avec CGI, la multinationale en services informatiques basée à Montréal et fondée par Serge Godin. La voiture était déjà peinte rouge pour accueillir le signe de CGI. M. Godin devait consacrer quelques heures de sa journée de lundi pour étudier une dernière fois le dossier mais il semble que la réponse est déjà tombée, hier. Ce sera pour une autre fois.

 

Heureusement, Villeneuve et ceux qui l'aident ont encore des pourparlers avec des compagnies canadiennes faisant affaires aux États-Unis et au Canada. «Je suis confiant mais j'avoue que j'ai hâte que tout soit signé», a ajouté Villeneuve.

 

Si j'avais un petit conseil à donner, ce serait d'appeler au Grand Prix du Canada et de demander à parler à Normand Legault. C'est fou comment il connaît du monde.

 

//////////////////

 

Et c'était quoi cette malchance?

 

«Je partais parmi les premiers. Le vent était assez fort et j'ai subi une bonne bourrasque dans le premier virage. La voiture a mal réagi. Par la suite, le vent est tombé et la piste est devenue plus rapide», de dire Villeneuve.

 

Effectivement, le réseau Fox, qui télévisait en direct ces qualifications, montrait que la vitesse du vent a diminuée de moitié après le passage de Patrick Carpentier. Carpentier et Villeneuve, qui ont terminé 11e et 17e, ont bien fait dans les circonstances. Mais ce n'était pas assez. Les règles du Daytona 500 sont très spéciales. Il y a 35 pilotes qualifiés à cause de leur rendement de la saison dernière et tous les autres se battent pour quelques places restantes. Carpentier et Villeneuve ont terminé premier et deuxième chez les recrues mais d'autres laissés-pour-compte ont fait mieux qu'eux dans les dernières heures de ces qualifs.

 

Jeudi soir, on va prendre les 60 pilotes qui veulent être du départ et on va les diviser en deux groupes d'une trentaine. Villeneuve et Carpentier, malheureusement dans le même groupe, devront terminer premier ou deuxième de ceux qui ne sont pas déjà qualifiés. Grosse, grosse commande.

 

Au moins, Patrick Carpentier n'a pas à se soucier de trouver des commanditaires. Il peut se concentrer sur son pilotage. Pour Villeneuve, c'est beaucoup plus compliqué.

 

Presque trop compliqué.

Le Canadien... Les séries avant tout

Le Canadien a disputé un bien mauvais match, samedi, contre les Sénateurs d'Ottawa. En fait, quand on consulte le classement des équipes, on se dit que la Flanelle ferait bien mieux de se concentrer sur une place en séries éliminatoires et de ne pas se laisser distraire par les chimères de la première position.

 

Mettons que le sommet, comme le dit si bien Guy Carbonneau, ça ne presse pas pour cette année. Et puis, soyons francs, la défaite contre Ottawa va permettre à Carbo de poser quelques questions.

 

- Comment se fait-il que Cristobal Huet ait été si impérial (neuf victoires) pendant le séjour de Carey Price à Hamilton et qu'il semble hésitant avec le jeunot sur le banc? Supporterait-il mal la pression de l'interne? Aussi bien le savoir tout de suite avant le sprint final de la saison et les séries.

 

- Et ne serait-il pas temps de se dénicher un joueur de centre parmi les jeunes de l'équipe pour permettre à Saku Koivu d'évoluer sur un troisième trio? Andrei Kostiysyn est assez jeune pour apprendre et il a vitesse et bonne vision du jeu. Mais là, on risque de démolir le meilleur trio de l'équipe, je sais...

 

- Et cette équipe devient-elle si démunie quand Roman Hamrlik est absent? Si oui, va falloir faire des prières au bon Saint-Joseph pour que le Tchèque reste en santé jusqu'au mois de juin.

 

- Et Carbo va-t-il avoir le temps de se rendre à Chicoutimi, le 17 mars, pour rencontrer les membres du comité de sélection pour la présentation de la Coupe Memorial? Coach, c'est un sideline. Président des Saguenéens, c'est la vraie job.