Un mois plus tard, le contrat était signé: l'écurie avait engagé le Québécois pour deux ans, soit les saisons 2005 et 2006.

Luc Domenjoz COLLABORATION SPéCIALE

Un mois plus tard, le contrat était signé: l'écurie avait engagé le Québécois pour deux ans, soit les saisons 2005 et 2006.

La suite, on la connaît: la belle histoire d'amour a vite tourné au cauchemar avant de finir en divorce, juste avant le Grand Prix de Hongrie, l'été dernier.

Les mois ayant passé, Peter Sauber avoue maintenant qu'il a eu tort d'engager Villeneuve. «Je ne pense pas que c'était un échec, ce ne serait pas le bon terme, explique l'ex-patron de l'écurie BMW-Sauber. Mais je ne le referais pas. Disons qu'engager Jacques n'était pas une bonne idée.»

À l'époque, d'autres options s'offraient au Suisse. «Avec le recul, il est facile de se rendre compte qu'il aurait mieux valu s'engager dans une autre voie. J'aurais nettement mieux fait de prendre un deuxième jeune pilote pour épauler Felipe Massa, qui débutait. Mais à l'époque, je voulais quelqu'un d'expérience. Il y avait trois alternatives: David Coulthard, Jacques Villeneuve et Olivier Panis. David m'avait approché pour m'offrir ses services. Je l'aime beaucoup sur un plan personnel, mais il avait toujours été numéro 2 chez McLaren, et ça ne parlait pas en sa faveur. Quant à Olivier, il était en fin de carrière. Restait donc Jacques... Sur le moment, c'était lui qui offrait la meilleure solution pour disposer d'un pilote d'expérience à un prix raisonnable.»

Lorsque l'écurie Sauber fut rachetée par BMW, en juillet 2005, il était clair que la notion de prix raisonnable n'était plus un facteur pris en considération par les nouveaux dirigeants. Du coup, il n'y avait plus de place pour Jacques Villeneuve au sein de l'équipe et le Québécois fut remercié après le Grand Prix d'Allemagne.