«C'est très différent des camionnettes Craftsman, a dit Villeneuve quand il a été joint au téléphone par La Presse. Ça va moins vite en courbe mais plus vite en ligne droite. C'est très important d'avoir des réglages bien précis car, en dehors de la bonne fenêtre, ça devient pénible à piloter.»

Pierre-Marc Durivage
Pierre-Marc Durivage

«C'est très différent des camionnettes Craftsman, a dit Villeneuve quand il a été joint au téléphone par La Presse. Ça va moins vite en courbe mais plus vite en ligne droite. C'est très important d'avoir des réglages bien précis car, en dehors de la bonne fenêtre, ça devient pénible à piloter.»

Villeneuve a reconnu que la période d'adaptation avait été plus longue au volant de la nouvelle voiture de la série Nextel que dans le baquet de la camionnette Toyota qu'il a essayée la semaine dernière au Chicagoland Speedway.

«Avec le camion, on entre dans les virages à fond, a expliqué Villeneuve. Avec la Car of Tomorrow, on doit freiner, d'autant plus que l'empattement est plus long sur le camion, ce qui favorise sa tenue de route. La voiture demande davantage de la part du pilote.

«La suspension est différente aussi, les ressorts sont plus courts, ils touchent rapidement au fond en courbe, ça rend la vie difficile au pneu avant droit», a-t-il poursuivi.

N'empêche que les gens de chez Bill Davis Racing ont choisi de faire courir Villeneuve surtout en camionnette Craftsman notamment à cause du fait qu'elle a de nombreuses similitudes avec la Voiture de demain, particulièrement au niveau de l'aérodynamisme. Mais ça reste deux voitures de course différentes - la COT a 100 chevaux de plus sous le capot - et Villeneuve a admis que passer de l'une à l'autre pourrait s'avérer une gymnastique plus compliquée que prévue.

Il reste néanmoins très satisfait de sa journée d'hier. «Je suis très content. À la fin, ça marchait vraiment bien, a-t-il dit. L'autre équipe (celle de David Green) m'a donné un vieux train de pneus déjà utilisé pendant une quarantaine de tours et j'ai aussitôt réussi à gagner plusieurs dixièmes. Au départ, on travaillait avec des pneus plus durs, plus difficiles à monter en température. C'était donc très difficile d'établir des comparaisons.»

Aujourd'hui, Villeneuve reprend le volant pour des tests d'arrêts au puits, sur les terrains de l'usine de Bill Davis Racing, en Caroline du Nord. Et, si tout va comme prévu, il va poursuivre son apprentissage au volant de la Camry de BDR lundi et mardi prochains, sur le super-ovale de Talladega, en Alabama. Il doit toutefois recevoir le feu vert de NASCAR, ce qui devrait être chose faite aujourd'hui même.

Aussi, le pilote québécois ne se rendra pas à Richmond en fin de semaine pour assister aux courses de série Busch et Nextel. Il doit plutôt passer chez le médecin pour subir quelques examens de routine.