Le Néerlandais Max Verstappen (Toro Rosso), âgé de 17 ans, s'estime toujours en «apprentissage», quatre mois après son premier Grand Prix de F1, a-t-il affirmé à l'AFP avant les essais libres du Grand Prix de Hongrie, prévu dimanche.

Publié le 24 juill. 2015
AGENCE FRANCE-PRESSE

Q: Quel bilan tirez-vous de cette première demi-saison de F1?

R: «Je retiens beaucoup de points positifs, des bonnes courses comme en Malaisie, en Chine, en Autriche. Du côté des mauvais points, il y a eu l'accident à Monaco et le tête-à-queue à Silverstone, deux Grands Prix difficiles. C'est ma première année, donc j'apprends beaucoup, dans un délai très court».

Q: Quelle est la chose la plus importante que vous avez apprise depuis le Grand Prix d'Australie?

R: «Je suis toujours dans un processus d'apprentissage. Je comprends mieux les pneus, entre les essais libres et les qualifications, et la nécessité de ne pas trop attaquer».

Q: Comment avez-vous appris que vous alliez être titulaire chez Toro Rosso?

R: «Nous étions déjà en contact avec eux depuis 2010. La saison dernière, j'étais performant (en Formule 3). Après avoir gagné six courses d'affilée, j'ai reçu un nouvel appel du Dr Helmut Marko, cette fois-ci avec une nouvelle proposition. Tout est allé très vite».

Q: Quel rôle ont joué vos parents dans cette ascension très rapide vers la F1?

R: «Mon père (Jos) est lui même un ancien pilote de F1 et ma mère a été très compétitive en karting. À la maison, tout tournait autour de la course, il était clair que j'allais aussi piloter. Mes parents sont divorcés mais quand je rentre à la maison, nous continuons à parler de course. Donc on peut dire qu'on est vraiment une famille de pilotes».

Q: Est-ce plus facile pour vous de débuter chez Toro Rosso que pour votre père chez Benetton, aux côtés de Michael Schumacher?

R: «C'est sûrement plus difficile de piloter avec un pilote plus expérimenté à ses côtés, qui peut construire l'équipe autour de lui, donc je suis vraiment heureux de ma situation actuelle. Arriver en F1, c'est très difficile, tout le monde rêve de ça. Une fois qu'on y est, tout va très vite et il faut toujours attaquer, se surpasser».

Q: Pensez-vous que vous aurez moins besoin de votre père dans les années à venir?

R: «J'espère que mon père sera toujours présent à mes côtés, car il est un bon soutien pour moi et nous avons toujours tout fait ensemble. Je suis vraiment content qu'il soit tout le temps là, donc j'espère qu'on pourra continuer comme ça».

Q: Comment réagissez-vous à ceux qui trouvent votre pilotage agressif?

R: «Mon pilotage est à la fois doux et agressif, quand il le faut, en particulier lors de dépassements. Tout le monde a sa propre façon de piloter, j'ai la mienne».

Q: Quel est votre circuit préféré?

R: «Celui de Spa-Francorchamps (où aura lieu le Grand Prix de Belgique le 23 août, ndlr). Il y a de l'espace, le dénivelé change souvent, la piste est fluide, c'est un circuit rapide où il faut conserver un maximum de vitesse. C'est aussi ma course à domicile (il est né à Hasselt, ndlr)».

Q: Que pensez-vous du circuit du Hungaroring?

R: «C'est une piste très exigeante, difficile et très étroite. Il faut faire très attention à chaque détail et la concentration est à son maximum».

Q: Que faites-vous en dehors de la F1?

R: «Ça dépend. Je ne vis pas à côté de l'usine à Faenza (Italie), mais toujours en Belgique. Je fais beaucoup d'entraînement, mais aussi de la mécanique et du karting. J'aime toujours beaucoup piloter en karting. Je passe parfois des journées entières avec mes amis sur des circuits de karting».

Q: Comment vous entendez-vous avec votre coéquipier Carlos Sainz Jr?

R: «Nous travaillons très bien, il pousse aussi la voiture à la limite, ce qui est très positif pour l'équipe. Nous sommes chacun très occupés, mais nous faisons parfois du kart ou du vélo ensemble. Toro Rosso a toujours eu des jeunes pilotes et sait comment travailler avec eux».

Q: Quel conseil donneriez-vous à ceux qui veulent suivre votre exemple?

R: «Il y a beaucoup de pilotes talentueux en karting, mais il ne faut pas seulement être rapide, il faut aussi savoir travailler très dur en dehors de la piste».

Q: Quelles sont vos ambitions pour le reste de la saison?

R: «Les mêmes qu'au début: essayer d'être régulier, constant, et marquer beaucoup de points».

- Propos recueillis par Anne-Laure Richard