Des dirigeants de l'écurie de Formule 1 McLaren ont été entendus par les enquêteurs italiens dans le cadre de l'affaire d'espionnage au préjudice de Ferrari qui a marqué la saison 2007, a annoncé jeudi l'équipe britannique.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Si l'enquête de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) est close d'un point de vue sportif, des enquêtes judiciaires sont toujours en cours en Italie et une instruction civile continue également en Angleterre.

L'homme au cœur de l'affaire, Nigel Stepney, licencié par Ferrari où il était ingénieur en chef et qui a, selon l'accusation, communiqué des informations à Mike Coughlan, designer en chef de McLaren, a ainsi été interrogé la semaine dernière par le procureur Giuseppe Tibis de Modène (nord de l'Italie).

McLaren laisse entendre dans son communiqué que ses principaux dirigeants, dont Ron Dennis et le directeur exécutif, Martin Whitmarsh, ont été entendus chez eux.

«McLaren a poursuivi jeudi sa coopération avec le magistrat de Modène chargé de l'enquête», indiqué le communiqué de l'écurie basée à Woking (Surrey, sud-ouest de Londres).

«Dans ce cadre, la police du Surrey a accompagné les enquêteurs italiens au domicile de plusieurs cadres et au centre technologique de McLaren. (...) Ces actions, qui entrent dans le cadre de la procédure judiciaire normale, ont reçu le soutien de l'écurie McLaren».

L'an dernier, McLaren avait été condamnée à une amende record de 100 millions de dollars (62 millions d'euros) et privée de ses points pour le titre mondial des constructeurs par la FIA pour avoir bénéficié d'informations obtenues frauduleusement sur l'écurie italienne.

Cette sanction faisait suite à la découverte d'un dossier de 780 pages sur Ferrari au domicile de Mike Coughlan.