En quelques semaines, au fil des Grands Prix et des podiums, le Britannique s’est forgé une réputation et une popularité digne des plus grands. Il faut admettre que son talent s’avère peu commun, puisqu’il a réussi l’exploit de terminer sur le podium lors de chacune des cinq premières manches du championnat. Ce n’était jamais arrivé dans l’histoire de la Formule 1.

Luc Domenjoz COLLABORATION SPéCIALE

En quelques semaines, au fil des Grands Prix et des podiums, le Britannique s’est forgé une réputation et une popularité digne des plus grands. Il faut admettre que son talent s’avère peu commun, puisqu’il a réussi l’exploit de terminer sur le podium lors de chacune des cinq premières manches du championnat. Ce n’était jamais arrivé dans l’histoire de la Formule 1.

Posé et calme

Mais Lewis Hamilton n’est pas seulement terriblement doué. Il est aussi exceptionnellement posé et calme. Il ne commet pratiquement pas d’erreur – mise à part une petite sortie de route à Monaco, lors des essais, il y a deux semaines –, et peut faire face sans sourciller à une meute de journalistes et de caméras après les courses.

Son coéquipier, Fernando Alonso, est réputé comme l’un des pilotes de Formule 1 les plus rapides du moment. Le principal exploit de Hamilton est donc de faire aussi bien que lui, voir mieux lors de plusieurs séances d’essais.

Jusqu’ici, cette saison, il connaissait tous les circuits visités – Melbourne mis à part – pour y avoir tourné en essais privés. À Montréal, pour la première fois depuis le Grand Prix d’Australie, il se retrouvera face à un tracé sur lequel il n’a jamais tourné. «Je n’ai encore jamais piloté sur le circuit Gilles-Villeneuve, et je n’ai même jamais mis les pieds au Canada, admet-il. Mais je me réjouis de me trouver sur cette piste. Il semble que ce soit un superbe circuit pour courir, grâce à ses nombreux endroits pour doubler.»

Sur le simulateur

Si le jeune Britannique n’a encore jamais foulé l’asphalte du circuit montréalais, il le connaît néanmoins déjà par cœur : il y a couvert des dizaines de tours sur le simulateur extrêmement sophistiqué mis au point par l’écurie McLaren. «Oui, je me suis beaucoup préparé avec mes ingénieurs, depuis le McLaren Technology Centre, en vue de Montréal et d’Indianapolis.

 

«Mais évidemment, rien ne remplace la réalité de la piste. C’est pourquoi, pendant mes premiers tours de roue, vendredi, je vais me concentrer sur les particularités du circuit : ses longues lignes droites, ses freinages appuyés, et le manque d’adhérence du revêtement…»

Sa constance et son talent feront le reste. Pour l’équipe McLaren, le Grand Prix de Monaco, il y a deux semaines, s’est conclu par le doublé des monoplaces numérotées 1 et 2.

Ne manque qu’une victoire

Du coup, Hamilton ne peut qu’espérer un bon résultat dimanche, même si la concurrence des Ferrari sera rude. «Pour l’instant, nous sommes en tête des deux championnats du monde (pilotes et constructeurs) avant d’attaquer ces deux courses nord-américaines, poursuit-il. C’est idéal. Je ne tiens plus en place, je suis vraiment impatient de reprendre la piste et de me concentrer sur la course.»

Il ne manque désormais plus qu’une victoire pour parfaire le bonheur de Lewis. Et pourquoi pas dimanche, sur le circuit Gilles Villeneuve ? «Ce serait le rêve», de conclure le jeune pilote McLaren.