Felipe Massa a dû penser que le ciel allait lui tombait sur la tête, hier.

Pierre-Marc Durivage
Pierre-Marc Durivage LA PRESSE

Le pilote de Ferrari a connu une journée horrible, selon ses propres dires. Il a d'abord été victime d'un accrochage dans le premier virage, si bien qu'il a dû rentrer pour changer le museau de sa monoplace, hypothéquant sérieusement ses chances des succès.

 

Malgré cela, il a montré de quel bois il se chauffait en multipliant les dépassements, à tel point qu'il était sur le point de revenir dans les points quand Michael Schumacher s'est rabattu sur lui au bout de la ligne droite du Casino au 62e tour.

 

Les commissaires de piste ont d'ailleurs étudié la reprise pour déterminer s'ils devaient sévir contre Schumacher, mais ils ont jugé qu'il s'agissait d'un incident de course.

 

N'empêche que Massa a dû se présenter aux puits pour changer une deuxième fois de museau. Inutile de dire que sa course était foutue.

 

«Tout est arrivé aujourd'hui, mais malheureusement rien de positif, a dit un Massa débiné. Au départ, on peut parler d'un accident de course. J'avais une voiture à ma droite et une autre à ma gauche, je me suis fait toucher, j'ai heurté la suivante et je suis resté pris avec Liuzzi. À la fin, j'ai freiné tard, la voiture devant moi (Schumacher) a bougé un peu sur la gauche et on s'est accrochés.»

 

«Felipe est particulièrement malchanceux à Montréal, a renchéri le directeur sportif de Ferrari, Stefano Domecali. Ça n'arrive pas souvent qu'un pilote doive faire changer son aileron à la suite de deux accidents dont il n'est pas responsable.»

 

Au moins, Massa peut se consoler en repassant dans sa tête les nombreux dépassements qu'il a réussis, notamment contre Liuzzi, Adrian Sutil et Nico Hulkenberg, pour ne nommer que ceux-là. «Il n'y a pas de doute, la voiture était meilleure ici qu'en Turquie, alors ça promet pour Valence», a conclu Massa.