Fernando Alonso et Felipe Massa (Ferrari), mais aussi Sebastian Vettel (Red Bull), qui ont déjà utilisé six moteurs neufs sur huit blocs alloués pour toute la saison, vont devoir éviter les surrégimes sur le circuit de Spa, dimanche au Grand Prix de Belgique.

AGENCE FRANCE-PRESSE

L'Espagnol, actuellement 5e du championnat à 20 points du leader Mark Webber, avait déjà cassé deux moteurs en moins de quatre week-ends, dès le début de la saison, l'un en course, en Malaisie, et l'autre aux essais libres du Grand Prix de Chine.

Depuis, il a été rejoint à la 2e place de ce classement peu enviable par son coéquipier Massa et par le jeune Vettel, qui a déjà signé 7 pole positions en 12 courses mais a utilisé six blocs neufs, comme Alonso, soit un de moins que son coéquipier australien Mark Webber.

Le leader des casses moteurs 2010 est un autre Espagnol, Pedro de la Rosa, qui en est à sept moteurs neufs sur sa Sauber... à moteur Ferrari. Un autre pilote en est à six (comme Alonso, Massa et Vettel), le Brésilien Bruno Senna, neveu d'Ayrton, mais son Hispania-Cosworth est abonnée au fond de grille.

Tous les autres pilotes en sont à cinq moteurs neufs utilisés en 12 manches du championnat, sur huit moteurs maximum, une mesure destinée à réduire les coûts. Il reste sept Grands Prix à courir d'ici la fin de la saison, en comptant le GP de Belgique dimanche.

Le quota de moteurs neufs ne concerne pas les essais libres du vendredi, pour lequel les écuries ont pris l'habitude d'utiliser des vieux moteurs. Alonso avait d'ailleurs cassé aussi un moteur à Bahreïn, pendant les essais libres.

Au delà du quota de huit moteurs, tout changement de moteur provoquera une rétrogradation de dix places sur la grille de départ du Grand Prix suivant.